Chirac en correctionnelle
Samedi 31 octobre 2009 | Publié dans Smack !
Cette décision est logique et saine. Je ne comprends pas les réactions de Ségolène Royal, d’André Vallini ou de Jacques Le Guen sur le thème «laissons Chirac tranquille, les faits sont anciens »…
Cela montre simplement deux choses. Tout d’abord que le Président de la République dispose durant la durée de son mandat d’une immunité et non d’une impunité.
Le temps est loin où le monarque, d’essence divine, était considéré comme intouchable. A l’époque, nul ne pouvait porter la main sur lui, sous peine d’être arrêté pour crime de lèse-majesté et soumis aux pires supplices. Il suffit de se rappeler le cas de Ravaillac assassin de Henri IV ou de Damiens qui attenta à la vie de Louis XV, qui furent tous deux écartelés en place de Grève…
Sous la Vème République, depuis 2007, l’individu est responsable mais la fonction est protégée. Aussi longtemps que le premier exerce la seconde, il ne peut être remis en accusation que par les deux assemblées, donc par personne d’autre. Mais à la fin du mandat il redevient un justiciable quelque soit l’antériorité des faits qu’on lui reproche.
Ensuite, que si demain, le juge d’instruction est supprimé, alors bien des dossiers ne connaîtront jamais la lumière. En l’espèce, le parquet avait demandé de classer cette affaire en décrétant un « non lieu »…


