18 décembre 2008 | Publié dans Clash !

Hier, la droite a donc fini par voter après 80 heures de débat son texte sur l’audiovisuel public. 80 h, cela peut paraître long mais le sujet et la méthode les méritaient.
La méthode tout d’abord. Une fois de plus, le gouvernement nous a imposé l’urgence sur ce texte. Nous y avons vu une forme de mépris du Parlement qui appelait de notre part en réplique le choix de l’obstruction.
Oui, nous revendiquons ce combat parce que c’est la mission que nous ont confiée nos électeurs, celle de nous opposer – avec les moyens démocratiques dont nous disposons – aux projets qui nous paraissent néfastes pour notre pays – et ce texte en fait partie. Nous avons voulu alerter l’opinion et c’est chose faite puisque 75 % de nos concitoyens, selon les sondages, estiment que ce projet est une remise en cause de l’indépendance de la télévision publique.
Le fond enfin. Cette loi a une double fonction : substituer à la télévision publique une télévision d’État strictement soumise au pouvoir sur le plan politique et financier et permettre aux amis du pouvoir, opérateurs de télévisions privées, de capter la totalité de la ressource financière du marché publicitaire.
Le plus grave réside, bien sûr, dans cette incroyable régression démocratique consistant à donner le pouvoir de nomination et de révocation des patrons de l’audiovisuel public au seul Président de la République. C’est pour nous la naissance l’ Office de la Radio Télévision Sarkozienne Aucun autre pays occidental, pas même l’Italie de Berlusconi, n’a envisagé un système aussi féodal, de mise au pas de l’audiovisuel public. Il s’agit d’un bond en arrière de 25 ans !
Cet archaïsme méritait à lui seul que nous menions ce combat déterminé. Il n’est d’ailleurs pas terminé. Dès l’adoption de la loi, nous saisirons le Conseil constitutionnel de cette dérive narcissique et autoritaire du pouvoir présidentiel.
NB: Photo Ouest France, je suis juste au dessus de Jack Lang….
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17 décembre 2008 | Publié dans Blablabla...
Voici quelques jours, Alain Miossec, recteur de l’Académie, m’a écrit pour justifier la décision du Gouvernement de « redéployer » dans les classes une partie des enseignants spécialisés des Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED).
Je viens de lui répondre, en lui faisant savoir que ses explications ne me paraissaient guère convaincantes. Ainsi, contrairement à ce qu’il avance, les RASED conservent toute leur utilité en dépit de l’instauration d’un soutien scolaire le samedi matin.
Ces deux dispositifs s’adressent en effet à des publics très distincts. Le soutien se révèle pertinent pour des élèves confrontés à une difficulté ponctuelle dans le cadre des programmes scolaires. Les réseaux d’aide, en revanche, s’appliquent à remédier à des troubles plus lourds, structurels, liés par exemple à la mémorisation ou à la conceptualisation. Les enfants qui en sont victimes ne tireront aucun profit tangible d’un simple soutien scolaire inadapté à leur situation.
L’argument selon lequel la suppression pure et simple des RASED ne serait nullement à l’ordre du jour me semble tout aussi indéfendable. Le Finistère, par exemple, est bel et bien voué à voir disparaître les 91 emplois – 43 enseignants à dominante pédagogique, 17 à dominante rééducative, 31 psychologues – qu’y comptaient les réseaux lors de la dernière rentrée.
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16 décembre 2008 | Publié dans Blablabla...
J’étais hier avec Nathalie Conan et Gérard Mével à l’AG du lycée agricole de Bréhoulou à Fouesnant. Comme j’en avais pris l’engagement, je viens d’interpeller Michel Barnier, ministre de l’Agriculture. Il n’est pas admissible que ce lycée perde l’an prochain cinq de ses seize classes.
Ce projet paraît d’autant plus incompréhensible que les perspectives d’embauche dans l’agriculture bretonne sont excellentes : 10 000 nouveaux emplois à l’horizon 2010 ! On estime même à 127 000, à l’échelle nationale, le nombre de postes à pourvoir d’ici 2015 dans les métiers de la production.
Du fait de la demande accrue des consommateurs en termes notamment de préoccupations environnementales, ces métiers, qui réclament désormais une haute technicité, exigent un investissement massif en matière d’enseignement et de qualification.
Les propositions relatives au lycée agricole de Fouesnant, loin de s’inscrire dans cette perspective, s’en éloignent au contraire. Elles programment de manière délibérée la précarisation d’un établissement dont l’expérience démontre pourtant l’adaptation des formations aux besoins des employeurs.
Le ministre serait bien inspiré de renoncer à une telle restructuration qui risque de priver les secteurs agricole et aquacole bretons d’une partie de la main-d’œuvre qualifiée dont ils auront besoin pour relever les défis du futur.
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15 décembre 2008 | Publié dans Smack !

Il existe à Quimper une coordination ”droits de l’homme et solidarités internationales” qui regroupe les associations de défense des droits humains, de solidarité internationale et de migrant-e-s. Chaque année, elle organise une “Fête des droits de toutes les couleurs” et j’y étais hier au Pavillon.
L’initiative remonte à 1999 et fut imaginée par l’infatigable Geneviève Garros. Cette femme-là m’a toujours épaté. Attentive aux autres, optimiste pour trente, persévérante au point de se retrouver parfois toute seule en première ligne ayant épuisé ceux qui l’accompagnaient dans ses multiples engagements, militante en diable et inventive comme personne. Croiser une fois dans sa vie, des personnalités comme elle est un honneur doublé d’un plaisir.
En 2006 et 2007 près de 1000 visiteurs se sont informés auprès des stands tenus par les associations, ont participé aux jeux et ateliers, goûté aux cuisines exotiques préparées à leur intention. Il m’a semblé - est-ce le contexte politique - que nous étions encore plus nombreux cette année à découvrir les 36 stands.
Avec cette fête centrée sur les “droits culturels“, une nouvelle fois, Quimper a montré son meilleur côté, celui du respect de la diversité !
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