Les électrices de droite sont ravies. L’alliance des quatre partis conservateurs a rassemblé 48.1 % contre 46.2 % aux sociaux-démocrates et à ses alliés.
Et dès hier soir, le Premier ministre Goran Persson, qui dirige le gouvernement depuis 1996, a reconnu sa défaite et annoncé sa démission de la direction du Parti social-démocrate.
Il faudra quelques jours pour analyser les résultats et j’y reviendrai. Mais il est plausible que bien qu’à nos yeux, comme je l’ai déjà écrit, les résultats économiques apparaissaient bons et que le système de protection sociale soit sans équivalent, de nombreux électeurs aient pourtant privilégié les promesses de l’opposition et notamment celle de réduire la pression fiscale.
Le prochain rendez-vous électoral européen est en Autriche où les législatives auront lieu le 1er octobre. L’actuelle coalition gouvernementale (parti populaire [centre droit] et Alliance pour l’avenir de l’Autriche [extrême droite]) a peu de chances de survivre au scrutin. Et toutes les hypothèses sont évoquées : noire-rose (une grande coalition à la mode allemande), noire-verte, rose-verte…
Pour l’heure, la droite reste légèrement en tête dans les sondages (40 %) devant le Parti social-démocrate d’Alfred Gusenbauer (36 %), les Verts (12 %), le parti libéral (12 %) et l’extrême droite (3 %).