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Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : avril 2007
Construire une dynamique
Longue journée débutée très tôt ce matin à France Bleu Breiz Izel et terminée ce soir au conseil fédéral du PS à Brest. Entre temps j’ai été interrogé par plusieurs médias.
A tous, j’ai développé le même sentiment. Aujourd’hui une nouvelle élection commence. Un second tour ne se résume pas à une addition, heureusement car si tel était le cas, la bataille serait perdue puisque le total gauche est de 36.11 %. Une victoire se construit sur une dynamique.
En effet, je ne crois pas ni pertinent ni efficace de nous lancer dans un référendum anti-Sarkozy. Nous ne sommes pas là seulement pour faire barrage –même s’il faut écarter la menace que représente sa candidature. Nous ne sommes pas là simplement pour résister, pour empêcher ou pour écarter. Notre responsabilité est de lever une espérance. Nous sommes là pour susciter l’enthousiasme et l’élan.
A nous donc maintenant d’engager une dynamique positive autour des propositions contenues dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal.
Demain, départ à nouveau de bonne heure pour une réunion parisienne des premiers secrétaires fédéraux au siège du PS.
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Le choix de l’audace
Je veux tout d’abord me féliciter de l’excellente participation dans le Finistère. Elle traduit le désir de nos concitoyens de prendre véritablement leur avenir en main. Je salue cet élan civique qui prolonge celui enregistré le 29 mai 2005 en espérant qu’il se poursuivra le 6 mai.
Les Finistériens comme les Français viennent de donner à Ségolène Royal les moyens de gagner cette élection. Elle a mené une campagne réellement novatrice qui correspond à la forte demande de renouvellement des pratiques politiques. Ce dimanche, le vent du renouveau a soufflé sur le scrutin.
Les Finistériens ont placé Ségolène Royal en tête. Les socialistes sont légitimement fiers du résultat obtenu par leur candidate, fruit d’une campagne qu’elle a su mener à l’écoute des préoccupations quotidiennes des Français.
Grâce à leur décision, le 2nd tour va permettre la confrontation claire de deux projets. Que tous ceux qui ont permis cela en soient remerciés. Je mesure combien le résultat de Ségolène Royal va au-delà de la seule influence du Parti Socialiste. Bien des électeurs de gauche, dans toute sa diversité, l’ont choisie pour incarner le changement face au candidat de la majorité sortante.
Cela permet maintenant à Ségolène Royal de poursuivre le large rassemblement de toute la gauche. Et bien au-delà, il s’agit de rassembler toutes celles et tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs de tolérance, de justice sociale et de solidarité : valeurs, que Ségolène Royal a placées au cœur de son pacte présidentiel.
Le 22 avril est une belle journée pour la gauche et pour tous ceux qui croient en une société fondée sur la confiance. Ensemble, il faut que nous fassions du 6 mai, l’aube d’une République nouvelle.
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Le 22 pour effacer le 21
Ce 22 avril 2007, je l’attends depuis le 21 avril 2002.
J’espère qu’au moment de mettre son bulletin dans l’enveloppe, chacun se rappellera que le sens même de ce scrutin, ce n’est pas d’envoyer un message, ce n’est pas d’organiser un grand débat.
Ce qui se joue le 22 avril d’abord, et le 6 mai ensuite, c’est de décider ensemble du nom, du visage, de la politique du prochain Président de la République.
Alors, pas de dispersion comme il y a cinq ans, pas d’abstention. Le seul enjeu c’est de permettre à la gauche de gagner l’élection présidentielle. C’est cela la nouvelle page de notre histoire que nous allons écrire dimanche.
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De Fouesnant à Pleuven
Marché de Fouesnant ce matin avec notamment Gérard Mével, vice président du Conseil Régional et Nathalie Conan, conseillère général. Puis déjeuner à St Evarzec avant de rejoindre Jean Cutulic pour présenter le pacte présidentiel dans un quartier de Clohars Fouesnant. Et en fin d’après midi, porte à porte à Pleuven avec Jean Loaëc, son maire.
Sincèrement, rien ne dissipe ce mélange d’inquiétude et d’espérance que je ressens depuis le début de cette dernière ligne droite.
Etonnante campagne où Nicolas Sarkozy a suivi fidèlement sa stratégie : la reconquête des électeurs de droite, qui avaient voté Front national en 2002. Il a ainsi joué la droitisation sans complexe en l’accentuant ces derniers jours par des concessions, parfois stupéfiantes, sur le fond, pour assurer son premier tour, et faire l’écart. Dès lors, au-delà de sa personnalité qui inquiète, s’il part favori au premier tour, il sera plus en difficulté au second, lorsqu’il devra rassembler très au delà de son camp, comme c’est la règle.
Curieuse campagne où François Bayrou a tenté de faire oublier son passé, ses alliances indéfectibles avec l’UMP et ses votes en faveur de la plupart des lois Raffarin et de Villepin. Il a cherché à devenir l’incarnation du rejet par les Français, de leurs élites économiques, politiques et médiatiques, mais il n’a pas su positiver sa campagne, et ne suscite toujours pas un vote d’adhésion. Alors que tous les électorats sont en train de durcir, d’entrer dans la certitude du choix, François Bayrou reste le principal réservoir d’indécis de la campagne.
Déroutante campagne où le plus discret fut sans doute celui qui a le plus inspiré les semaines écoulées. D’où le suspense : au soir du 22 avril, nous saurons si les calculs du trio républicain sont payants, auquel cas, le score de Jean-Marie Le Pen sera plus bas, ou bien cette stratégie fortement émotionnelle est un fiasco, et ils auront contribué à libérer le vote Le Pen. Une seule certitude : ils auront bouleversé la politique française
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7 millions !
Dimanche prochain, 44,5 millions de français pourront se déplacer pour aller voter, soit une augmentation de 8 % par rapport à 2002 (rien qu’en comparaison avec 2006, c’est plus 1,6 million, + 4,2%). Quelles peuvent être les conséquences d’une telle progression des inscriptions de 3 350 000 personnes sur les listes électorales ?
Il est évidemment délicat de construire une analyse sur leurs intentions, en dépit d’un sondage qui indique que leurs choix ne sont pas les mêmes que le reste de la population. Par contre, il est plausible que cela entraîne une participation supérieure à 2002. Hypothèse corroborée par le fait que le taux d’intérêt de cette campagne atteint des pics inégalés (plus de 20 points qu’en 1981…).
Si tel était le cas, cela fixerait, en chiffres absolus, un « ticket d’entrée » au second tour à un niveau très haut !
Rappelons d’abord pour fixer le cadre comparatif qu’en 2002, avec 41 millions d’inscrits et une participation de 71 %, soit 29,5 millions de votants, Jacques Chirac avait rassemblé 5,6 millions de voix, Jean Marie Le Pen 4,8 et Lionel Jospin 4,6.
En 2007, avec une hypothèse d’une participation un peu plus élevée (76 % et donc 33,8 millions de votants), il faudrait atteindre 6,7 millions de voix (20 %) pour pouvoir être qualifié.
Si les Français votaient à 81 % (ce qui était à peu près le niveau de 1981 et de 1988), ils seraient 36 millions à s’être déplacés (6,5 millions de plus qu’il y a 5 ans !). Et le ticket d’entrée serait alors à 7 millions de voix.
Ces chiffres sont considérables surtout si on se souvient qu’entre Lionel Jospin et Jean Marie Le Pen, il n’y avait que 270 000 voix d’écart et que 500 000 suffrages séparaient en 1995 Edouard Balladur et Jacques Chirac. Chaque voix comptera.
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