Evitons l’hypocrisie prétendument généreuse : je ne suis pas favorable par principe à l’immigration incontrôlée et je suis donc hostile à la régularisation automatique des sans-papiers.
Pour autant, la politique suivie par Nicolas Sarkozy est condamnable. D’un côté, le 24 juillet, il annonce un nombre final de 30% de régularisations alors que sa propre circulaire donne la date butoir du 13 Août, et que pour l’essentiel la majorité des dossiers n’a pas été examinée. De l’autre, il promet que les dossiers seront examinés au cas par cas, et il fixe arbitrairement un chiffre plafond de régularisation. Le journaliste de LCI présent à sa conférence de presse a d’ailleurs souligné le caractère approximatif de ses propos.
Au cœur de cet été, je ne peux accepter que des enfants scolarisés soient, au petit matin, emportés, transportés, déplacés. Même si ces enfants sont dans des familles en situation illégale, même s’il faut lutter contre l’entrée de clandestins dans notre pays, à aucun moment nous n’avons le droit, nous, de refuser ce que les droits de l’homme imposent à l’égard de ces gosses et à l’égard de leurs parents ! La France n’est grande que lorsqu’elle est juste.
Je suis donc fier du travail que mène le réseau éducation sans frontières (RESF) dont j’ai naturellement signé la pétition, et heureux de l’initiative de Dominique Strauss-Kahn qui aujourd’hui dans sa ville de Sarcelles organise une fête de la fraternité.