Voeux de l’OPAC de Quimper-Cornouaille

Vœux jeudi soir à l’OPAC de Cornouaille que préside le conseiller général Georges Kergonna.

Quand il en devint pour la première fois le président, il y a quelques années Georges s’était fixé comme mission de faire sérieusement chuter la liste des personnes en attente de logements. Hélas, il fut contraint de se rendre à une triste évidence, cette mission pouvait se comparer à celles de sœurs Danaïdes, de la mythologie grecque condamnées, aux Enfers, à remplir sans fin un tonneau sans fond.

Cette année 2011 encore, en dépit des constructions nouvelles, les demandes ont augmenté de 5 %. Faut-il s’en étonner quand on veut bien se rappeler que les dépenses de logement représentent désormais un quart du budget des ménages (contre 18% en 1984) ?

Hélas la majorité sortante ne s’est guère préoccupée de ce sujet. Ainsi les subventions destinées à la réalisation de logements sociaux sont en voie d’extinction : l’Etat ne participe plus qu’à hauteur de 4 % du coût de réalisation d’un Hlm et les crédits de paiement en 2012 baissent encore de 33 % par rapport à 2011. Et depuis 2009, le budget de la Nation ne comprend plus un centime pour la lutte contre l’habitat indigne ni un centime pour la réhabilitation des logements sociaux…

On comprend dans ces conditions que ce sujet ne sera pas absent, bien au contraire, des thèmes qui seront traités dans la campagne !

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RASED, rendez vous à l’Inspection Académique

J’aurais aimé évoquer aujourd’hui l’incroyable vacuité des réponses du Ministre que j’ai interpellé hier lors des questions au gouvernement. Ou raconter pourquoi le remplacement prévu du n°2 de la gendarmerie ne s’est pas concrétisé.

Mais je préfère évoquer mon rendez-vous de tout à l’heure à l’inspection d’académie pour tenter d’obtenir des reculs sur les annonces de suppression de postes dans Quimper. A mon initiative, avec les maires de Quimper, de Plomelin et de Pluguffan, nous allons plaider pour que le RASED Paul Langevin soit épargné.

Les sigles sont toujours barbares mais ils masquent un travail indispensable que conduisent des personnels dévouées et que le ministère veut supprimer au motif stupide que ces « enseignants ne sont pas devant les élèves« . Incroyable ! Ils doivent donc être payés à jouer aux boules dans la cour !!!

En réalité, on parle ici de deux enseignants spécialisés qui travaillent avec des élèves qui rencontrent des difficultés sévères d’attitude face au travail scolaire (souvent d’ailleurs en lien avec la grande précarité sociale dans laquelle vivent leurs parents). Si ce poste et demi est supprimé, que vont devenir ces enfants ? Allons nous les laisser face à leurs souffrances et à leurs détresses ? Ne voit-on pas que ce sont la totalité des classes dans lesquelles ils sont inscrits qui seront perturbées ?

Quelles sont les solutions alternatives ? Le CMPP  ou le CMPI ? les listes d’attentes sont déjà longues et il faut attendre 11 mois pour le premier et 7 mois pour le second pour espérer une prise en charge.

J’ai beau tourner le problème par tous les bouts, je ne vois qu’une équation : sauver les postes ou reconnaître que l’on sacrifie l’avenir de certains de nos enfants. Je refuse cette dernière hypothèse.

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Prêt à penser…

Ce matin, des mouvements devraient être annoncés au sein de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale à l’issue du conseil des ministres.

Je ne veux pas leur donner – par anticipation – un sens politique. Pour autant, je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec la note que je me fais un plaisir de publier, au risque une nouvelle fois de m’attirer les foudres de ceux qui sont atteints du syndrome de bunker.

A lire cette « directive de communication à diffuser jusqu’à l’échelon compagnie et escadron« , un esprit fort pourrait en conclure que la haute hiérarchie gendarmique a clairement choisi son camp. Chacun remarquera, en effet, le subtil distingo entre l’impérative nécessité de valoriser les « actions en externe » (action visible de la gendarmerie) et les « actions en interne » visant à démontrer que le gouvernement actuel a fait ce qu’il fallait pour « ses » gendarmes…

Me livrant en ce moment à un bilan des deux premières années de la Gendarmerie nationale au sein du ministère de l’Intérieur, je comprends l’urgence de cette consigne… Mais nous en reparlerons quand je publierai mon travail.

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Une loi déplorable

Le Sénat a adopté, lundi 24 janvier, la proposition de loi qui vise à pénaliser la négation du génocide arménien. Je déplore ce vote, à la fois pour des raisons de principe et pour des raisons juridiques.

Nous devons d’abord nous interroger sur ce qu’est la loi, sur ce qu’elle peut faire ou ne pas faire, sur ce qu’elle peut interdire ou doit tolérer. Appartient-il ainsi au législateur de dire l’histoire, de décider quels événements historiques peuvent être discutés sur la place publique et lesquels ne souffrent aucun débat ? Je suis convaincu que non, que nous n’avons aucune légitimité en la matière.

En substance, le risque est grand d’une instrumentalisation de l’histoire à des fins politiques, voire nationalistes. Ne transigeons donc pas sur ce point : l’Etat n’a pas vocation à établir une vérité officielle. Et laissons les historiens faire leur travail !

En sus, cette loi encourt de sérieux risques de censure constitutionnelle, en ce qu’elle contrevient à plusieurs principes fondamentaux de notre droit : séparation des pouvoirs législatif et judiciaire, liberté d’expression, liberté de la recherche…

Au final, l’initiative risque de se révéler pour nos compatriotes d’origine arménienne un véritable cadeau empoisonné. Le Conseil constitutionnel pourrait en effet fort bien censurer non seulement ce texte, mais aussi profiter de l’occasion pour invalider celui du 29 janvier 2001 relatif à la reconnaissance du génocide de 1915. Beau succès en perspective pour les tenants du négationnisme ! L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions…

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Secret des affaires

Racine disait qu’ »il n’est point de secrets que le temps ne révèle« . Certes mais pour autant, la protection des données propres aux entreprises est un réel enjeu dans un monde où la guerre économique est la règle.

Nous avons passé la soirée d’hier dans l’hémicycle à en débattre sur l’initiative d’un député UMP Bernard Carayon qui avait déposé une proposition de loi dont j’ai déjà évoqué ici le contenu.

Le sujet est extrêmement important mais après une étude aussi complète que le temps me le permettait, je reste sur ma faim. En effet, le dispositif me paraît plus adapté pour les grandes entreprises que pour les PME qui font la force de l’économie bretonne. Il est bien trop lourd et trop rigide pour elles.

Ces entreprises ne disposent pas des moyens humains, financiers et techniques (juristes, dispositifs de sécurité…) pour assurer une classification que va créer cette loi. Dès lors, les petites structures seront aussi démunies qu’à l’heure actuelle, voire fragilisées.

En effet, elles choisiront probablement de ne pas recourir (comme c’est leur droit, selon le texte discuté) à ce dispositif ; or, en cas de procédure judiciaire, la partie défenderesse aura beau jeu de signaler au juge l’absence de classification et de mettre en doute la nature sensible de l’intérêt économique source de litige ! En somme, l’impossibilité de recourir à un système de classification va se muer en handicap dans le cadre d’une procédure judiciaire.

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