Inclinaison à gauche

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ANPE - Sipa.jpgUn sondage n’est pas un vote mais la lecture de celui de l’IFOP, sur «le positionnement politique des chômeurs», paru dans La Croix, le 10 juillet est partiellement revigorante.

Il indique que les chômeurs restent des électeurs presque comme les autres et que comme l’ensemble des salariés, ils se disent d’abord proches des socialistes. Le PS retrouve ainsi des sommets historiques qu’il n’avait plus approchés depuis 1999.

Pourtant, tout n’est pas rose. Ainsi, le PS progresse nettement plus chez les salariés que parmi les chômeurs : presque un tiers des salariés se reconnaissent désormais dans le PS (32,5 %), mais les chômeurs sont significativement moins nombreux à afficher la même proximité (29,2 %).

Cela ne profite toutefois guère à la droite. L’UMP n’attire les suffrages que d’un chômeur sur sept et d’un salarié sur cinq. Piètres chiffres pour Dominique de Villepin qui prétend faire de l’emploi la priorité de son action tout autant que pour Nicolas Sarkozy qui cherche à parler à ce qu’il appelle la France « qui travaille, se lève tôt et gagne peu ».

En revanche, le FN poursuit son grignotage puisque 15,7 % des salariés et 17,2 % (!!!) des chômeurs le choisissent. Certes l’étude montre que le chômage n’entraîne nullement un basculement massif vers le FN mais elle rappelle que le malaise de la fracture sociale est loin d’être passé.

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