Archive pour avril 2008

Un film pour débattre

Samedi 26 avril 2008 | Publié dans Smack !

sabine.jpgEn fin d’après midi, ce fut un plaisir de fêter les 10 ans de l’ESAT (ex-CAT) « les serres de Kerneven » de la mutualité à Plomelin. J’y ai retrouvé des amis grâce auxquels ce projet, en dépit des difficultés répétées, a pu voir jour pour devenir aujourd’hui une référence, presque un modèle.

Ensuite, aux studios du Chapeau Rouge, à l’invitation de Sophie Gonidou présidente d’Autisme Cornouaille, j’ai découvert le film « Elle s’appelle Sabine » de Sandrine Bonnaire. Il s’agit à la fois d’un portrait intime et dérangeant de sa sœur et d’un documentaire dénonçant le manque de structures de soin spécialisées, fait de ce contraste entre l’avant et l’après ce qui sonne une terrible efficacité au propos.

Le point sans doute le plus polémique, qui fut, de ce fait, un moment important du débat qui suivi entre le directeur de la structure où est accueillie Sabine et des participants visiblement hospitaliers, réside dans la dénonciation des dommages irrémédiables que peut engendrer un mauvais diagnostic et un traitement inadapté, liés à la défaillance du système français. En l’espèce, la jeune femme fut placée dans un hôpital psychiatrique, puis un autre. Elle y resta cinq ans et à la sortie, elle était irrémédiablement altérée.

Je ne suis pas sûr d’avoir mieux compris ce qu’est l’autisme mais ce qui me restera c’est une impression forte : c’est incroyable qu’autant d’amour puisse passer dans des images aussi simples.

Tendu, fermé, évasif

Vendredi 25 avril 2008 | Publié dans Clash !

file_323149_253261.jpgNicolas Sarkozy se voulait humble (même pas de montre ostentatoire), pédagogue et complet. Je l’ai trouvé cynique, tendu, fermé et évasif.

Cynique, il s’est paré des habits du candidat pour mieux passer sous silence l’échec manifeste de sa politique, imputant tous ses échecs à des facteurs exogènes (pétrole, dollar, matières premières, « subprimes ») et s’accaparant les rares bonnes nouvelles, même celles indépendantes de sa volonté…

Tendu, il a fui toutes les questions précises (prix du gaz, envol des prix de produits de première nécessité, …), énonçant quantités de contrevérités au sujet du pouvoir d’achat, confondant notamment les milliards d’euros accordés aux entreprises ou aux riches héritiers et les revenus des salariés.

Fermé, il a nié la hausse des déficits publics (+ 0,1% de PIB), de la dette (+ 40 milliards d’euros), des prix des produits de première nécessité et même l’inefficacité du paquet fiscal, imputant son rejet par les Français à une « erreur de communication ». Tous ceux dont le revenu stagne apprécieront.

Évasif, il n’a annoncé aucune mesure concrète, si ce n’est la fin de la Prime pour l’emploi qui sera littéralement « siphonnée » pour financer un hypothétique RSA.

En définitive, il a continué d’entretenir l’illusion de la rupture quand les Français vivent la réalité de la rigueur.

Débat sur les langues, le 7 mai

Jeudi 24 avril 2008 | Publié dans Blablabla...

339b874a-cd6d-11dc-ab0f-c104d2aec711.jpgLe gouvernement vient d’annoncer la tenue d’un débat sur les langues régionales dans l’hémicycle pour le 7 mai. J’attends toujours la réponse écrite au courrier que j’avais fait à Rachida Dati pour l’interpeller sur ce sujet. Ce doit être une forme d’illustration du respect qu’elle manifeste pour le Parlement…

Je lis ici ou là que ce débat est « historique ». J’avoue ne pas bien comprendre l’emploi de qualificatif. Ce n’est pas la première fois que l’Assemblée évoque, y compris en séance publique, l’avenir des langues de la République. Et rien ne dit que ce jour-là, le ministre présent, en l’occurrence Christine Albanel en charge de la culture n’annoncera quoique ce soit d’utile.

En fait ce qui risque d’être historique, c’est la déception qui découlera de son déroulement ! Mais attendons. Après tout le meilleur peut aussi être au rendez-vous et par exemple, la présentation du projet de loi « posant la reconnaissance juridique des langues régionales de France » que Nicolas Sarkozy évoquait durant la campagne présidentielle. J’avoue cependant mon scepticisme. Je n’oublie pas que François Fillon fut l’auteur, en 2005, d’une loi sur l’éducation qui a dégradé les conditions d’enseignement des langues régionales.

Déclaration de principe du PS

Mercredi 23 avril 2008 | Publié dans Clic !

ps-afp-journal-de-linternet.jpgLe PS vient de publier sa nouvelle «declaration-de-principe». Ce n’est pas un projet ou un programme politique.

Son ambition est à la fois plus modeste et plus vaste puisqu’il s’agit de déterminer les idées-forces définissant  le cadre de notre pensée politique et permettant d’éclairer le sens de notre action collective. Elle est issue d’un travail conduit au sein d’une commission présidée par Alain Bergounioux et où étaient représentées toutes les sensibilités de notre parti.

Après avoir fait l’objet d’une approbation unanime du Bureau national, elle va maintenant être soumise, le 29 mai, au vote des adhérents.

C’est une étape importante pour nous mais je doute que la presse ne se passionne pour cet exercice exigeant. Nos observateurs préfèrent continuer à commenter le « surplace » auquel se livrent nos prétendants à la fonction premier secrétaire. Sur ce sujet, je vous invite à lire le blog de Jean Christophe Cambadélis qui répond à nos camarades de la section de Guipavas animée de main de maître par Florent Gayte.