Depuis le 21 mai, la confédération européenne des syndicats tient son 11ème congrès à Séville. Il vient clore une intense période de quatre années marquée par le succès de la mobilisation à l’occasion de l’élaboration de la directive « Services ».
Bien que ce débat ait été révélateur des peurs et des tentations de replis nationalistes (« le plombier polonais » en a été le symbole), il s’est finalement soldé par une formidable victoire du syndicalisme européen, qui a pesé de façon décisive pour la modification du texte initial, notamment par la suppression du principe du pays d’origine, prévu au départ par la version dite Bolkestein.
Autre succès à l’actif des syndicalistes, la législation européenne sur les substances chimiques Reach, qui va vers plus de responsabilisation de l’industrie dans la protection de la santé des travailleurs. Le dialogue social s’est poursuivi avec, en dernier lieu, la signature récente de l’accord européen sur le harcèlement et la violence au travail.
Moins positif, la CES subit des difficultés de la syndicalisation en Europe et n’échappe pas au questionnement sur les réponses à apporter face à la mondialisation et sur le devenir du modèle social européen. Les travaux continuent jusqu’à jeudi.
(22/05)
Les orateurs qui ont pris part à la première table ronde du Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) font le même constat: si le nouveau capitalisme financier, aiguillonné par les fonds de placement spéculatifs et les sociétés de capital à risque, ne fait pas l’objet d’une réglementation et n’est pas plus transparent, il constituera une grave menace non seulement pour les travailleurs mais aussi pour la stabilité économique.
Espace privé
Maison syndicale internationale (ITUH)
Jean-Jacques, je me permet de mettre en évidence ce résumé que l’on trouve sur le lien que tu as mis. Car je tiens » à déclarer » publiquement ceci: le parti socialiste (ou l’appellation peut-être que l’on lui donnera)dont je suis membre depuis 3ans doit tenir un discourt clair sur sa position quant-aux « libéralisme » qui mène le monde aujourd’hui, ce n’est plus le capitalisme à papa, les responsables syndicaux dont j’ai fait partis depuis des années tirent la sonnette d’alarme, vous en avez la preuve avec cette article de la CES . Cela à donné le NON au référendum . Sur un dossier comme le temps de travail en Europe, quand on interroge un syndicaliste anglais , sa réponse est dans la même veine que de n’importe quel syndicaliste Français, vous interroger un syndicaliste américain vous êtes sure d’avoir cette même réponse « car c’est le bon sens « !Alors pourquoi quand des responsables syndicaux unanimement vous disent que « oui il faut mettre des limites au temps de travail »"oui il faut améliorer les conditions de travail » « oui il faut augmenter les bas salaires »nous trouvons des responsables politique très souvent de droite mais aussi parfois de gauche qui « fricote » avec l’économie de marché sauce boursière?
Nous sommes les plus forts en nombre, et aussi en raisonnements, mais l’ennemie à réussi avec l’argent( des autres) a acheter la conscience des responsables de certains média et ils ont réussit ce que l’on faisait du temps des révolutions par les armes , la prise du pouvoir médiatique!
a force de s’entendre dire dans nos propres rangs même « c’est inéluctable c’est le modernisme , la mondialisation qui veut cela » ce qui dénote d’un manque de formation certaines et de couilles surement! Il nous faut prendre nos responsabilité de socialiste et dialoguer avec nos amis frères camarades Anglais Américain Espagnol etc… du même bord que nous , avant d’aller chercher une hypothétique alliance avec le centre et qui j’espère avec un peu de chance refusera cette main moite!
Mes chers amis qui lirez ce « brulot » ne m’en veuillez pas de trop, je suis d’un naturel pacifique mais je trouve qu’il y a des choses qui faut savoir dire , j’aurai pu trouvé des mots fleuris je ne les ai pas désolé!
J.Canevet, j’ai eu plaisir a vous lire. Merci d’avoir rappelé ce que socialiste devait signifier. Encore merci
Il va falloir s’entendre sur des mots simples. Quand on fustige le libéralisme; parle-t-on du simple libéralisme, du néolibéralisme ou ultra-libéralisme? Que je sache, le PS n’est pas contre le libéralisme ni contre le capitalisme puisque c’est notre horizon indépassable; par contre il est opposé au néolibéralisme tel qu’il est défini dans l’article cité par J. Canevet. Tout ceci est bien embêtant, car on finit entre nous par ne plus savoir de quoi on parle. Si nous sommes contre le libéralisme et éventuellement contre l’économie de marché, alors nous sommes pourquoi? l’économie planifiée du temps de l’URSS?
Voilà bien le flou duquel il va falloir sortir, flou qui nous a fait tant de mal durant la dernière campagne.
Noël, effectivement l’économie planifiée du temps de l’URSS non, mais je vais donner deux chiffres que j’ai trouvés sur le site CATDM comité pour l’annulation des dettes du tiers monde:
budget annuel des dépenses de publicité dans le monde 1000 milliards $
budget annuel des dépenses militaire 1000 milliard $
C’est deux chiffres donne le vertige , mais aussi l’atmosphère dans laquelle nous baignons , autant de financement du militaire que du publicitaire, cela parle de lui même , nous sommes dans une logique d’affrontement ! Mais je crois que c’est dans la recherche de ce qui doit être « produit » dans une logique de « besoin » dans une logique de la qualité du produit mais aussi de qualité de production « sociale environnementale » dans un soucie de déconcentration (pas que le blé dans la beauce et les voitures dans la région de Pékin), ce qui peut apparaitre comme impossible dans un monde basé sur une économie de marché « libérale » (mais attention aux mots) devient réalisable dans une économie mixte! mais cela commence par un débat au parti socialiste!
http://www.cadtm.org/rubrique.php3?id_rubrique=3