J’ai présenté ce matin aux socialistes membres de la commission des lois une proposition de loi destinée à permettre la comptabilisation à part du vote blanc.
Rien ne justifie en effet qu’il soit fait masse indistinctement des bulletins blancs et nuls, lesquels répondent de la part de ceux qui les émettent, à des prises de positions très différentes qui, à ce titre méritent d’être distinctement identifiées.
Ainsi, cette idée qui m’a été apportée par Bruno Gaccio et Guy Carcassonne propose de régler la question de manière juste et pragmatique en énonçant que seront considérés comme des votes blancs ceux pour lesquels aura été glissée dans l’urne une enveloppe vide.
De plus, pour éviter que la majorité absolue des suffrages exprimés ne soit pas atteinte, les votes blancs ne seront pas pris en compte dans le dépouillement des résultats du dépouillement.
J’espère que mes collègues soutiendront cette proposition très modeste mais qui correspond à une attente de beaucoup de nos concitoyens que l’offre politique ne satisfait pas mais qui souhaitent cependant exercer leur devoir civique.
Et que pensez-vous de la proposition que fait le cran pour rendre le vote obligatoire ?
http://www.lagazettedescommunes.com/88932/abstention-le-conseil-representatif-des-associations-noires-lance-une-campagne-pour-le-vote-obligatoire/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=08-12-2011-quotidien
En cette période d’abstention record, on peut se poser la question…
Je ne comprends pas bien votre position, M. URVOAS. De deux choses l’une :
–soit vous considérez que l’abstention et le vote blanc se valent (situation actuelle) et dans ce cas, il est normal de ne pas comptabiliser dans les résultats ce dernier
–soit vous pensez que le vote blanc est…Un vote. C’est à dire l’expression souveraine du Peuple, comparativement à l’abstention, qui peut se voir comme la reconnaissance implicite de son renoncement à son droit souverain. Dans ce cas, comme pour les autres « votes », le vote blanc doit être comptabilisé.
Je ne vois pas quel « danger » pourrait receler la comptabilité du vote blanc et sa reconnaissance électorale.
Partons du principe qu’on ait, au premier tour, 100 bulletins :
-20% abstention
-30% candidat 1
-12% candidat 2
-10% candidat 3
-28% blanc
Qu’est ce qui empêcherait un candidat d’appeler ses concitoyens à voter pour lui au deuxième, après un premier « coup de balai » ? Rien. L’élu pourrait très bien faire son possible pour obtenir le suffrage de ses concitoyens au deuxième tour et s’il n’y arrive pas…Et bien, c’est qu’il ne convient pas. Dans ce cas, on procède à de nouvelles élections…En l’absence des candidats en présence. (Puisqu’ils ne convenaient pas). Et, en dernière extremité, on s’en remet au hasard : une main innocente choisit un bulletin dans l’urne jusqu’à obtenir un candidat.