Echec à l’OMC
Jeudi 31 juillet 2008 | Publié dans Blablabla...
Hélas, donc plus de 30 heures de négociations n’ont pas suffi à réduire l’écart entre les Etats-Unis d’un côté, l’Inde et la Chine de l’autre.
Les Etats-Unis ne voulaient pas concéder aux pays émergents le droit de se protéger contre une augmentation brutale des importations de denrées agricoles comme le coton, le soja ou le riz. L’ouverture des marchés émergents est en effet apparue à tous comme une contrepartie indispensable aux efforts fournis par les pays développés, aussi bien en matière agricole que dans le secteur industriel.
L’échec du cycle de Doha traduit une évolution profonde de la donne économique et politique mondiale. La conférence de Genève a été marquée par l’entrée de la Chine dans le cénacle des sept Etats réunis autour de Pascal Lamy pour tenter de trouver un compromis, aux côtés du Brésil et de l’Inde. Le rapport des forces en présence à l’OMC a changé. Un accord entre les Etats-Unis et l’Europe suffit de moins en moins à construire les bases du consensus multilatéral. Il faut désormais compter avec les puissances émergentes, tout en se mettant à l’écoute des pays les plus pauvres, comme l’a fait l’Union européenne.
Pour autant, cette impasse ne doit pas remettre en cause l’OMC qui constitue une des meilleures potentialités de la régulation des affaires économiques mondiales, que la mondialisation rend toujours plus nécessaire.



