Un film pour débattre
Samedi 26 avril 2008 | Publié dans Smack !
En fin d’après midi, ce fut un plaisir de fêter les 10 ans de l’ESAT (ex-CAT) « les serres de Kerneven » de la mutualité à Plomelin. J’y ai retrouvé des amis grâce auxquels ce projet, en dépit des difficultés répétées, a pu voir jour pour devenir aujourd’hui une référence, presque un modèle.
Ensuite, aux studios du Chapeau Rouge, à l’invitation de Sophie Gonidou présidente d’Autisme Cornouaille, j’ai découvert le film « Elle s’appelle Sabine » de Sandrine Bonnaire. Il s’agit à la fois d’un portrait intime et dérangeant de sa sœur et d’un documentaire dénonçant le manque de structures de soin spécialisées, fait de ce contraste entre l’avant et l’après ce qui sonne une terrible efficacité au propos.
Le point sans doute le plus polémique, qui fut, de ce fait, un moment important du débat qui suivi entre le directeur de la structure où est accueillie Sabine et des participants visiblement hospitaliers, réside dans la dénonciation des dommages irrémédiables que peut engendrer un mauvais diagnostic et un traitement inadapté, liés à la défaillance du système français. En l’espèce, la jeune femme fut placée dans un hôpital psychiatrique, puis un autre. Elle y resta cinq ans et à la sortie, elle était irrémédiablement altérée.
Je ne suis pas sûr d’avoir mieux compris ce qu’est l’autisme mais ce qui me restera c’est une impression forte : c’est incroyable qu’autant d’amour puisse passer dans des images aussi simples.


