Archive pour la catégorie 'Smack !'

Régionales, premier marché

Vendredi 5 février 2010 | Publié dans Smack !

Première distribution de tracts ce matin sur le marché de Fouesnant dans le cadre de la campagne pour les élections régionales.

Avec Nathalie Conan, la conseillère général du canton, Danièle Le Bot la secrétaire de la section et quelques militant-es (dont Suzanne Dornic sur la photo et Jean), c’était l’occasion de vérifier sur le terrain la météo clémente que nous annoncent les sondages.

Et bien le premier test s’est révélé positif. Accueil favorable, ce qui à Fouesnant n’est pas tout à fait – encore – une tradition… Nos interlocuteurs connaissent pour une très bonne part la proximité du scrutin même si beaucoup en ignorent la date précise. La notoriété de notre candidat, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional est avérée et visiblement son image est bonne.

Par contre, nous avons encore des marges de progression considérable pour expliquer les compétences de la Région et de ce fait, développer les succès de l’équipe sortante. Quant à notre programme, il reste bien sûr largement inconnu. Mais c’est justement l’enjeu des prochaines semaines. Et les socialistes vont y mettre toute leur énergie.

Construire le succès

Dimanche 24 janvier 2010 | Publié dans Smack !

Alors que les négociations s’enlisent à droite, l’Union se construit à gauche. Après le PCF, la semaine passée, cette semaine c’est Bretagne Ecologie qui a choisi le partenariat avec le PS.

Ce sont deux bonnes nouvelles. Elles sont d’ailleurs logiques, le PCF participe à l’exécutif de la région depuis la victoire de 2004 et compte dans ses rangs 3 vice-présidents dont Gaëlle Abily élue brestoise. Quant à Bretagne Ecologie, il s’agit d’une partie des élus écologistes qui appartenaient aussi à la majorité de gauche et qui n’ont pas souhaité suivre les Verts dans leur prise de distance avec le travail accompli en commun.

Ensemble, nous allons bâtir notre liste que Jean Yves Le Drian présentera samedi prochain lors d’une réunion publique à Rennes.

Vendredi, le conseil fédéral du PS – à l’unanimité - en a accepté le principe avec enthousiasme. Il a ainsi mandaté notre responsable départemental Marc Coatanéa pour que chaque formation soit représentée à la hauteur de son influence électorale mesurée sur la période 2004-2009, pour que la parité soit strictement respectée par chacun des partenaires (ainsi si le premier représentant du PCF est une femme alors celui de Bretagne Ecologie doit être un homme, etc..) et évidemment que si nous choisissions de fusionner avec une autre liste au soir du premier tour, tous les partenaires contribuent à cet élargissement.

6 ans au service des Bretons

Dimanche 17 janvier 2010 | Publié dans Smack !

Hier s’est terminée la dernière session du Conseil régional de Bretagne de la mandature ouverte en 2004.

On serait surpris que je jette un regard critique sur le bilan de l’équipe de Jean-Yves Le Drian à laquelle j’ai eu l’honneur de participer de 2004 à 2007. Reste qu’il me semble que les changements avec l’époque précédente sont évidents.

Il y a 6 ans, malgré des atouts évidents, la Bretagne manquait de souffle, d’investissements et de projets. Aujourd’hui, si le monde a changé, la Bretagne aussi. Elle me semble plus attractive et dynamique, plus fédératrice aussi par sa capacité à unir avec confiance ses partenaires, plus solidaire enfin par la force des réalisations imaginées par la gauche.

Bien sûr, il reste beaucoup à faire pour progresser encore sur la voie du développement durable, pour protéger les bretons de la politique que conduit Nicolas Sarkozy, pour combattre pour l’emploi et la défense des services publics.

Ce sera l’enjeu des prochaines régionales. Avec les socialistes bretons, derrière Jean-Yves Le Drian je vais pleinement m’y engager.

NB : photo Emmanuel Pain, empruntée sur le site du Conseil régional

Un peu de panache, que diantre !

Mercredi 6 janvier 2010 | Publié dans Smack !

A droite, Mme la Préfète impose donc lentement sa ligne et ses candidat(e)s.

Je suis surpris par la docilité de Jacques Le Guen, qui, après avoir dit pis que pendre de Bernadette Malgorn, assiste sans mot dire à la composition de sa liste UMP aux régionales.

Aussi je me permets de lui proposer trois portes… de sortie :-)

Flamboyant comme Chirac. Le 25 août 1976, il fut le premier chef de gouvernement à imposer au Président de la République sa démission. Motif ? « Il ne disposait pas des moyens qu’[il] estimait nécessaire pour assurer efficacement [ses] fonctions ».

Grognon comme Seguin. Le 16 avril 1999, il annonce son double retrait de la présidence du RPR et de la tête de liste aux élections européennes. Raison ? «  [Il] évolue dans un contexte où la loyauté, la clarté et la transparence ne sont pas des vertus cardinales. [Il] en tire donc les conséquences ».

Opportuniste comme Sarkozy. Chiraquien avec Chirac, Balladurien avec Balladur, toujours prêt à occuper un siège qui se libère, le fauteuil de maire à Neuilly qu’il chipe à Pasqua en 1983, la tête de liste aux européennes en 1999 (12,8 %)… Comme disait Le Guen au magazine Bretons “C’est quoi le sarkozysme ?”

Le rôle du Conseil Constitutionnel

Mercredi 30 décembre 2009 | Publié dans Smack !

Le Conseil vient donc de censurer une disposition que nous avions toujours jugé écologiquement inefficace et socialement injuste.

Au-delà du fond qui est largement commenté, cette décision appelle sur la forme deux commentaires.

D’abord, pour une fois le Conseil a repris les arguments développés par mes collègues dans l’hémicycle. Comme quoi, ce n’est pas parce que nous sommes dans l’opposition que nous avons toujours tort. Si le gouvernement qui a pêché par précipitation et amateurisme avait accepté un vrai débat, il n’aurait peut-être pas connu cette déconvenue.

Ensuite, en dépit de ce succès, je continue à regretter l’orientation que suit le Conseil depuis qu’Yves Guéna en a assuré la présidence. Sous l’influence des universitaires comme Georges Vedel ou Jacques Robert et avec la vigilante protection de Robert Badinter, il s’est hardiment doté d’une véritable doctrine l’érigeant en protecteur des libertés fondamentales. Mais depuis quelques années, il se contente de juger sans audace les simples imperfections des lois.

En quelque sorte, d’arbitre respecté, il se transforme lentement en un acteur parmi d’autres. Dommage.