Archives mensuelles : janvier 2008

Davos près de Quimperlé

img_3473.JPGHier j’ai fait à saut à Davos. Contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas très loin de Quimper. Une trentaine de minutes tout au plus…

En fait, j’étais à Mellac pour participer à l’inauguration de la nouvelle mairie dont l’invité était Michel Rocard. J’ai une tendresse indéfectible pour celui qui m’a donné l’envie de m’engager au PS. Il ne pouvait donc pas être question de louper sa visite. Et je confesse avoir ressenti un petit pincement de fierté quand il m’a appelé par mon nom, lui qui est le champion du monde de la confusion des patronymes…

Comme souvent, je n’ai pas été déçu. Délaissant vite l’objet de sa présence, il nous a décrit le monde et ses changements. L’accélération produite ces deux dernières décennies, l’unification planétaire, l’émergence du Sud, la diffusion des moyens de communication…

Bref, la mondialisation du capitalisme, la limitation des centres de décisions à quelques pays, à quelques puissances. Et surtout cette progression de la finance qui prend le pas à chaque fois sur l’économie réelle et une intensification des délocalisations (de la chine vers le Laos maintenant !)…

Et puis aussi son message farouchement optimiste. Nous sommes certes dans un autre même monde mais nous avons la même exigence à poser que les socialistes du XIXème siècle : ce monde-là, c’est à nous d’en faire ce que nous décidons et pas aux forces de l’argent d’imposer leur modèle qui ne peut pas être unique.

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Bolloré

vincent_bollore5.jpgHier j’étais invité à la découverte de l’usine de fabrication de « supercapacités » du groupe Bolloré. Mais la curiosité était évidemment de découvrir l’homme.

A dire vrai, ce n’était pas la première fois que je le rencontrais. Quand j’étais directeur de cabinet de Bernard Poignant, j’avais eu l’occasion de l’accompagner à l’usine d’Odet pour participer à une réunion qu’animait Vincent Bolloré. Je n’en avais pas gardé grand souvenir, si ce n’est qu’il portait des chemises brodées à ses initiales…

Avec quelques années de plus, mon regard est heureusement plus acéré ! Reste que l’homme entrevu 2 heures est affable et charmeur. Et très bavard. Pendant le buffet, je me suis rapproché de l’endroit où il discutait avec les nombreux journalistes qui l’accompagnaient. Il m’est apparu plus stratège que trublion des affaires. « Les bons marchés sont ceux auxquels personne ne croit», a-t-il par exemple affirmé.

Parlant de ses investissements, il n’a eu de cesse de revendiquer à force d’exemples les prises de risques qu’il assumait tout en décrivant comment il avançait de façon – très – étudiée, parfois à contre-courant, mais toujours mesurée sur le plan financier. A l’évidence, en voilà un qui sait ce qu’il fait. Tout le temps.

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Girex

tamiflu220.jpgNicolas Sarkozy est en Inde et ce voyage peut avoir des conséquences pour les Quimpérois.

En effet, en mai dernier, le groupe pharmaceutique Wockhardt Limited, spécialiste des médicaments génériques dont le siège est à Bombay, a acheté pour 265 millions de dollars, soit 195 millions d’euros, le groupe NEGMA, dont dépend l’usine quimpéroise GIREX-Mazal, où travaillent aujourd’hui 210 salariés. Or ce groupe est présidé par Habil Khorakiwala, par ailleurs président de la fédération Indienne des Chambres de Commerce et d’Industrie.

La presse a déjà fait état que les salariés de l’usine de Quimper, que j’ai reçu lundi dernier, ont été informés – juste avant Nöel ! – de la possibilité d’un plan social, mais ils ignorent encore sa date de mise en œuvre ainsi que le nombre de postes concernés. On imagine l’inquiétude qui en découle et l’instabilité dans laquelle se trouvent toutes ces familles.

J’ai donc saisi Christine Lagarde la ministre de l’Economie pour qu’elle puisse à l’occasion du voyage de Sarkozy entrer en contact avec Habil Khorakiwala, afin qu’il assume ses responsabilités et que les salariés soient enfin éclairés sur les intentions de l’entreprise.

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Grève

manif0802.jpgPour la 3ème fois depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, les fonctionnaires sont aujourd’hui en grève.

Cela découle de l’échec des négociations salariales dans la fonction publique, sanctionnant ainsi le non-respect par le gouvernement des engagements pris par le candidat de l’UMP pendant la campagne présidentielle.

Les fonctionnaires, qui devaient gagner plus en contrepartie de suppressions de postes, se sont vus refuser par le gouvernement toute augmentation du point d’indice, malgré la mise en œuvre des suppressions de postes.

La revalorisation du point d’indice est une condition nécessaire du maintien du pouvoir d’achat des fonctionnaires, dans le cadre d’une négociation annuelle globale avec les organisations syndicales. Malgré la baisse constante du pouvoir d’achat des fonctionnaires ces cinq dernières années, le gouvernement s’obstine dans son refus de revaloriser le point d’indice.

Je soutiens évidemment cette journée voulue par les organisations syndicales.

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Service minimum ?

2008-01-18t201652z_01_nootr_rtridsp_2_ofrtp-france-ecole-delanoe-20080118.jpgDemain grève dans la fonction publique. J’ai pris l’initiative d’écrire à Alain Gérard afin de connaître la position arrêtée par sa municipalité concernant l’instauration d’un prétendu « service minimum » dans les écoles.

J’en ai profité pour lui dire mon opposition absolue à ce dispositif qui semble d’ailleurs, d’ores et déjà, susciter une hostilité à peu près générale.

Sur la méthode, d’abord, le ministre avait promis, le 11 décembre dernier, le lancement de son dispositif pour la rentrée 2008, à l’issue d’une concertation avec les parents d’élèves, les enseignants, les représentants des collectivités locales.

De concertation, il n’y en eut point, pourtant. Bien au contraire, maires et syndicats enseignants ont appris… par voie de presse qu’il sera appliqué dès ce jeudi… Le procédé paraît pour le moins cavalier !

Sur le fond, surtout, la mesure, telle qu’elle est envisagée, revient, en dernier ressort, à faire porter aux communes la responsabilité des conflits qui opposent le gouvernement aux personnels de l’Education nationale.

Il consiste en outre à substituer à des personnels de l’Education nationale, en grève, des agents territoriaux, – qui plus est en rémunérant ces derniers au moyen d’une ponction opérée sur les salaires des premiers. Le gouvernement ne s’emploie pas seulement, par ce procédé, à « casser » de futures grèves, il tente aussi, par la même occasion, de diviser durablement les fonctionnaires

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