Surpopulation pénale au 1er juillet

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J’ai reçu aujourd’hui comme tous les mois les chiffres de « l’Observatoire des Prisons et Autres Lieux d’Enfermement » que publie Pierre Victor Tournier, directeur de recherches au CNRS.

De ce travail de bénédictin, car la statistique pénale est affaire de précision, je retiens qu’il y avait au 1er juillet 60 263 personnes détenues dans les différents établissements, un chiffre qui a doublé en 40 ans. Compte tenu de l’augmentation de la population, le taux de détention est de 96 pour 100 000 habitants contre 58 pour 100 000 il y a 40 ans. L’effet démographique n’explique donc que pour 1/3 la croissance du nombre de détenus.

Compte tenu de la capacité de l’ensemble, le nombre de détenus en surnombre est de 11 185, 10 716 en maison d’arrêt et 469 pour les autres établissements. Ainsi pour l’essentiel, la surpopulation concerne les maisons d’arrêts et les quartiers « maison d’arrêt » des centres pénitentiaires.

Il y a donc une forte probabilité que les 26 % de personnes prévenues qui sont incarcérées subissent cette humiliation.

J’ai aussi appris que la durée moyenne d’incarcération est de 9,8 mois et qu’en 40 ans, cette durée a doublé !

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Une réponse à Surpopulation pénale au 1er juillet

  1. baillergeau dit :

    En poussant à peine, on pourrait dire que le doublement de la longueur des peines est à l’origine de l’aggravation de la criminalité.
    La prison est criminogène – Parole de vieux visteur de prisons !

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