LCP Info 13h30 - invité Jean-Jacques Urvoas - 06-03-12
Protection de l'identité - explication de vote - 06-03-12
Exécution des peines (lecture définitive) - discussion générale - 29-02-12
Protection de l'identité - motion de rejet préalable - 29-02-12
- Lettre de mars 2012
- Un bilan de la législature
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- La proposition de loi tendant à faciliter l’organisation des manifestations sportives et culturelles
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : février 2007
Seule candidate du changement
Jamais plus qu’hier, il ne fut plus évident que Ségolène Royal incarnait une présidence nouvelle. Depuis 1958, la pratique du Général de Gaulle a durablement marqué la fonction. A ses yeux, les pouvoirs conférés au chef de l’Etat devaient être utilisés pour servir le pays et le guider. Domaine réservé, fonctions régaliennes, exercice solitaire du pouvoir, tout se tenait.
Mais voilà qu’avec Ségolène appuyée par l’impulsion croisée de la démocratie d’opinion et de la désacralisation des élites, se dessine une profonde mutation. Du président protégé à la présidente engagée, du président monarque à la présidente citoyenne, du visionnaire du long terme au comptable du quotidien, du garant de l’intérêt général au premier défenseur de toutes les victimes, la présidente de 2007 ne ressemblera en rien à celui de 1958.
Sans doute a-t-elle mieux compris ce qu’attendent les citoyens. Ainsi, l’expérience perd de sa valeur aux yeux de l’électeur quand celui-ci a le sentiment, même à tort, que toutes les recettes du passé ont échoué. Ainsi l’expertise, le fait d’être le meilleur spécialiste, a moins de crédit quand partout, sur tous les sujets, l’opinion se méfie de ceux qui savent ou disent qu’ils savent.
Dans le même esprit, elle privilégie la démonstration de ses capacités d’écoute et de dialogue plutôt que de chercher à construire la figure d’une présidente « impériale ». Dans un pays qui doute de son avenir, elle est convaincue que la dimension internationale a moins d’importance que la capacité à répondre au problème du pouvoir d’achat, du logement ou de l’emploi.
Détendue, adepte du contact direct, pédagogique dans l’explication sans être professorale, elle proposé hier soir un chemin nouveau au pays.
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Le Pen toujours…
13 % dans la 12ème vague du baromètre SOFRES de ce jour. C’est le meilleur chiffre depuis mai 2006. Difficile pourtant de repérer une tendance car depuis octobre, Jean Marie Le Pen oscille entre 9 et 13 %, devançant cependant systématiquement François Bayrou.
L’étude conduite par Jérôme Jaffré pour le Baromètre politique Français du Centre d’Etude de la Vie Politique Française vient donc à point nommé pour rappeler que s’il en encore bas dans les intentions de vote, Le Pen dispose de réserves électorales importantes. Il faut toujours rappeler que les poussées lepéniste, quand elles interviennent ce qui n’est pas systématique, se produisent dans la phase ultime de la campagne électorale.
En construisant une hypothèse minimale (tous les interviewés qui déclarent qu’il est « tout à fait probable » qu’ils voteront le Pen, le font vraiment) et une hypothèse maximale (que tous ceux qui déclarent qu’il est « plutôt probable », finissent aussi par le faire), le politologue situe l’influence du FN entre 15 % et 21 % !
Dans ce dernier cas, Nicolas Sarkozy reculerait de 5 points, ce qui confirme qu’une partie de son succès actuel réside dans sa capacité à séduire les électeurs d’extrême droite ! Certes, l’ordre d’arrivée au premier tour entre la candidate du PS et celui de l’UMP ne serait pas modifié mais voir Jean Marie Le Pen à plus de 20 % permet de mesurer le triste état de notre démocratie.
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Des plaines et des bosses
J’attendais avec impatience la diffusion de ce film sur Canal Plus. Je connaissais ses récompenses et avais entendu tellement de louanges. Et bien, j’avoue ne pas avoir compris cette unanimité.
Certes, avec une sensibilité peu commune, le réalisateur réussit à capter la naissance d’une passion fébrile et contrariée de deux cow-boys homosexuels dans l’Amérique puritaine et castratrice des années cinquante. Par son talent, plutôt que de s’enfermer dans des dialogues lourdement explicites, il réussit à en dire beaucoup plus grâce à de simples regards où à des silences pesants.
Bien sûr, le jeu des deux acteurs principaux, d’une sobriété et d’une justesse remarquable, touche. D’autant que le mélodrame est un genre cinématographique périlleux car il ne suffit pas d’une belle histoire, encore faut-il trouver le juste équilibre pour émouvoir le public sans nécessairement sortir l’artillerie lourde (violons dégoulinants et gros plans sur des visages en larme).
Mais dieu, que c’est long et prévisible ! Non seulement le scénario n’est guère original mais en plus aucun élément ne vient surprendre le fil de cette histoire d’amour impossible. Heureusement que l’on découvre les décors paradisiaques du Wyoming…
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Etat de l’opinion (1)
J’ai décidé chaque semaine, le samedi autant que faire se peut, de vous livrer ma ‘tite ‘nalyse (comme disaient Serge et Philippe aux Guignols jadis) des sondages.
Ils ne font pas l’élection mais ils sont un des éléments dynamiques d’une campagne. Ne gardons pas le nez sur les chiffres mais tentons de distinguer les tendances.
Premier constat : le niveau d’intentions de vote enregistré actuellement pour les deux principaux candidats, supérieur à 60%, marque un retournement de tendance par rapport à l’évolution qu’a connu la Vème République. En comparaison avec 1995, où pour la première fois les scores cumulés des deux premiers candidats passaient sous la barre des 50%, ou au record historique de 36,7% en 2002, le soutien mesuré pour Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy peut paraître anormalement élevé. Au-delà du tassement du mois de janvier pour Ségolène Royal, ce total est atypique et constitue l’une des clés du premier tour.
Deuxième élément : l’intérêt pour la campagne. Il est constant depuis des mois et il ne faiblit pas. Les Français attendent beaucoup et en sont, actuellement, déçus, mais ils continuent à suivre très précisément ces rebondissements.
Troisième point : factuellement, le discours de Ségolène à Villepinte n’a pas de conséquence avérée. Dans les enquêtes CSA et IFOP, la tendance à la baisse n’est pas enrayée alors que BVA et IPSOS enregistrent une légère remontée. Il est donc trop tôt pour conclure d’autant que comme le montre la mobilisation des militants et sympathisants actifs dans l’inscription des cars pour le meeting de Rennes, il se pourrait bien que l’électorat socialiste y ait puisé une énergie à même d’infuser dans le pays une dynamique.
Quatrième leçon : les scores de François Bayrou tiennent pour l’essentiel à sa capacité à mieux mobiliser son électorat. S’il est haut placé par rapport à 2002 dans les intentions de vote, ce n’est pas grâce aux proches du parti socialiste ou de la gauche comme on l’entend parfois, mais bel et bien parce qu’il est davantage soutenu par l’électorat centriste. Pour autant sa candidature ne séduit que 55% des sympathisants UDF, ce qui lui laisse encore une marge de progression.
Cinquième remarque : le haut niveau de Nicolas Sarkozy est lié à son caractère attrape-tout qui marche à plein puisqu’il capte 18 % du FN, un quart de l’électorat de l’UDF et même 10 % notamment chez les verts et l’extrême gauche votent Sarkozy, 15 % des électeurs de Jospin de 2002… Pour le moment, tout candidat sortant qu’il soit (soutenu par toute la droite) il est celui qui incarne le mieux « le changement » et la « capacité à exercer la fonction présidentielle ».
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Alerte orange
Jury de Licence 1 pour le premier semestre, ce qui n’est jamais une sinécure. En dépit de ce que Socrate affirmait « une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue », les épreuves de droit sont souvent pour les étudiants des épreuves tout court. Et les notes obtenues confirment généralement ce constat.
Niveau intellectuel insuffisant pour aborder l’enseignement supérieur ? Manque de travail ? Mauvaise maîtrise de la langue française qu’il s’agisse de l’orthographe ou du style ? Ces facteurs expliquent sans doute pour beaucoup les échecs relevés chaque année pour notre première réunion.
Ainsi à Brest, le taux de réussite est de 36.9 % pour les 317 étudiants inscrits et de 44.32 % sur la base des 264 étudiants ayant passé les examens. A Quimper, le résultat est pire avec 22.76 % sur les 123 inscrits et 28.57 % pour les 98 présents.
Comme tous les ans, je ne doute pas que ces chiffres quand ils seront connus (uniquement sur les ENT et par courrier, inutile de déranger les secrétariats), sonneront comme un avertissement pour tous ceux qui pensent qu’assister aux cours suffit pour réussir.
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