On devrait connaître aujourd’hui le jugement du tribunal de commerce de Quimper sur les offres de reprise partielle des sites du pôle frais du groupe Doux, placé en liquidation judiciaire.

Malheureusement, il n’y aura pas de miracle. Près de 1000 licenciements découleront des choix qui seront faits. Et ce chiffre est hélas un minimum puisque comme l’ont fait remarquer certains délégués du personnel lors de l’audience de mercredi, d’autres suppressions d’emplois à venir au siège de l’entreprise, et ceux qui viendront des les pôles congelés et élaborés ne sont encore comptabilisés.

Rappelons que pour ces derniers, la période d’observation se poursuit jusqu’au 30 novembre.

Chez Alkopharm la situation évolue peu. Si les projets de licenciements ont été revus à la baisse, passant de 25 à 22, les prudhommes restent saisis par 71 salariés sur 91 qui contestent les sanctions prises par la direction.

En effet, ceux-ci ne renoncent pas à faire valoir leurs droits. S’ils ont accepté de passer de la semaine de 4 jours à la semaine de 5 jours sans négociations, c’est uniquement sous la pression des retenues sur salaires sur les payes de juin et juillet 2012  à laquelle a procédé la direction pour « insubordination ».

Seule bonne nouvelle de l’été, le fait que le tribunal d’instance de Quimper a reconnu le 30 juillet que l’ensemble des structures formait une Unité Economique et Sociale ce qui contraindra la direction à proposer un Plan de sauvegarde de l’Emploi. Cette reconnaissance devrait d’ailleurs aussi conduire à l’élection pour désigner les représentants du personnel mais à ma connaissance les démarches de la CFDT le demandant sont restées sans réponse.

On imagine alors aisément le climat morose qui règne dans l’entreprise d’autant que l’entité chimie Alkochim actuellement n’a pas d’activité  et attend un arrivage de matière première pour le début octobre pour recommencer à travailler. Et toujours pas de nouvelles fabrication d’annoncées.

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