Désir d’avenir
Jeudi 29 juin 2006 | Publié dans Blablabla...
Ma première réaction est la déception. Ceux qui depuis des mois annonçaient que Jospin allait revenir avaient donc raison. Tous ces éditorialistes gourmands qui interprétaient chacune de ses interventions comme la manifestation d’une stratégie de reconquête en expliquant qu’il était impossible de croire au désintéressement des hommes politiques voyaient donc juste.
Je n’y croyais pas. J’imaginais bien qu’en abandonnant ses fonctions actives, il ne s’était pas métamorphosé en anachorète et qu’il n’avait pas renoncé à toute existence séculière. Il me semblait vouloir exercer un magistère intellectuel et idéologique. C’était conforme à l’image que j’avais de lui. Las, je le voyais en statue du Commandeur, alors qu’il veut être Don Juan.
La seconde réaction est l’incompréhension. Cette nouvelle candidature va-t-elle clarifier le jeu socialiste ou aggraver le climat ? Qu’est ce qui la justifie ? Le jugement critique qu’il porterait sur les autres candidats ? Mais alors pourquoi loue-t-il leur talent et leur envergure ? Quels sont les éléments qui attesteront qu’il est « le mieux placé pour rassembler les socialistes » ? Les sondages ? Mais alors la messe est déjà dite…
AG de
Il peut sourire, son interview était pathétique. Chirac n’est pas seulement victime de l’usure du pouvoir que de Gaulle et Mitterrand ont connue avant lui. Mais ils avaient, chacun à leur manière, marqué l’Histoire. Ils ont laissé une trace.
Déjà le 14 novembre dernier, après dix-huit jours d’émeutes dans les banlieues, parce qu’il était jugé « trop en retrait », Jacques Chirac nous avait fait le coup de « l’adresse solennelle » pour nous parler de « sens » et de « repères » ce qui appelait une réponse sans équivoque «Nous y répondrons en étant fermes, en étant justes, en étant fidèles aux valeurs de la République ».