Débat sur les Partenariats Public-Privé (PPP) - 02-02-12
LCP La Matinale - Les 500 signatures de parrainage - 02-02-12
Audition Patrick Ollier - application des lois - 01-02-12
- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : août 2007
Choses vues chez les Verts
Hier, j’ai assisté à la séance d’ouverture des journées d’été des Verts, salle du Chapeau Rouge.
Daniel Le Bigot, cheville ouvrière de l’organisation de ce rassemblement s’exprima le premier, suivi de Michel Rolland porte parole régional puis Cécile Duflot secrétaire nationale.
Sans me prononcer sur le fond des propos, j’ai été frappé par quatre éléments :
- Aucun des trois intervenants n’est revenu sur la campagne présidentielle, préférant évoquer les législatives ou les futures municipales. Pourtant, c’est bien la présidentielle qui structure le champ politique.
- Personne n’a salué Dominique Voynet pourtant assise au second rang et qui a incarné pendant de longs mois le combat des Verts.
- Daniel Le Bigot, est revenu deux fois sur les législatives à Quimper qu’il a qualifié de « bon score » et même dans le Télégramme de « meilleur score national des Verts », pourtant je croyais que Michèle Rivasi dans la 1ère de la Drôme avait obtenu un peu plus avec 13.15 %…
- Seul invité à s’exprimer à la tribune : Alain Gérard en sa qualité de maire de la ville qui les accueillait. Il fut fort aimablement applaudi.
On gagne toujours à observer nos partenaires. Leurs rites nous enseignent et nous renvoient à nos propres faiblesses…
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L’enthousiasme d’Olivard
Dans le Télégramme d’hier, le nouveau président de l’UBO, Pascal Olivard saluait « avec enthousiasme » la nouvelle loi sur les universités. Sans vouloir doucher cette ferveur, je viens de publier un communiqué lui rappelant quelques aspects de ce texte voté à marche forcée (21 h de débat en 5 séances réparties sur 3 jours).
- C’est une occasion ratée. François Fillon lors de son discours de politique générale le 3 juillet, disait vouloir « s’engager à rebâtir l’université française en conduisant un jeune sur deux vers un diplôme de l’enseignement supérieur ». Au final, pas un mot sur les étudiants dans la loi. Et chacun continuera à se désoler que 90 000 d’entre eux quittent l’université sans diplôme…
- C’est une illusion. Alors que Nicolas Sarkozy avait, lors de la campagne présidentielle, désigné l’enseignement supérieur et la recherche comme la priorité des priorités, la loi ne prévoit aucun euro supplémentaire en faveur des universités. Si un Président veut « verser des primes d’intéressement » comme l’évoque Pascal Olivard, il devra le faire à budget constant…
- C’est une impasse. Le gouvernement a prévu l’expérimentation pour les biens immobiliers dont se félicite Pascal Olivard. Mais rien n’est prévu en matière d’évaluation précise de ces biens. Et comment pourrait-on envisager une convention entre une université et une région par exemple sans remettre à plat la dotation globale de fonctionnement des établissements ? Le ministre a pourtant refusé de revoir ces critères en tenant compte notamment de la structure sociale des universités, du nombre d’étudiants en première année ou du nombre de diplômés.
Au total, il est à craindre que ce texte ne change rien au fonctionnement de nos universités alors même que pourtant chacun s’accorde à trouver notre système peu efficace, inégalitaire et inadapté.
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Contrat d’avenir
Ouverture aujourd’hui des journées d’été des Verts à Quimper. Plus d’un millier de militants vont participer à des dizaines d’ateliers et à quelques plénières sur le thème « Résister, c’est créer. Créer, c’est résister ».
Evidemment une grande part de leurs réflexions va être consacrée à la nouvelle situation politique. Aussi avec Bernard Poignant, nous avons publié ce matin, une « lettre ouverte à nos amis Verts » pour y contribuer positivement. Nous sommes en effet persuadés qu’il doit y avoir dans tout échec une chance pour les âmes comme pour les partis bien nés.
Or pour le moment, pour tenter d’expliquer l’échec, chacun recourt à des réflexes mécaniques. Les militants de l’antimondialisation dénoncent la mondialisation, les écologistes l’absence d’écologie, les modernistes le manque de modernisme, les révolutionnaires le refus de la révolution et les socialistes l’oubli du socialisme. Sourd à la puissance de l’évènement, chaque courant est en fait tenté d’ expliquer le malheur commun par le refus de l’écouter.
Il y a peut être mieux à faire. Au lieu de battre sa coulpe sur la poitrine de leur voisin, les partis de gauche ont besoin d’un renouveau et l’heure n’est pas aux certitudes. Au rang des chantiers, figure de notre point de vue, les rapports entre nos formations. C’est l’objet de notre proposition : le contrat d’avenir pour une coalition de gauche durable.
Vous pouvez télécharger notre lettre ici.
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Servile
Ha les bourrelets, drame de tous les quinquagénaires. Il me reste deux ans mais je les sens poindre… C’est dire mon amusement de découvrir cette photo publiée par l’agence Reuters. Sarkozy a (aussi) ce défaut là !
Mais ce n’est rien comparé à l’éclat de rire de ce matin en lisant L’Express qui révèle aujourd’hui que « Paris Match », dans son édition du 9 août, avait fait disparaître la poignée d’amour disgracieuse de Nicolas Sarkozy !
Je me fais donc un plaisir de vous proposer le cliché retouché sur lequel vous pourrez remarquer l’efficacité du traitement de la photo. Voilà une liposuccion guère onéreuse et à la portée de tous !
Il faut féliciter l’actuel rédacteur en chef de l’hebdomadaire pour sa prévenance. Ce n’est pas lui qui risquerait sa place en proposant des photos qui pourraient déplaire à l’omniprésident. Il y a une jurisprudence Genestar…
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Actualité de Gramsci
C’est mon premier emprunt à la bibliothèque de l’Assemblée : « les cahiers de prison » d’Antonio Gramsci.
Ce dernier fut d’abord un acteur politique. En janvier 1921, il contribua avec Togliatti à la fondation du Parti communiste italien, puis fut élu député en 1924 avant, en janvier 1926, de devenir secrétaire général du PCI. Puis il contribua grandement à la réflexion philosophique devant même le moins dogmatique des théoriciens de la révolution.
Si je voulais le relire, c’est en raison de sa vision du combat politique. En effet, le rôle des intellectuels est la clef de voûte de l’analyse gramscienne de la société. A ses yeux, ils sont essentiels à la formation de la culture et à la construction de l’hégémonie, préalable à toute conquête du pouvoir.
Comment ne pas voir là, une des raisons du succès durable de Nicolas Sarkozy et la voie pour les socialistes ? Pour gagner électoralement, il faut conquérir le pouvoir culturel, c’est-à-dire le pouvoir des idées. En ce sens, l’analyse de Gramsci n’est pas élitiste car, pour lui, chaque homme est un intellectuel et un philosophe qui peut atteindre un niveau de conscience supérieur.
C’est pourquoi, il ne cessa de plaider pour que les communistes des années 20 comprennent que l’efficacité du mouvement ouvrier est liée à la qualité intellectuelle et morale de sa direction face au pouvoir d’État, qui est aveugle, bureaucratique par essence.
Une lecture saine quand on observe la sarabande hormonée par les médias de ces « rénovateurs » socialistes qui vont occuper les écrans à la fin de la semaine et qui se contentent d’opposer leur date de naissance à celles de leurs aînés dans la carrière…
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