J’ai reçu copie d’une déclaration venant d’un syndicat – minoritaire – de commissaires de police dont la dureté des mots me laisse pantois.

Parlant de « l’autre acteur de la sécurité intérieure » on évoque les « coups de boutoir d’une institution marginale dans la lutte contre la délinquance« , de « la limite du savoir-faire de l’Arme« etc…

Evidemment, un tel brulot a entrainé une réaction non moins agressive du mensuel « l’Essor » qui « s’insurge contre une volonté explicite de vouloir engager la Police et la Gendarmerie dans une politique de guerre intestine« .

Je trouve tout cela affligeant. Qu’un syndicat dans une instance officielle choisisse de consacrer une partie de sa déclaration officielle à des attaques gratuites et blessantes à l’endroit de la gendarmerie est inadmissible.  Comment demander à cette dernière de travailler en synergie avec un partenaire qui la méprise ouvertement ?

Heureusement que ce syndicat est minoritaire et que les autres organisations de policiers ont une conscience plus élevée de l’intérêt général.

    3 commentaires

  1. socio

    Au lieu de militer pour obtenir des points d’indices, ces hauts responsables feraient mieux de se réorganiser et d’encadrer les formations de terrain pour éviter les dérives que l’ont connait.

  2. Green

    Pour avoir lu le texte, je reconnais que ce n’est pas comme cela que ce syndicat va construire l’harmonie institutionnelle entre la police et la gendarmerie, pourtant si nécessaire au fonctionnement de notre dispositif de sécurité.

  3. Egalité

    Le sens de l’action des syndicats de la police, c’est de défendre systématiquement les syndiqués, même en très fâcheuse posture! Mais déjeuner avec les conseillers du Ministre, ou le Ministre lui même, c’est encore mieux. Des budgets conséquents (non contrôlés), du personnel à temps plein, des postes de détachés, des avantages en nature, bref les meilleurs vins et les meilleurs fromages, avec des carrières accélérées, pour produire…rien. Objectif de ces policiers en costume de très bonne coupe, plaire, et rien d’autre. Le risque ? Le terrain, le vrai. Et ça, c’est hors de question ! Quelles sont leurs propositions en termes d’organisation, de productivité, de contrôle, de matériel, de service public efficient ???? Le CATEGORIEL, et rien d’autre. Quelle tristesse…

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