Questions sans réponse ?
Mercredi 29 août 2007 | Publié dans Blablabla...
Début aujourd’hui, à La Rochelle de l’université des élus, qui sera suivie à partir de vendredi de celle du parti. Sans ordinateur, je crains de ne pouvoir poster d’ici dimanche.
J’attends beaucoup de cette réunion. Car pour le moment, je ne lis que des constats sur la nécessité de se rénover. Chacun en est d’accord mais que masque cette intention ?
Sur les sujets qui nous gênent, nous avons tendance à penser en spirale. Nous nous élevons parfois mais nous n’avançons pas. Un tel constat découle de la place prise par les experts. Cette importation du scientisme en politique a conduit à remplacer trop souvent les choix discutables par des procédures nécessaires. Il nous faut réaffirmer le rôle de la politique : donner du sens, arrêter des choix, fixer des priorités, et pour y parvenir, commençons par faire du réel notre seule boussole.
Oui, la mondialisation est bel et bien là. Elle n’est pas encore achevée. Mais si nous devons attendre bien des mutations encore, le mouvement est, pour l’essentiel accompli, et ce n’est pas un mal en soi. Le monde a changé, et plus jamais il ne s’organisera d’abord à partir des cadres nationaux. Ceux qui aujourd’hui s’y accrochent, demain seront aphones.
Cependant, pour la maîtriser, nous devons répondre à trois questions fondamentales : quelle architecture institutionnelle ? Comment assurer la légitimité des décisions ? Comment arbitrer entre des sujets relevant de domaines différents ? Trois sujets, trois questions : l’architecture, la gouvernance, l’arbitrage.
Il fut un temps où l’Europe était un projet. Aujourd’hui elle est là, mais encalminée. Il nous faut retrouver le chemin vers notre objectif inchangé : l’Europe politique et sociale. Quel doit être notre horizon ? Conserver une Union conçue comme un espace de droit où se conjuguent les intérêts de Nations largement interdépendantes, ou avancer vers une Union de type fédéral ? Nous limiter à la dimension économique ou développer un modèle européen étendu aux divers aspects de la vie en société ? Et plus prosaïquement, qu’allons nous voter lors de la présentation du traité simplifié de Sarkozy ?
Notre société est devenue libérale. Est-ce un drame ? Oui, si on en reste aux oripeaux idéologiques. Non si une telle évolution sous-entend que chacun doit pouvoir mener sa vie comme il l’entend dans le respect des normes et des règles collectives, que la position que chacun occupe dans la société doit être potentiellement justifiée et non d’abord héritée, et que l’activité y est plus valorisée que la passivité. Avoir comme ambition collective l’harmonie, la conjugaison des efforts et le partage des responsabilité, est-ce honteux ?
Le 19 juillet dernier, le député PS Didier Mathus saisissait 
