Premières impressions
Mardi 26 juin 2007 | Publié dans Blablabla...
Première séance dans l’hémicycle pour l’ouverture de la législature. Les groupes politiques n’étant pas officiellement constitués, les députés sont installés par ordre alphabétique. J’occupe donc la place 609, à l’extrême-gauche, qui demain, sans doute, sera l’un des bancs du groupe communiste.
Mon voisin est Daniel Vaillant, ancien ministre de l’Intérieur et actuel secrétaire national du PS. Je ne le connais pas vraiment mais nous avons le temps d’évoquer le Finistère et je mesure combien sa réputation de maîtrise de la carte électorale n’est pas usurpée…
La séance est très formelle. Après le discours sans réelle imagination du doyen d’âge, le morbihannais Loïc Bouvard, vient le moment des votes publics à la tribune. Les députés chevronnés quittent alors l’hémicycle car on ne peut voter qu’après l’appel de votre nom par un huissier. La procédure dure une heure et mon vote ne me prendra que quelques instants…
Puis le dépouillement se fait dans une salle annexe. Sans surprise, le candidat de l’UMP Bernard Accoyer est proclamé élu. Ses amis l’acclament debout. Tout cela sent la norme, je ne perçois pas d’émotion particulière dans l’Assemblée. Le nouveau président n’en suscitera pas non plus. Son discours est plat, conformiste, décevant. J’espère qu’il saura habiter demain sa fonction.
A la fin de ce quinquennat, la droite aura gouverné 15 ans sur les 20 années précédentes. Nous prenons donc gentiment le chemin des travaillistes britanniques qui patientèrent 19 ans pour revenir au pouvoir. Nous faudra-t-il comme eux un Tony Blair ?
Faisons simple : l’absence de Ségolène Royal au conseil national était une erreur. Il me parait contradictoire de passer la semaine à s’adresser aux médias - et encore ce soir au journal de TF1 - et de bouder un rendez vous essentiel du parti.
Angela Merkel a sauvé son sommet mais l’Européen que je suis est partagé devant le bilan.