Nicolas Sarkozy à Crozon

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Cet après midi, j’ai répondu à l’invitation du Président de la République qui me proposait « d’assister à la table ronde sur le thème de la protection du littoral et de la mer » à Crozon. Qu’en retenir ?

D’abord, l’impression d’être dans une réunion de l’UMP. Que ce soit les intervenants dans la fameuse « table ronde » ou dans les présents dans la salle, à l’évidence le pluralisme n’était pas la préoccupation de Nicolas Sarkozy.

Ensuite, l’étonnement de voir le chef de l’Etat oublier que sans le conseil général du Finistère, sans la région Bretagne, sans les communes, rien de ce qu’il évoquait n’aurait pu se faire (ligne à grande vitesse, protection du littoral, politique équilibrée de l’habitat, …). Jamais en effet, il ne crut bon de mentionner leur action.

Enfin, la surprise de constater que le protocole républicain intègre dorénavant le statut de « chef de l’opposition du conseil régional » puisque celle qui occupe aujourd’hui cette fonction bénéficiait d’une place avantageuse dans le cortège présidentiel, bien plus élevée en tout cas que celle des parlementaires de la majorité…

Et encore, les marques répétées comme une forme de rappel d’allégeance, que multiplia Nicolas Sarkozy à l’égard du préfet du département qu’il appela par son prénom, et du préfet de région.

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5 réponses à Nicolas Sarkozy à Crozon

  1. RR dit :

    J’y étais (en tant que président d’une assocation) et vous faisiez la tête boudeuse. Effectivement, c’était une réunion UMP.

    En une heure, c’est difficile, mais c’était superficiel. Et je ne vois pasce que vient faire le TGV et la route du centre dans la protection du littoral.

    « Politique équilibré de l’habitat » par le conseil général, le conseil régional et les communes », vous dites Il faudra cependant m’expliquer. J’ai toujours envie de chialer quand je vois des terres agricoles disparaitre et des quartiers des villes dans un état très améliorable. On doit pouvoir faire plus.
    Je ne pennse que la député maire de Ploudalmezeau a un bon bilan là-dessus.

    Revenons à notre mouton, je ne voterai pas pour lui.

  2. Crochard dit :

    Jaloux ?… de ne pas être à la place de chef de l’opposition du conseil régional? De plus je ne suis pas membre de l’UMP -loin s’en faut- encore moins du FN ou de la LCR, mais il faut reconnaître que c’est leur chef(de l’UMP) qui a remporté les élections, au PS la démocratie n’est elle valable que si on est socialiste? Etant né en Allemagne de l’Est et ayant passé une partie de ma jeunesse en Europe de l’Est, je connais le socialisme, de l’interieur… Et je n’en veux pas dans mon pays… Mais je vous reconnais le droit de representer vos electeurs car je suis démocrate de nature et ne me plains pas que vous defendiez des idées auquelles je suis farouchement opposé.

  3. SLB dit :

    Et oui, surement une forme de jalousie. Mais il faut se rassurer avec toutes les « troupes » de courtisans que le PS crée dans les collectivités qu’il dirige….la place de Monsieur Urvoas est assurée dans les cortèges d’obligés

  4. seb dit :

    « D’abord, l’impression d’être dans une réunion de l’UMP. Que ce soit les intervenants dans la fameuse « table ronde » ou dans les présents dans la salle, à l’évidence le pluralisme n’était pas la préoccupation de Nicolas Sarkozy. »

    Disons surtout que l’UMP a bien su faire les choses en prévenant ses militants. Avez vous fait de même à l’endroit de vos administrés…Pour que ceux ci puissent se libérer ? (Le 07/07 était un jeudi, les gens bossent)

    M. SARKOZY aiment les villages Potenkine, cela ne devrait pas trop vous étonnez qu’il ait choisi un tel dispositif pour se rendre « en terre inconnue » !

    « Ensuite, l’étonnement de voir le chef de l’Etat oublier que sans le conseil général du Finistère, sans la région Bretagne, sans les communes, rien de ce qu’il évoquait n’aurait pu se faire »

    M. SARKOZY est un homme politique. Il ne reconnait jamais le travail d’autrui. Les membres du Gouvernement sont traités en quantité négligeable, je ne parle même pas des parlementaires « de la majorité » (à qui on a expliqué récemment qu’ils ne savaient pas lire ! (affaire des radars)) alors pourquoi ferait il l’effort d’honorer (de manière insincère) ceux qu’il considère à tort ou à raison comme des adversaires politiques ? (Il est en cammpagne en ce moment…)

    Le reproche que vous faites à l’endroit de M. SARKOZY peut être (tout autant) suggéré aux parlementaires. A t on jamais vu un parlementaire honoré…Son assistant ? Ou les fonctionnaires de l’Assemblée ? A ma connaissance, jamais ! Et pour avoir assisté à beaucoup d’inauguration de bâtiments, au niveau local, j’ai constaté que les élus locaux mettent en avant leur participation mais taisent (comme le fait M. SARKOZY à votre égard) le rôl(financier souvent) joué par l’Union Européenne ou l’Etat ! Combien de parlementaires européens ou/et commissaires européens sont invités pour acter de l’effort de leur organisme ? Hum…Aucun !

    « Enfin, la surprise de constater que le protocole républicain intègre dorénavant le statut de « chef de l’opposition du conseil régional » puisque celle qui occupe aujourd’hui cette fonction bénéficiait d’une place avantageuse dans le cortège présidentiel, bien plus élevée en tout cas que celle des parlementaires de la majorité… »

    A ma connaissance, il n’y a pas de « protocole républicain ». M. SARKOZY a beaucoup de défauts, est d’une maladresse peu commune en matière de diplomatie…Mais il a encore le droit de choisir qui l’accompagne dans ses voyages ou qui l’escortera durant ses visites.

    Ne pas inviter Ségolène Royal, lors de sa visite dans le Poitou Charentes était une faute inadmissible, au regard des fonctions qu’elle occupe présentement.

    Ne pas intégrer à sa compagnie un élu qui n’est pas de sa famille politique, tout en invitant l’élu que vous êtes à ladite table ronde, est en revanche un revirement appréciable. Il parait normal que M. SARKOZY préfère discutailler avec des élus « de son camp » des choses et d’autres, plutôt que de tailler la bavette avec des élus qui (à coup sur) ne manqueront pas de lui parler RGPP et cie, et donc empoisonneront sa journée.

    M. SARKOZY a fait le minimum requis – il vous a invité – nous en sommes d’accord, mais ce minimum ne peut lui être reproché. Vous aussi, M. URVOAS, je le suppose, préférez vous entourer d’amis ou collègues de bonne compagnie, plutôt que de vos adversaires politiques, quand vous êtes en « mission » ou circuler dans « votre » circonscription ou tout autre territoire de notre belle France.

    Vous vous sentez « humilié » de ne pas « en être » ? Pour ma part, j’en serais soulagé. Faire la conversation avec une personne qui ne receuille pas franchement mes suffrages, me paraitrait plus que barbant ! J’en remercierais plutôt le brave SARKOZY qui ne m’a pas contraint à le suivre dans son sillage ! Au reste, « le suivre » m’aurait paru être un acte d’allégeance, justement, alors que quelque part vous êtes l’hôte.

    Ce « déplaisir » à ne pas figurer au « cortège » me semble donc assez puéril et me rappelle les querelles de préséance qu’il pouvait y avoir sous l’Ancien Régime, notamment à l’occasion des décès des monarques.

    Pour finir, oui, les préfets sont des serviteurs de l’Etat. Ils font acte d’allégeance envers la France. M. SARKOZY la représente – vous aussi du reste – il est donc normal qu’un lien de subordination existe ! Après, le coup du prénom…Je dirais que c’est affaire de personnes. Certaines en apprécie le coté « familier », d’autres s’en offusquent. A vous de voir. Dans tous les cas, tant que le préfet ne vous appelle pas – en l’absence d’autorisation de votre part – « Jean Jacques » ou tire du « Nicolas » envers M. SARKOZY…Cela ne me semble pas trop dérangeant.

    Un préfet « de région » ou un préfet « de département » est un serviteur de l’Etat. Il n’est pas anormal de voir les élus – et M. SARKOZY en est un – user d’un ton qui pour familier qu’il soit, n’en fait pas un serviteur de la personne de M. SARKOZY, mais de la personne qu’il incarne, à savoir la Nation.

    A vous de voir si vous voulez tutoyer les préfets cités ou pas. Avec leur autorisation bien sur. Le tutoiement n’est pas forcément un acte d’autorité sur autrui. Votre équipe parlementaire ne vous appelle t elle pas Jean Jacques plutôt que M. URVOAS ? Bien qu’un lien d’autorité vous engage ?

  5. jm dit :

    Euh…Dans les « collectivités socialistes », c’est aussi la démocratie qui en a decidé, me semble-t-il…

    Pour ce qui est du deputé, la critique est légitime, mais il ne s’agit point de savoir qui pose son posterieur républicain sur un siège doré, car ce qui comptera sera le bilan…On pourra toujours comparer à la députation précédente de cette même cironcription…Ca vaudra le coup d’oeil…

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