Législation funéraire (1)

Mercredi 27 février 2008 | Publié dans Blablabla...

biere.jpgJ’entame la préparation d’un futur débat parlementaire consacré à la législation funéraire. De prime abord, le sujet ne semble pas passionnant. Et pourtant, il touche le quotidien de milliers de personnes.

A Quimper, par exemple, environ 350 personnes décèdent par an et 40 % d’entre elles choisissent la crémation. C’est nettement plus que la moyenne nationale qui est de 22 %. C’est aussi le cÅ“ur du sujet car les cendres de défunts ont cette spécificité de n’avoir aucun statut juridique. Elles sont simplement considérées comme des souvenirs de famille.

Il en découle une question essentielle : les familles doivent-elles pouvoir conserver les cendres chez elles ?

Pour le moment, notre règlementation est l’une des plus libérales d’Europe. Elle prévoit que, si le défunt en a manifesté la volonté, deux options sont possibles, soit l’urne est conservée dans une propriété privée, les cendres sont dispersées en pleine nature, sans pouvoir l’être sur les voies publiques ; soit l’urne est conservée, ou les cendres dispersées, dans le cimetière. En l’absence de volonté manifestée par le défunt, le cimetière devient le lieu naturel de la destination des cendres.

Le texte étudié par la Commission des Lois le 30 janvier dernier propose de revenir sur ces possibilités et d’interdire l’appropriation privative des centres. Le sujet est sensible, j’ai reçu par exemple hier l’association des crématistes du Finistère qui s’y oppose. Je reviendrai dans les prochaines semaines sur ce texte.

4 réponses à “Législation funéraire (1)”

  1. Jacques Canevet dit :

    En période de deuil , le temps de la réflexion est important. Le deuil c’est naturel et pourtant c’est une période “psychologique” qu’il ne faut pas négliger! J’ai participé pendant 8 ans au conseil national des opérations funéraires (ministère de l’intérieur) ; cette question du devenir des cendres est récurrente, car c’est aussi un problème culturel qui a des répercutions au niveau psychique , dans certaines culture c’est la crémation qui est la norme ;”la fumée du buché monte au ciel ” dans l’invisible il ya vie!
    Un psychanalyste Michel Anus nous a expliqué que la période du deuil pouvait- aller jusqu’à 5ans , période qui correspond au blanchiment des os dans le cas d’une inhumation dans (un terrain non humide, expérience de 15année de pratique) ! C’est pour cela qu’il est important que les endeuillés puissent avoir un temps de réflexion suffisant après la crémation ; des cas de regret ne sont pas rare après dispersion ou autres pratique ; Nous avions imaginé il y a bien des années en commission de travail une période de 3 semaines ou l’urne serait conservé par la commune ou les pompes funèbres , période ou la famille réfléchie à son souhait le plus pertinent pour elle! Cela n’a pas été retenu , par… (je n’ai pas le droit de le dire obligation de réserve) mais pour moi cela reste nécessaire!

  2. BOYER Didier dit :

    BRAVO M. le député et nous espérons que lors des discutions sur le projet de loi sur le funéraire vous appuyerez les souhaits des 100 000 adhérents des associations crématistes regroupés au sein de la FFC ( Fédération Française de Crémation ) et qui désirent avant tout garder le libre choix de la destination de leurs cendres, même si nous sommes d’accord sur le principe de la traçabilité.

    Merci pour votre soutien

    Didier BOYER
    2° Vice-Président de la FFC
    PDG du crématorium de la balme de sillingy 74

  3. BOYER Didier dit :

    à suivre….

    www.crematorium-la-balme.fr

  4. Cheutin dit :

    Non seulement le sujet est sensible il devient passionnel quand on s’adresse aux intéressés qui se verraient privés du droit de libre disposition des cendres de leurs défunts.
    A moins que la nouvelle propension de nos élus à tout monnayer, rendre mercantile la disposition des cendres pour faire rentrer des finances dans l’escarcelle du trésor.
    Pourquoi pas !

Laisser un commentaire