Débat sur les Partenariats Public-Privé (PPP) - 02-02-12
LCP La Matinale - Les 500 signatures de parrainage - 02-02-12
Audition Patrick Ollier - application des lois - 01-02-12
- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : août 2008
Demain les ARS
J’ai rencontré hier à Rennes le directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation. Au menu les questions urgentes comme l’avenir de l’hôpital de Carhaix mais aussi les urgences de Concarneau et encore le financement du centre hospitalier intercommunal de Cornouaille.
Et puis aussi le futur projet de loi que prépare Roselyne Bachelot intitulé « Santé, patients, territoires ». L’une de mes préoccupations est le rôle que joueront demain les « Agences Régionales de la Santé » dont la mise en place devrait intervenir en janvier 2010.
L’objectif général est l’unification du pilotage territorial de la santé, par le rassemblement des compétences de l’Etat et de l’assurance maladie afin de rendre plus cohérent les parcours de soin.
Peu de réformes ont été accueillies avec une telle unanimité. Inscrite implicitement dans le programme des trois principaux candidats aux présidentielles, ce projet est sur le principe une bonne idée. Ainsi à mes yeux, l’élargissement du périmètre des anciennes ARH à la santé publique (prévention, éducation à la santé,..), à la ville et au secteur médico-social est tout à fait fondé.
Evidemment, tout dépendra donc des moyens de la mise en œuvre et de l’état d’esprit de ceux qui en seront chargés. D’où l’intérêt de rencontrer Antoine Perrin…
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C’était hier…
François Hollande, le 8 avril 2008 défendant la motion de censure déposée par le PS contre la politique française conduite en Afghanistan.
Ce que nous voulons exprimer c’est un « refus, c’est celui d’un changement de nature dans l’engagement de la France en Afghanistan. Au lendemain des attentats du 11 septembre, cet engagement reposait sur le droit de légitime défense collective reconnu par la Charte des Nations Unies. C’était alors de notre devoir d’être aux côtés de nos amis américains pour punir le régime qui avait fait de l’Afghanistan une base arrière d’Al-Qaïda. Ensuite, notre engagement a pris la forme d’une participation à une force internationale, que nous avons approuvée, pour stabiliser Kaboul et encadrer l’armée afghane. Depuis 2003, cette force est sous commandement de l’OTAN et évolue à côté de l’opération américaine de lutte contre le terrorisme.
[…] L’opération présente toutes les caractéristiques de l’enlisement : les Occidentaux, qui comptaient 17 000 hommes en 2003, en mobilisent aujourd’hui 60 000, sans démontrer plus d’efficacité. Les pertes humaines sont en hausse continue : victimes civiles, pertes miliaires – deux cents morts dans la coalition en 2007.
[…] Cette politique-là a échoué. Elle crée plus de terrorisme qu’elle n’en détruit. Elle exige de rajouter toujours davantage d’hommes et de troupes, au prétexte, comme le disait le Président de la République, que l’on n’a pas « le droit de perdre la guerre » face aux terroristes.
C’est donc le double risque de l’enlisement et de l’engrenage qui est devant nous et qu’il faut prévenir. La menace d’être durablement embourbé n’est pas virtuelle.
Notre préoccupation doit être à la fois la sécurité de nos soldats et la réussite de leur mission. Dès lors que la stratégie déployée n’est pas la bonne et que nous allons en plus perdre notre autonomie de décision, nous exprimons ici, par notre motion de censure, notre refus d’un renfort militaire de la France en Afghanistan ».
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S’il le dit…
Antoine Coroller, conseiller général, vient d’adresser à tous les maires du Finistère un réquisitoire implacable contre la liste UMP aux sénatoriales.
D’abord, elle ignore les petites communes de moins de 3500 habitants et aucun de ceux qui peuvent prétendre à l’éligibilité n’a été élu sur son nom.
Ensuite, elle méprise l’expérience et l’enracinement des élus de terrain puisque les deux éligibles viennent seulement de gagner leur commune.
Enfin, elle procède d’une « mascarade » démocratique, tout en ayant été imposée par « décision parisienne ». Antoine Coroller indique ainsi avoir fait acte de candidature auprès de Christian Ménard le 30 avril et n’avoir reçu pour seule réponse qu’un accusé de réception « laconique » le 16 mai. Il a, de plus, saisi le secrétaire national de l’UMP le 10 mai, mais il attend toujours la réponse. Enfin, il a été auditionné le 26 juin par le « comité exécutif » de l’UMP et depuis, rien…
Bref, pour le moment, la droite ne semble pas en situation de se rassembler. Car face à ce « déni de démocratie », Antoine Coroller veut offrir un autre choix aux « électeurs de droite » et cherche à bâtir une « autre liste qui puisse être une alternative à celle de l’UMP ».
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Tonton d’Amérique
Deux sondages sur le PS sont publiés ce jour, même si je ne les retrouve pas sur le site des instituts concernés.
Dans les deux, Dominique Strauss-Kahn pourtant volontairement éloigné des affaires intérieures françaises et a fortiori des borborygmes socialistes obtient des résultats intéressants.
Dans l’un, réalisé par l’Ifop, il arrive en tête des personnalités qui doivent jouer un rôle important au PS. Dans l’ordre, à l’initiative de CSA, il termine second derrière Ségolène Royal en terme d’intention de vote pour un hypothétique premier tour d’une présidentielle.
Deux leçons : d’abord « loin des yeux, loin du cœur » est un proverbe qui manifestement ne fonctionne pas dans le domaine politique. Jacques Delors, Romano Prodi l’avaient déjà d’ailleurs démontré.
Inversement, la maxime chinoise sonne juste : « il vaut mieux observer le feu depuis l’autre bord de la rivière »…
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Mes questions pour Reims (3)
Troisième question : quelle majorité pour stabiliser le PS ?
A la lecture des différentes contributions, la très grande majorité des signataires est animée par une même envie de révision idéologique. Après la glaciation des dernières années et son anti libéralisme flamboyant, les textes témoignent d’une volonté de mieux prendre en compte les réalités, d’assumer plus clairement l’inévitable tension entre production et distribution. Ils montrent aussi une plus grande préoccupation pour les problèmes réels et les solutions concrètes.
Il existe donc très clairement ce que l’on pourrait appeler une « majorité réformiste ». Dès lors comment la traduire dans les faits ?
Pour les uns, en dépit de ce constat, le passé pèse. Les différends sur la construction européenne et sur les comportements qui furent adoptés au moment du référendum sur le traité constitutionnel ne sont ni des détails ni des accidents et interdisent de construire une alliance à vocation majoritaire dans le PS.
Pour les autres, le congrès est le bon moment pour tourner la page, solder les désaccords et fonder une nouvelle démarche positive permettant d’affronter les futures échéances et notamment les européennes de 2009. Parce que la période est nouvelle, il faut oser construire l’avenir.
Pour les derniers, depuis des décennies, le PS sans le reconnaître est formidablement homogène idéologiquement et que logiquement la majorité doit continuer à rassembler tous ceux qui structurent la colonne vertébrale du parti depuis plus de vingt ans.
Alors le congrès : une occasion pour faire payer une vieille addition, un nouveau départ ou une simple étape ?
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