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- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
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Archives mensuelles : février 2007
L’état de l’opinion (2)
Etat de l’opinion le 23 février 2007
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Prodi dit Basta
Neuf mois après le retour au gouvernement de Romano Prodi, l’Italie connaît à nouveau une crise politique. Cette situation était prévisible.
En raison d’une loi électorale très complexe, adoptée à l’initiative du gouvernement de Berlusconi, au Sénat, la majorité n’avait obtenu que deux voix de plus que l’opposition. Ce faible avantage venait de se réduire à une seule voix, après le passage d’un sénateur dans les rangs de la droite. Trop peu donc pour avoir une vraie sécurité.
De plus, la coalition de Romano Prodi est éclatée entre une dizaine de partis allant des communistes au centre-gauche catholique. Unis par la seule hostilité à Berlusconi, ils sont divisés avec un acharnement autodestructeur déconcertant sur presque tout, de la politique extérieure à la famille. Depuis le 27 mai 2007, il manque à « l’Unione » la passion, le sens d’un destin commun que le seul talent de Prodi ne peut pas combler.
Pourtant, une telle fragilité ne les a pas empêchés de réaliser ou de lancer des réformes importantes, que le gouvernement précédent n’avait pas été en mesure d’approuver avec une majorité bien plus confortable.
Mais cette crise illustre avec éclat ce qu’est la gauche italienne aujourd’hui. Un groupe majoritaire qui prend la responsabilité de gouverner et un groupe minoritaire extrémiste, qui a diabolisé Berlusconi comme fasciste mais est prêt à lui redonner l’Italie parce qu’il croit que la rue doit prévaloir sur les institutions.
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Signer pour la clarté
C’est aujourd’hui que les préfectures doivent faire parvenir les imprimés officiels aux « citoyens habilités par la loi à présenter un candidat » selon les termes utilisés par le Conseil Constitutionnel, garant de la procédure. Ceux-ci ont jusqu’au vendredi 16 mars pour les retourner au Palais Royal (!).
Mardi, Olivier Besancenot – qui n’aime les socialistes qu’une fois tous les cinq ans – dénonçait des supposées « pressions exercées via le chantage aux subventions ». Hier, c’était José Bové qui critiquait cette formalité « La démocratie est menacée. Les grands partis politiques ont décidé de la verrouiller ». Tout cela est bien excessif.
Dans le Finistère, il y a théoriquement 401 élus en capacité de parrainer. Ce sont les maires, les conseillers généraux, les conseillers régionaux, les parlementaires, les présidents de communautés de communes. En fait, nous sommes 336, compte tenu des cumuls de mandat.
Et les élus socialistes ne sont que 86 dans ce total. Il reste donc 250 signatures possibles pour tous les autres candidats ! Notre rôle n’est pas de garantir le pluralisme des candidatures mais de donner toute sa clarté à l’élection présidentielle.
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Réunion massive à Rennes
Premier meeting régional à Rennes. Plus de 10 000 personnes sûrement. Une foule enthousiaste. Une envie palpable de gagner.
Et un souvenir en 1974 et 1981 : une véritable compétition, suivie de semaine en semaine par les médias, s’était instaurée entre Giscard et Mitterrand, le nombre de participants étant vu comme un indicateur de mobilisation de l’électorat de chacun. Heureux présage ?
Et puis une question en vibrant à l’unisson avec ces milliers de personnes : pourquoi les partis persistent-ils à utiliser cette forme de communication coûteuse, lourde à organiser et qui ne touche qu’une partie infime des électeurs ?
Je vois trois réponses. D’abord ce sont des grandes fêtes qui renforcent la cohésion des équipes de campagne et stimulent l’engagement des militants et sympathisants. Ensuite, elles fournissent de belles images. Loin de la communication froide des studios, elles donnent de la chair et de la vie à la communication des candidats et la rendent plus attrayante et en démultiplient les effets.
Enfin, sans doute, les candidats tiennent-ils des réunions publiques parce qu’ils aiment cela. Parler devant une vaste audience est une expérience exaltante de l’avis de ceux qui l’ont vécue. Portés par la foule, les candidats sont souvent transcendés, et leur discours gagne en force. D’ailleurs hier à Rennes, Ségolène…
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Démocratie participative
Je viens de publier dans la « lettre de Socialisme et Démocratie » qui est le bulletin de liaison des amis de Dominique Strauss-Kahn, un point de vue sur la démocratie participative, méthode utilisée par Ségolène Royal pour débuter sa campagne présidentielle. Vous pouvez le retrouver ici.
Il me semble que les médias ont fait preuve sur ce sujet de beaucoup de légèreté. Si je persiste à penser que ces débats sont plus efficients pour une campagne à enjeu local, car ils permettent d’associer réellement la population, ils ne méritaient pas les sarcasmes ou les moqueries.
De plus, comme elle l’a d’ailleurs relevé hier dans son discours à Rennes, Ségolène en procédant ainsi est simplement revenue aux sources de la démocratie, qui vise à gouverner pour le peuple et non contre lui.
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