1 euro par habitant et par an pour se nourrir

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C’est aujourd’hui l’automne. Les rigueurs climatiques se profilent qui rendront encore plus difficile la vie quotidienne de ceux qui sont privés de tous.

Cette perspective n’a pas suffi pour que le Conseil des ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche puisse trouver un accord pour maintenir en l’état le programme d’aide alimentaire aux plus démunis (PEAD). Six Etats s’y sont opposés : Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Suède, Danemark, Pays Bas.

C’est un nouvel exemple de la montée des individualismes et des égoïsmes nationaux en Europe, par l’entremise d’une droite européenne qui enterre chaque jour un peu plus le projet européen et son principe fondamental, la solidarité.

Pourtant le PEAD est vital pour 80 millions de citoyens européens menacés de pauvreté, et plus encore pour les  43 millions d’entre eux qui sont menacés de pénurie alimentaire. Il avait été imaginé  en 1987 sous l’impulsion de Jacques Delors, à la suite de l’appel de Coluche, fondateur des « Restos du Cœur », en utilisant les excédents agricoles européens.

Grâce à lui, 130 millions de repas sont distribués dans notre pays par les banques Alimentaires, les Restos au Cœur, le Secours Populaire et la Croix Rouge. Plus précisément dans le Finistère, 7 424 personnes ont pu être aidées par la seule Banque Alimentaire. Et cela ne coûte à l’Union qu’un euro par habitant et par an. Est-ce trop pour permettre aux millions d’européens qui n’ont pas les moyens de se nourrir de pouvoir le faire à peu près dignement ?

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