Société de surveillance ?

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images.jpgLa rencontre marquante de ma journée de mercredi fut effrayante. Pendant une heure, j’ai eu le plaisir d’écouter et de dialoguer avec Alex Türk, sénateur non inscrit et surtout président de la CNIL.

Je prépare en effet une soirée débat qui aura lieu à Brest le 9 avril prochain à 18 h 30 à la fac de droit, organisée par la Ligue des Droits de l’Homme sur le thème du fichage des individus. Il m’était donc indispensable de rencontrer l’homme qui depuis plus de 10 ans veille sur nos libertés individuelles.

Et bien, son discours est terriblement angoissant. Avec 570 % d’augmentation de son activité en trois ans, plus de 70 000 fichiers déclarés chaque année, la CNIL connaît une croissance spectaculaire et continue de son champ d’action. Cela traduit un gap inquiétant : le progrès technologique devient de plus en plus complexe à maîtriser et le temps juridique demeure particulièrement lent. Si bien qu’au final, il n’hésite plus à parler d’une société de surveillance qui menace notre capital de protection des données et de nos libertés

Et cela ne fait que s’accélérer car demain les technologies vont devenir invisibles. Avec les nanotechnologies, il sera bientôt impossible de distinguer à l’œil nu si une technologie est présente dans un objet. Dès lors comment encadrer et contrôler les traitements mis en œuvre ?

En tout cas, la soirée du 9 avril promet d’être passionnante !

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4 réponses à Société de surveillance ?

  1. tout le monde n’est pas logés à la même enseigne, pour preuve:

    La NSA (pour National Security Agency) alimente les rumeurs les plus folles. Cet organisme de renseignement américain disposerait de moyens suffisants pour intercepter et surtout, interpréter l’ensemble des communications terrestres.

    Figurez-vous que les agents de cet organisme pourraient être bientôt équipés d’un nouveau PDA communicant. Les formes de l’appareil en question ne sont pas sans rappeler celles du Blackberry ou du Palm Treo. L’écran rectangulaire tactile (au format paysage) est complété par un clavier QWERTY. L’une des particularités de cet appareil est à trouver du côté de son système d’exploitation. L’engin est équipé d’une version de Windows Mobile, mais attention, il ne s’agit pas d’un des OS grand public que nous connaissons. Ce Smartphone utilise une version de Windows CE modifiée pour la circonstance. En résumé, seul le cœur du système est identique à celui de nos appareils

    Bien sûr, l’accent semble avoir été mis sur la sécurité. Le constructeur annonce que l’appareil sera capable d’acheminer des conversations vocales et des emails top secret ou d’accéder à des sites Web sensibles. John Cole, le vice-président de Général Dynamics C4 Systems (l’entreprise responsable de la fabrication de ce téléphone hors-norme) déclare que pour la première fois, le personnel militaire et les agents du gouvernement seront en mesure de disposer d’une solution tout-en-un permettant d’accéder à des informations DATA ou vocales, qu’elles soit de nature protégées ou non. Il précise également qu’avec le « Sectéra Edge » l’utilisateur pourra basculer du mode « normal » au mode « sécurisé » en pressant sur une simple touche !
    http://www.mobinaute.com/130272-sectera-edge-agents-nsa-droit-smartphone.html

  2. noël dit :

    Super Jacques! Ce sont bien les mêmes qui ont découvert les armes de destruction massives en Irak…

  3. Stéphane dit :

    Bonjour,
    Tavailleur social pour une collectivité territoriale (le CG 29) et membre de la LDH, je partage évidemment vos inquiétudes…
    Si l’expansion des systèmes informatique est une bonne chose en matière de gestion, de lien et de coordinations… L’usager ou plutôt la personne et l’importance de sa parole sont peu à peu reléguées à un second plan. Les postes informatiques sont présents dans quasiment chaque bureau d’entretien. Le temps de la gestion informatique et le temps de l’accueil de la personne ne sont plus différenciés…C’est une perte de sens du travail social.
    Les récentes réformes de protection de l’enfance et la prochaine réforme des mesures de protection des majeurs vont donner des missions supplémentaires aux CG. On pourra alors soumettre l’octroi d’une aide financière à la mise en place d’une mesure de protection…
    Il ya pour moi confusion des genres, peut on être juge et partie ?
    C’est un constat, le travail social est de plus en plus soumis à une logique gestionnaire, à une obligation de résultat, à une plus grande visibilité, lisibilité. On propose donc des bilans budgétaires pour des personnes qui n’ont rien à gérer ou si peu et on met en place des mesures d’accompagnement social lié au logement afin de rassurer, d’apporter des garanties à d’éventuels bailleurs sociaux qui par ailleurs ne jouent plus leur rôle.

    J’ai peut être un peu débordé du sujet mais il me semble que l’informatisation en travail social est un non sens…Il dématérialise et va à l’encontre de nos techniques d’entretien.

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