5 mai 2008 | Publié dans Blablabla...
Xavier Darcos roule des muscles. Confronté à des critiques persistantes et justifiées contre sa politique de suppression des postes et de détérioration du service public, il tente de détourner l’attention en reparlant de son service minimum.
Il veut que le 15 mai, jour de grève unitaire dans les écoles, les agents municipaux soient rémunérés pour garder les enfants, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.
Sa première tentative remonte au 24 janvier. L’échec avait été patent. Dans le Finistère, sur 283 communes, seules 8, toutes de droite, avaient accepté de tester ce système. Ce fut d’après le site du ministère de l’éducation nationale, le cas de Châteauneuf- du-Faou, de Cléden-Cap-Sizun, d’Edern, de Plomeur, de Plougonvelin, de Pouldreuzic et de « St Gouézec » qui reste un mystère (faut-il lire “St Goazec“ ou “Gouezec” ?).
Le ministre, tirant les premières leçons avait annoncé qu’il allait chercher « un accord » avec les organisations syndicales et qu’à défaut, dans les deux mois il passerait par la loi. Il n’a pas de mémoire ce garçon. Les syndicats attendent toujours.
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4 mai 2008 | Publié dans Clash !
Le 14 mai à 18 h 15, je participerai à la délégation finistérienne qui rencontrera Roselyne Bachelot.
Objet du rendez vous ? Revenir sur la décision d’Antoine Perrin, directeur de l’Agence régionale d’hospitalisation de transférer à Rennes, le service d’allogreffes pédiatriques installé aujourd’hui au CHU de Brest.
Hier encore, à Brest, près d’un millier de personnes se sont rassemblées pour marquer leur refus. Au prétexte retenu pour le transfert (faible activité du service et absence de pédiatre oncologue) les intervenants ont opposé une association entre le Finistère et Rennes, dans une addition des compétences plutôt qu’une soustraction comme l’organiserait ce projet de « schéma interrégional d’organisation des soins ».
Je ne connais pas le directeur de l’ARH. Je ne doute pas qu’il applique des consignes nationales, mais il paraît aussi évident qu’il gère très mal la situation, voire qu’il provoque la crise par une succession d’initiatives sans avoir réfléchi aux moyens de gérer les problèmes.
Entre la fermeture des urgences de nuit à Concarneau (et on parle de celles de Douarnenez et Pont l’Abbé), la fermeture de la maternité et de la chirurgie non programmée à Carhaix, voire demain la restructuration de l’activité de chirurgie à l’hôpital de Morlaix on peut légitimement parler, au moins sur le plan de la méthode, d’une gestion calamiteuse de ces dossiers.
Les annonces brutales ont braqué tout le monde et leur cumul donnent le sentiment d’une attaque frontale contre les hôpitaux du Finistère, toutes catégories confondues. Peut-être pas à tord d’ailleurs…
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3 mai 2008 | Publié dans Clash !
Dans Les Echos du 24 mars, le PDG de Cofiroute, Pierre Coppey, annonçait que sa société était prête à gérer pour le compte de l’Etat le réseau autoroutier breton, « en étant payée soit par l’élargissement de la durée de notre concession, soit par l’assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge ».
Une telle idée est malheureusement depuis longtemps déjà dans l’air du temps. A maintes reprises dans le passé, les bretons ont dû se mobiliser afin qu’elle soit rejetée. Et comme il vaut mieux tuer dans l’œuf tout projet visant à lui redonner corps, j’ai interpellé Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, afin de sonder les intentions gouvernementales.
Après lui avoir rappelé notre attachement à la gratuité du réseau routier, je lui ai fait remarquer que celle-ci a utilement permis à nos entreprises de réduire les surcoûts découlant de leur éloignement des centres de décisions et de consommation.
J’ai surtout tenu à lui indiquer que, dans un contexte marqué par une explosion sans précédent du prix des carburants, l’instauration de péages sur les routes de Bretagne constituerait une véritable catastrophe pour son économie. Je lui ai demandé, en conséquence, de bien vouloir me certifier que la proposition formulée par le PDG de Cofiroute ne saurait en aucun cas être retenue par le gouvernement.
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2 mai 2008 | Publié dans Smack !
J’ai reçu mercredi, de la part de son auteur, le livre « pour en finir avec le vieux socialisme… pour être enfin de gauche ! » que vient de publier Manuel Valls.
Manuel est un copain depuis notre première rencontre en 1980 pour la fondation de l’UNEF qui s’appelait alors « Indépendante et Démocratique ». Cela fait donc près de trente ans que j’observe son bel appétit.
Il ne s’en cache d’ailleurs pas. Il le fait avec un allant, une énergie, une activité qui force l’attention. Il aime la bataille et les compétitions. Il prépare ses coups longtemps à l’avance, sans se dissimuler, il les exécute avec une certaine brutalité. Son beau parcours électif démontre qu’il sait animer des équipes, mobiliser les militants, définir des campagnes. Bref c’est un professionnel de la politique.
Il n’est pas encore un astre ou une étoile car pour le moment, il révèle, sur le plan national bien sûr, davantage de qualités d’officier de troupe que de vertus d’officier d’état major. Reste que parmi les véritables hommes politiques, ce sont souvent la résistance physique et la combativité qui font la différence et Manuel n’est dépourvu ni de l’une, ni de l’autre.
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