En mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites

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Nous a-t-il seulement vu cet homme qui sous son parapluie a traversé nos maigres rangs pour rentrer en bousculant autant qu’en bougonnant dans la boulangerie ?

Il est vrai que sous une averse diluvienne, nous étions bien peu, à 10 h ce matin, place St Mathieu pour commémorer la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes » de France.

Il y avait bien sûr Bernard Poignant qu’accompagnait Piero Rainero, Maryvonne Blondin, le directeur de cabinet du préfet et quelques représentants des associations d’anciens combattants. 8 porte-drapeaux étaient stoïques au milieu des flaques d’eau et deux dizaines de personnes se pressaient sous des parapluies.

A-t-il entendu ne serait-ce que des bribes des messages lus qui évoquaient les 13 152 juifs raflés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1942 dont 7 000 furent dirigés vers le Vélodrome d’Hiver où ils passèrent 5 jours dans des conditions d’enfermement inhumain et de promiscuité dégradante avant d’être expédiés vers Auschwitz ?

S’est-il fugacement demandé ce que nous faisions là, un dimanche matin, sur une pluie battante ? Quelles étaient les motivations de ce petit groupe qui se figea en écoutant la Marseillaise ?

En fait, il était une terrible incarnation, par son indifférence ou sa désinvolture, de l’indignité de quelques uns, de la lâcheté de certains et de l’insensibilité du plus grand nombre que l’on rencontra beaucoup durant ces années là.

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6 réponses à En mémoire des victimes de crimes racistes et antisémites

  1. Michel dit :

    C’est pour çà que je ne partage pas l’idée de Mme JOLY sur la suppression des défilés militaires.
    Coluche avait dit un jour qu’il n’aimait pas les cérémonies patriotiques car elles faisaient de la publicité aux guerres. Idée entendable peut-être…
    Mais ne font-elle pas aussi de la publicité pour la paix?
    Voici quelques années, avec mon épouse, je me suis rendu sur les sites du débarquement en Normandie, j’y avais visité les musées consacrés à cet évènement. Sur le livre d’or de l’un d’eux, j’avais lu cette phrase aussi débile que terrible: « HITLER AVAIT RAISON ».
    Il faut continuer, même si le temps passe inéluctablement à témoigner là dessus, à rappeler sans cesse que la barbarie a existé, et qu’elle peut encore le faire si on y prend pas garde.
    Les racines de ce mal existe toujours, nous n’avons pas encore inventé la traitement qui peut les éradiquer.
    Alors, continuons à ne pas oublier, continuons de témoigner, et s’il le faut, contredisons Coluche qui ne disait pas que des bêtises. Faisons de la publicité pour la paix
    Faisons de la publicité pour le bien de l’humanité tout entière.

  2. seb dit :

    Je n’aime pas trop ces « commémorations » parce que, le plus souvent, les politiques ne savent pas leur signification réelle, ou à tout le moins sont dans l’incapacité d’en trouver un aspect solennel, préférant instrumentaliser l’Histoire.

    La « polémique » du défilé du 14 juillet, illustre bien cette méconnaissance ou cette instrumentalisation de l’Histoire. Du coté des « attaquants » – Mme JOLY et d’autres, tels M. MAMERE ou COHN BENDIT – comme des « défenseurs ».

    Au lieu de comparer (bêtement) notre défilé national avec des défilés pratiqués dans des dictatures, il m’aurait été plus agréable d’entendre les élus rappeler qu’en matière de propositions débiles, le Gouvernement et le Président, ont eu des idées et des « oublis » bien plus choquants que la proposition de Mme JOLY :
    -parrainer un enfant de la Shoah ! (M. SARKOZY)
    -introduire la notion du « gender » (issu des féministes américaines) dans les programmes scolaires (M. CHATEL)
    -honorer un étudiant communiste qui n’a pas grand chose à voir avec la Résistance (M. SARKOZY)
    -supprimer la commémoration du 8 mai 45 sous prétexte que nos rapports avec l’Allemagne ont changé (M. COPE)
    -blacklister Napoléon Bonaparte des commémorations nationales, au prétexte que l’Empereur a fait du commerce d’esclaves (comme tout le monde à l’époque !) Cela aurait pu se concevoir – nous ne soutenons pas les esclavagistes – si dans le même temps on n’était pas allé fêter Nelson, qui a fait bien pire que Bonaparte !
    -Sortir Henri IV et Louis XIV de l’enseignement…Au profit de l’histoire de pays émergents ou pas. Autant la chose ne me dérangerait pas au lycée voir à partir de la quatrième…Autant il me semble fort néfaste que nos enfants ne soient pas appelés à connaître LEUR HISTOIRE avant celle des autres ! Encore une « tradition républicaine » oubliée !
    -ne pas venir à Orléans. Contrairement à ses prédecesseurs – qui n’ont pas fait allusion autant à elle que M. SARKOZY pourtant, dans leurs discours de campagne – M. SARKOZY n’est pas venue, une seule fois à Orléans, pour honorer Jeanne ! C’est pourtant une tradition républicaine, qui permet notamment, au Président d’appeler les Français à l’unité.

    Bref, je veux bien qu’on dise que Mme JOLY ne soit pas forcément en phase avec l’âme française…Mais décerner des brevets de républicanisme ou de connaissance de la France, quand on n’est pas soi même un ex en la matière, me parait être pour le moins choquant. M. FILLON connait il la « culture française » quand il fait passer – via les programmes scolaires – l’étude des pays lointains avant l’Histoire de France ? Une pratique contraire à la « culture française » qui a toujours fait passer le « roman national » avant tout autre apprentissage ! Et cela quelque soit le régime politique au reste !

    -sous l’Ancien Régime, les Français ayant une connaissance de la vie (et des hauts faits) de leurs monarques et héros, par les troubadours, les « chroniques » des moines ou encore la fameuse « gazette royale », qui se délectait du moindre détail, pour nous insignifiant ! Les rois eux mêmes étaient « bercés » par la vie de leurs prédecesseurs qui devaient servir de « miroir des princes ». Mieux, un « roman national » existe depuis Philippe Auguste et a été poursuivi par Saint Louis, via notamment l’habile lien que ce dernier créa entre les Mérovingiens, les Carolingiens et les Capétiens…Si bien qu’en peu de temps, les Français acquirent la conviction d’être un peuple élu, descendant des Troyens.

    -Sous la Révolution, on avait aussi des héros, une histoire commune – 1789 – et l’on commençait déjà à chercher des ancêtres chez nos amis les gaulois.

    -Sous l’Empire, on changeait de cap avec un Napoléon qui se voyait bien en « neveu » de Louis XVI, mais avec le charisme de Julius Caesus César.

    -La III République – initialement d’essence monarchiste, il convient de s’en souvenir ! – bâtit elle aussi (en raison de l’échec de l’Etre suprême et de l’Histoire à date fixe) un « roman national » voulant unir l’avant 1789 et l’après 1789. D’où des rois analysés sous l’angle « républicain ».

    M. FILLON, qui prêche (en permanence) la honte française (« les heures les plus sombres de… » et promesses à la carte à l’attention du lobby juif) ne doit pas bien connaître non plus la France. Car qu’a fait Charles VII, le Victorieux, quand il a recouvré son Royaume ? A t il mis aux fers ceux qui avaient pris le parti de « l’ennemi » ? Non. Il s’est inscrit dans la continuité de son père et a ainsi préservé la paix sociale dans son Royaume. Résultat ? Au lieu de s’interroger sur « qui avait soutenu Charles en 1420, en 1422 ou en 1429 voir après » – comme on nous bassine sur l’Occupation et « quand les Français ont ils cessé d’être collabos » ? – on est allé de l’avant. Idem. La III République n’a pas fait le procès de la Révolution. Elle a seulement tiré les leçons de cet épisode tout à la fois noir et lumineux. En a repris les espoirs et a fusillé (pour un temps au moins) les échecs du passé.

    De Gaulle a tenté le même procédé. Malheureusement, ses pseudos « héritiers » ont préféré la repentance facile à la prise en compte des leçons de l’Histoire.

    Quant M. TARDY, sa « connaissance sociologique » du pays, devrait lui faire savoir qu’une des valeurs françaises les plus prisées de par le monde, c’est…La galanterie ! Nous sommes – nous Français – réputés pour être de galants hommes. Eva JOLY a ses défauts, mais c’est une femme. En tant que telle, nous lui devons le respect que tout véritable Français se doit d’avoir en présence du beau sexe !

    Je ne partage pas les vues anti militaristes de Mme JOLY. Pas plus que les lubies de certains élus/Ministres – que l’UMP n’a jamais (à ma connaissance) interpeller de la sorte – qui souhaitent régulièrement modifier les paroles de la Marseillaise parce qu’ils les jugent en inadéquation avec le 21 ème siècle…Ou entamer la loi de 1905.
    http://www.dailymotion.com/video/xaxtvt_christine-boutin-veut-changer-les-p_newshttp://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20080123.OBS6637/sarkozy-prepare-une-revision-de-la-loi-de-1905.html

    Au lieu de fustiger Mme JOLY, j’aurai préféré que le PS…Argumente. Ainsi, Mme JOLY aurait elle pu comprendre pourquoi le défilé du 14 juillet n’a rien à voir avec l’idée qu’elle s’en fait.

    1. Contrairement aux défilés militaires qui peuvent exister à travers le monde, celui de notre pays n’honore pas un régime politique (la Monarchie, l’Empire, la République, etc.) mais un concept : celui de Nation. Que fête t on, en effet, le 14 juillet ? La Nation ! L’union d’individus se sentant collectivement membres d’une même entité. C’est – en effet – le 14 juillet 1789 que l’on a enlevé à Louis XVI sa Souveraineté sur la France pour la transférer à la Nation. Et c’est le 14 juillet 1790 – dans le cadre de la fête de la Fédération – que l’on reconnaîtra juridiquement l’existence de cette entité politique nouvelle qu’est la Nation. Le défilé du 14 juillet est donc symbolique de l’existence d’un lien impalpable mais réel, existant entre chaque membre de la Nation.

    2. Pourquoi un défilé militaire ? Pour le souvenir et la promesse. Le 14 juillet 1789, il s’est produit un élément clé qui a fait de ce jour le début officiel (pour les Révolutionnaires) de la Révolution française : la fraternisation avec les soldats de Louis XVI. C’est cette fraternisation qui va permettre d’éviter un carnage sanglant et…La prise de la Bastille ! Le 14 juillet 1790, tous les « gardes nationaux » vont se regrouper à Paris pour être honorés par la toute jeune Nation (juridique) française (qui existait avant mais n’avait pas d’existence politique en tant que telle) : c’est ce que l’on va appeler la fête de la Fédération. C’est donc en souvenir de « l’union sacrée » entre les civils et les militaires, et pour perpétuer la promesse de cet acte fondateur, que l’on assiste à un défilé militaire. Le défilé du 14 juillet n’est pas une « Entrée » petite ou grande. C’est un mariage. Entre les Français civils et les Français militaires. (et comme les choses ont changé avec le temps, la Police et les Pompiers sont aussi de la partie)Tous les ans, les Français soufflent une nouvelle bougie pour fêter leurs années de mariage et renouveller leurs voeux. Et si la légion étrangère y tient une place particulière, ce n’est pas non plus incohérent avec l’Histoire. Après tout, à la fête de la Fédération, on pouvait rencontrer quelques Suisses, des Américains ayant accompagné « le héros des deux mondes » (Lafayette) et un grand nombre de représentants des « peuples libres » désireux d’adhérer (ou d’être aidés par) à la Révolution !

    Faire défiler des étudiants, des enseignants, etc. N’aurait pas de sens. Parce que le 14 juillet est une date symbolique a plus d’un titre ! Et à cette date, on n’honore pas les corps de métier, pas plus que la famille ! Ni même la jeunesse ou les générations ! On honore une femme : la France. On honore ses enfants : la Nation. On applaudit ceux qui sont les héritiers des gardes nationaux : notre armée. Vouloir un défilé comme le souhaite Mme JOLY, cela serait un contresens. Parce que ce serait une « Entrée » comme sous l’Ancien Régime, où le roi assied voyait défilé devant lui les « corps constitués » suivis des « bourgeois » et de chaque corporation ! Au reste, en « identifiant » si je puis dire ceux qui défilent (enfants, femmes, enseignants, entrepreneurs, etc.) on enlèverait sa symbolique au 14 juillet.

    La Nation ne peut avoir un visage. Comme la République est indivisible, la Nation ne peut être qu’une tout en étant multiple. Le 14 juillet 1789, les Français ont mis fin à la Société d’Ordres. Il ne convient pas de restaurer des « Ordres » dans un défilé…Même si ceux ci sont plus actuels ! Surtout qu’on risquerait de se trouver face à des querelles de préséances. (Les députés avant ou après les sénateurs ? Les femmes avant ou après les hommes ? etc.)

    3. Le défilé du 14 juillet – la fête nationale en général – est par ailleurs nécessaire. En raison de l’image que nous donnons de nous.Quand la Bastille est tombée, quand la fête de la Fédération a eu lieu…La France a provoqué un cataclysme dans le monde. Il est donc normal que nous partagions le souvenir de ce cataclysme – sans qui les Nations n’auraient pu se développer -avec le monde. Pour éclairer le monde – et oui, c’est notre vocation même si cela peut paraître ambitieux – nous devons donc montrer que nous portons les valeurs dont nous avons hérité. C’est à cela que sert le 14 juillet. A rappeler qui nous sommes. Et ce que nous voulons devenir.

    Ce n’est pas un hasard si le premier défilé « républicanisé » – car il y a eu des fêtes de fédération à la suite de 1790 mais moins importants évidemment avec l’instauration de la Terreur, puis l’émergence de l’Empire (Napoléon préférant reprendre à son compte Rome et la tradition capétienne) – a eu lieu en 1880. Nous venions de subir un lourd échec et d’être amputé. Il fallait donc rappeler aux Français qui ils étaient. Et ce qu’ils pouvaient devenir.

    C’était – comme en 1790 – un défilé national et non pas « républicain » ou « monarchien » (sachant qu’en 1870/80 on était encore dans une période semi monarchiste : le septennat était destiné à permettre le « retour du roi »)

    Voilà pourquoi il convient de garder le défilé du 14 juillet.

    Une dernière raison à donner à présent : ce défilé permet de rappeler aux élus l’essence de ce défilé, qui n’a strictement rien à voir avec la République !En 1789, la France était une Monarchie, en 1790 une Monarchie Constitutionnelle…C’est seulement en 92, dans l’indifférence assez général, que fut promulguée la première République !

    S’il faut absolument fêter la République, qu’on le fasse à Valmy ! (Puisque c’est de cette bataille que résulte la proclamation de la République) Le 14 juillet, c’est la Nation qu’on se doit d’honorer ! Pas la République ! Pas l’armée ! Pas le Président et le Gouvernement ! Seulement la NATION !

    Parce que là encore, il convient de rappeler une chose importante. Pourquoi est ce le Président de la République – et pas, pour ex, les deux Présidents du Parlement – qui passe en revue nos soldats ? Parce que nous reproduisons une scène : à savoir celle de la fête de la Fédération. On a demandé ce jour là au roi – Louis XVI – de présider l’événement, en tant « qu’héritier de la Nation ». Il s’avère que dans notre ordre constitutionnel, le Président est souvent présenté comme un « roi républicain ». Il n’est donc pas surprenant que la tâche lui revienne ! Puisqu’il incarne…La NATION. Ce n’est donc pas parce qu’il est « chef des armées » qu’un Président préside aux cérémonies du 14 juillet – en particulier le défilé – mais parce qu’il est la représentation de la Nation à un moment t. En le saluant, les militaires ne respectent pas un usage à l’attention de leur chef – qui constitutionnellement parlant s’avère être le Premier Ministre – mais bien envers la NATION.

    Comme notre République est laique, nous n’avons pas de prêtre pour entendre le serment des fédérés. (d’où l’absence d’un Talleyrand à notre époque !) Et au lieu d’un « Te Deum » nous chantons la Marseillaise.

    Si Mme EVA JOLY a quelques livres d’Histoire à lire…Elle n’est pas la seule. Parce que si l’on entend beaucoup (dans les rangs politiques) de personnes défendre le défilé, bien peu semble se souvenir de ce qu’il incarne ! Et en quoi cela est important. Le défilé du 14 juillet n’est pas – et n’a pas vocation à être — un hommage à nos soldats. Pas plus qu’à la République. Il honore uniquement – et c’est en cela qu’il est éminément symbolique – la Nation ! Et plus particulièrement le souvenir de la fraternisation entre civils et militaires, qui a permis à la Révolution française de prendre son essor !

    Merci de bien vouloir faire passer le message à M. SARKOZY, qui n’a pas l’air – après pourtant quatre ans et demi à l’Elysée – qu’il n’a aucun droit de « dédier cette journée » à qui que ce soit ! S’il veut rendre hommage à nos soldats tombés au front (ou pas), qu’il le fasse…Mais sans tout mélanger !

    J’honore notre armée, le 14 juillet, parce qu’elle est l’héritière des gardes nationaux, pas parce qu’une partie de ses membres a donné sa vie au pays. (Et c’est bien normal, l’ultime sacrifice comme on dit) Je fête Jeanne le 8 mai puisque cela coincide avec la libération d’Orléans. Je ne remercie pas la pucelle le 3, le 4 ou le 19 parce que cela me convient mieux !

    • RR dit :

      non « le sang impur » ne passe pas. La Marseillance, je ne la chante jamais, même en position d’officiel, je la fredonne.

  3. jm dit :

    La polémique actuelle ne sert aux un(e)s et aux autres qu’à occuper un précieux espace éléctoral…Mis à part en effet l’affligeante réponse de Fillon sur les origines de Joly, qui en plus déshonnore le combat qu’il prétend précisemment défendre…

    Tout comme Brassens, j’ai toujours été en difficulté avec la musique qui « marche au pas », et je demeure persuadé que le devoir de mémoire peut et doit exister par de nombreux biais, et pas forcément par un défilé…Maintenant, celui ci a une explication historique et républicaine, et n’exclut pas la possibilité d’autres formes de défilés, plus citoyens et représentatifs…

    Mais pendant ces joutes, surtout très politiciennes, car jouant sur les symboles, le gouvernement discrimine au quotidien, et c’est bien là tout le drame…

  4. baillergeau dit :

    Commémorer la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites sous Vichy devrait nous éviter d’oublier que ce régime était majoritairement soutenu par les français (qui était le pendu? qui était la corde?) et que nous aurions pu fort bien nous retrouver dans le camp des vaincus, sans que cela fut une insulte à l’histoire.

    Heureusement, il y eu un général fou mais visionnaire pour écrire avec quelqu’uns, une autre page venant couvrir notre triste réalité.
    Il y eu aussi des « justes », qui, pour de multiples raisons, ont mis le pied dans la porte et ont sauvé notre honneur.Ils savaient que leur combat serait sans fin et que les médailles ou les défilés n’étaient leur tasse de thé.

  5. Steph dit :

    Qui a aujourd’hui des leçons de patriotisme à donner ?! Qui s’est trouvé aujourd’hui dans une situation à faire des choix ou des non choix dans un contexte d’occupation et de persécution d’une partie de la population ? Depuis notre relatif confort pacifié hérité des combats d’hier menés douloureusement par de précédentes générations, commémorons, même depuis les exils intérieur de nos petites suffisances…

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