Echec à l’OMC

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id1276672_29_lamy_ap_221900_00h5j3_0_jpg.jpgHélas, donc plus de 30 heures de négociations n’ont pas suffi à réduire l’écart entre les Etats-Unis d’un côté, l’Inde et la Chine de l’autre.

Les Etats-Unis ne voulaient pas concéder aux pays émergents le droit de se protéger contre une augmentation brutale des importations de denrées agricoles comme le coton, le soja ou le riz. L’ouverture des marchés émergents est en effet apparue à tous comme une contrepartie indispensable aux efforts fournis par les pays développés, aussi bien en matière agricole que dans le secteur industriel.

L’échec du cycle de Doha traduit une évolution profonde de la donne économique et politique mondiale. La conférence de Genève a été marquée par l’entrée de la Chine dans le cénacle des sept Etats réunis autour de Pascal Lamy pour tenter de trouver un compromis, aux côtés du Brésil et de l’Inde. Le rapport des forces en présence à l’OMC a changé. Un accord entre les Etats-Unis et l’Europe suffit de moins en moins à construire les bases du consensus multilatéral. Il faut désormais compter avec les puissances émergentes, tout en se mettant à l’écoute des pays les plus pauvres, comme l’a fait l’Union européenne.

Pour autant, cette impasse ne doit pas remettre en cause l’OMC qui constitue une des meilleures potentialités de la régulation des affaires économiques mondiales, que la mondialisation rend toujours plus nécessaire.

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4 réponses à Echec à l’OMC

  1. Baillergeau dit :

    Certains vont encore dire que j’encense trop tes notes, mais je ne peux pas laisser passer ce que tu viens d’écrire, sans rien dire.

    Tu as doublement raison, d’abord parce que ce que tu dis est vrai et parce que tu es un socialiste incontestable.
    Combien avons-nous entendu de sous-entendus dégradants à l’égard de l’action de Pascal Lamy et de l’OMC elle-même, venant d’amis militants PS mal conseillés ou un peu démagos.
    Ce que tu as écris ne va pas te faire que des amis. mais c’est ton honneur, par ces temps où la vérité est frileuse.

  2. yomansdu33 dit :

    oui, c’est sûr… tout va très bien dans le meilleur des mondes et tout ce qui se décide dans le cadre de l’OMC est formidable et source de progrès.

    D’ailleurs, la mondialisation actuelle en générale est formidable et le système capitaliste financier de moins en moins régulé fait chaque jour la preuve de son efficacité : le progrès social ne recul pas, les écarts entre les riches et les pauvres (que ce soient des pays ou des êtres humains), ne s’agrandissent pas, la crise environnementale ne s’aggrave pas, les conflits armés ont disparu, la Démocratie et les droits de l’homme font des progrès spectaculaires chaque jour…

    Donc inutile d’avoir une approche critique de l’OMC et de ses instruments (si tant est que l’on puisse appeler ça ainsi) car cela est totalement impropre et malvenu… cela ne peut-être que l’action de dangereux marxistes, obscurantistes, protectionnistes, droits de l’hommistes… qui d’ailleurs sont trop bêtes pour comprendre les choses (un peu comme pendant le TCE).

    voyons voyons…

  3. yomansdu33 dit :

    plus sérieusement, Jean-Jacques, tu écris :

    « Pour autant, cette impasse ne doit pas remettre en cause l’OMC qui constitue un des meilleures potentialités de la régulation des affaires économiques mondiales, que la mondialisation rend toujours plus nécessaire. »

    Je pense qu’il serait tout de même bon d’ajouter que l’OMC, et d’une manière générale tous les instruments internationaux (FMI, Banque Mondiale, ONU…), ne sont ni à la hauteur des enjeux que supposent la globalisation ni orientés, ne soyons pas dupes, dans la direction qui correspond à nos valeurs et à notre projet de société.

    A ce propos, il n’y a pas de « bonne » direction en soi comme il n’y a pas de « bon » sens (formule bien connue de ceux qui étudient les processus de persuasion et de manipulation).

    Il n’y a que des choix qui, pour chacun, se justifient et se défendent selon des points de vue, des valeurs, des intérêts… c’est ça faire de la politique : faire des choix, les assumer comme tels dans un esprit de responsabilité et de transparence vis-à-vis de ceux devant lesquels on rend des comptes.

    ps : pardon du squattage

  4. Baillergeau dit :

    Tout propos qui ne condamne pas sans nuance et sans appel l’OMC est considéré comme un soutien sans réserve à tout ce que cet organisme a réalisé dans le passé.

    A ne jamais laisser une chance à cette organisation, même quand elle est dirigée par une personne dont l’action passée est un gage de compétence, de probité et d’engagement pour un monde meilleur, rien ne permettra jamais de changer le cours des choses, à la grande joie des oppresseurs majeurs.

    Je persiste à penser que dire que « cette impasse ne doit pas remettre en cause l’OMC qui constitue une des meilleures potentialités de la régulation des affaires économiques mondiales » est vrai et courageux.

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