7 commentaires

  1. seb

    Bonsoir, M. URVOAS. Ne désirant pas écouter notre brave Président faire son show – d’autant que cette fois ci, plus d’interviewer véritable (comme le type de la CGT de la dernière fois) – j’ai terminé un livre, qui (avec un peu de chance) pourrait bien intéresser le PS…Et notamment la personne chargée du programme économique…Et de discréditer celui du Gouvernement.

    Je vous le conseille fortement, c’est vraiment du lourd !!!

    Il s’agit des « décennies aveugles » de Philippe Askenazy. Un ouvrage vraiment très intéressant…Qui permettrait (si le PS est plus sujet à la remise en cause que les membres du Gouvernement) d’avancer (enfin) pour le pays, tout en évitant à notre France cinq ans de plus avec l’actuel président.

    La thématique la plus mise en avant, est aussi celle qui intérèsse le plus les Français. L’auteur explique, en effet, que toutes les politiques « d’emploi » jusqu’à présent, ont toutes échoué, et cela quelque soit les « hommes » au pouvoir et les idéologies politiques.

    Et – s’appuyant sur l’histoire desdits mécanismes mis en place – il en explique la raison :

    -Pour commencer, une trop grande fixation sur les aspects macroéconomiques.
    -Ensuite, une fixation, délétère au final, sur le fonctionnement microéconomique du marché du travail.

    Grosso modo, la « classe politique » s’est fait une grille erronnée de la situation de « l’emploi » en France…Et plus encore, des causes du chômage. A savoir :

    1) les jeunes sont massivement au chômage parce que, par nature (indolence et rêverie), peu productifs – donc il faut trouver un « truc » (alias un «plan », un « dispositif », un « contrat », etc.) pour que leur embauche coûte le moins possible aux entreprises qui se donnent le tracas de les embaucher – la prophétie d’une nature improductive de la jeunesse finissant par segmenter définitivement le marché du travail à son détriment

    2) même tromperie pour les plus de 50 ans avec des résultats similaires

    3) le coût pour les entreprises du travail non qualifié est trop élevé au regard de la productivité d’une bonne part de la main d’œuvre : il faut donc alléger les « charges » de ces dernières pour l’emploi des moins qualifiés

    4) le marché du travail souffre de rigidités et de difficultés entre offre et demande de travail.

    Au final, un résultat magnifique ! Dévalorisation des « jeunes » et des « vieux », inégalités de plus en plus fortes entre hommes et femmes sur le marché du travail, difficultés des seniors à rester dans l’emploi…Et détérioration des finances publiques !

    Bref, il serait peut être temps d’aller vers la nouveauté. Comprenant (sans doute) que les politiques préfèrent qu’on leur souffle des idées plutôt que d’en avoir…L’auteur en suggère (et des bonnes à mon sens) :

    Première proposition : un grand bond en avant de l’éducation à tous les niveaux de la maternelle à l’enseignement supérieur, afin d’adapter la population active aux nécessités de la révolution industrielle en cours. Il insiste d’ailleurs sur la nécessité de viser le plus haut possible, et, par exemple, d’abandonner la priorité (relative) aux formations qualifiantes courtes (bac+2) dans le supérieur, au profit du master et du doctorat. A court terme, ce grand bond en avant profiterait aux jeunes enseignants à embaucher de la maternelle au supérieur, aux mères/pères de famille trouvant plus facilement un mode de garde, et permettrait d’attirer en France des dizaines de milliers d’étudiants étrangers grâce à un rapport qualité/prix favorable de nos formations.

    Deuxième idée : de la R&D, de la R&D, toujours et encore de la R&D. Et surtout de la recherche fondamentale guidée par le flair des chercheurs et pas seulement de la recherche appliquée guidée par les nécessités supposées des groupes industriels déjà présents sur le territoire. Etant donné les beaux résultats de la recherche appliquée en matière de médicaments – scandale Servier, scandale H1N1, scandale H5N1, vache folle, etc – on n’a rien à perdre !

    Troisième suggestion : arrêter de bricoler le marché du travail, et abandonner la théologie de l’incitation fiscale (alias « dépenses fiscales » qui, après évaluations, s’écroulent en général dans l’insignifiance ou dans l’effet d’aubaine) pour revenir à des interventions directes de l’État dans les domaines clés pour le bonheur public par des créations…De postes de fonctionnaires.

    P. Askenazy fait en effet remarquer que, vu le coût pour les finances publiques de certaines mesures destinées à créer de l’emploi (comme la TVA réduite dans la restauration), il serait peut-être à tout prendre moins cher et plus avisé de créer des emplois publics. Ceux-ci, en plus, répondraient à des besoins sociaux (éducation, sécurité, santé, dépendance, etc.)

    Ils auraient de surcroît l’avantage de permettre à une partie des jeunes de trouver des emplois stables. Par contrecoup, ces recrutements publics remettraient un peu de rapport de force du côté de l’ensemble des jeunes sur le marché du travail.

    Quatrième idée…Attention, il s’agit de faire appel à RICARDO : les autorités françaises doivent comprendre que, pour profiter de la révolution industrielle en cours, il faut choisir des créneaux porteurs. L’auteur songe notamment à…L’éducation supérieure et surtout la santé.

    Il s’agit donc d’une logique très différente de l’actuelle, puisqu’on considérerait la santé (notamment) comme un gain pour le pays, et non une source (unique) de dettes.

    La performance en matière de santé , déjà comparativement bonne en France selon les comparaisons internationales, deviendrait d’une part une source de longévité en bonne santé. Celle-ci procurerait à l’avenir des masses de travailleurs productifs, d’autant plus longtemps que leur formation initiale a été longue. La santé (publique) offrirait d’autre part un service à vendre à nos voisins européens qui suivraient la pente inverse.

    La France deviendrait « l’hôpital du continent »…Sans pour autant être naive. Bref, au lieu de chercher à imiter les autres en « comblant notre retard » (comme dirait vous savez qui) on suivrait, à raison, les sages conseils de RICARDO…Qui parlait d’avantages comparatifs, et donc encourageaient les « gouvernants » à maximaliser les « avantages » du pays…Plutôt que de se concentrer sur les « faiblesses » de celui ci par rapport à autrui.

    Logique qui, du reste, est pleine de bon sens : à ce que je sache, les Allemands (dont on fait si grand cas en ce moment) maximalise leur avantage (notamment leur industrie et la réputation qu’elle a dans le monde)…Ils n’essayent (même) pas de devenir un pays touristique comme la France ! Ils n’en ont même pas l’ambition…!

  2. mo2

    le prochain president du FMI ne sera pas un europeen……..quoiqu en dise madame sinclair….pas de second mandat….je lance les paris il sera CHINOIS!!!!! pour le reste « wait and see ».

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