Une publication intempestive

Publié dans Articles | 8 commentaires

J’ai découvert ce matin sur le site Marianne2, un article  »exclusif » relatif aux travaux que j’ai conduits sur la nécessaire réforme des services de renseignements français.

Ce fut une surprise car le résultat de cette longue réflexion de plus d’une année ne devait être publié, sous la forme d’un essai, que le 5 mai prochain sous la responsabilité de la Fondation Jean Jaurès et non « du PS » comme le laisse penser le titre de l’article en question.

Il va donc de soi que je n’assume aucune responsabilité dans la publication du document qui n’est d’ailleurs pas la version finale (contrairement aux assertions du journaliste) et que je présente mes excuses à tous ceux qui ont participé à nos travaux qu’ils soient hauts fonctionnaires, diplomates ou parlementaires spécialistes des questions de renseignement, de défense et de sécurité intérieure, notamment Floran Vadillo qui a été un rapporteur extrêmement efficace et scrupuleux de nos travaux et qui peuvent légitimement se sentir floués par cette publicité intempestive.

Je regrette enfin que l’auteur de cet article ait agi sans mon autorisation ni celle de la Fondation. Et je donne rendez vous aux personnes qui s’intéressent à ce sujet, jeudi 5, sur le site de la Fondation Jean-Jaurès.

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8 réponses à Une publication intempestive

  1. Frédéric Ploquin dit :

    Quand le journalisme n’est plus « intempestif », il est servile.
    Je sais que Marianne nuit à l’entreprise commerciale de la Fondation
    Jean-Jaurès, qui comptait vendre ce rapport, mais j’assume pleinement
    mon rôle de journaliste… Paix à l’âme de Jean-Jaurès, qui ne pensait
    certainement pas laisser derrière lui des héritiers aussi mauvais
    joueurs (et aussi mercantiles).
    Vive le journalisme libre.
    Amitiés à tous.
    Frédéric Ploquin

  2. Marc dit :

    Monsieur Ploquin,

    saviez-vous que les notes et les essais de la fondation Jean Jaurès sont disponible en pdf, en ligne, depuis longtemps ? Les militants socialistes, eux, le savent. On s’en sert parfois de support pour exposés/discussions en réunions de section, ou on les lit pour essayer d’avoir les idées claires sur un sujet – ce que la presse ne permet que trop rarement, même si je reconnais à Marianne (papier) un réel effort pour tirer le grand public vers le « vrai contenu ».

    Vous trouvez ici le précédent document de JJU :
    http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-notes/Garde-a-vue-descendre-de-l-Olympe-du-droit

    et encore ici :
    http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-notes/Police-gendarmerie

    Quand j’ai découvert, il y a longtemps, ces documents, je m’étais dit : voilà le bonus du mandat unique ! Le député prend le temps de devenir particulièrement compétent dans le domaine (même si certains ont des prédispositions pour le droit public:) et de faire partager cette compétence, avec rigueur et clarté.

    Comme vous le voyez, ils sont gratuits, alors bonne lecture !

  3. Bloggy Bag dit :

    Un coup des services secrets ?

    :-)

    • Frederic PLOQUIN dit :

      Contre le journalisme « intempestif », je ne vois qu’une arme, en effet : la DCRI ! En cas de changement de majorité en 2012, il n’y aura qu’à demander la recette à Nicolas Sarkozy (off, bien sûr). La transparence, je dis ça pour le communicant de la Fondation Jean-Jaurès, qui l’ignore, est un gage de démocratie.
      Sans rancune.
      Fp

  4. Marc dit :

    je ne sais pas si c’est moi le « communicant de la fondation jean jaures » mais au cas où, je réponds… Je suis adhérent de base du PS, où je n’ai et ne cherche aucune responsabilité dans le parti, une collectivité locale ni aucune autre organisation « para-socialiste ». C’est l’accusation de la « petit côté mercantile » de la FJJ qui m’agaçait un peu. Pirater des textes gratuits….
    Vous pourriez plutôt publier en ligne le livre de Montebourg, ou la compilation des « 50 chercheurs », ou celui de Mosco à paraître bientôt. 18 euros + 18 euros + 18 euros…. ça commence à faire.

    Par ailleurs, je suis abonné à Marianne depuis des années, magazine auquel je reconnais la grande qualité d’avoir des couvertures « grand public » permettant d’attirer un large lectorat vers des contenus dont le volume et la valeur sont souvent remarquables pour un hebdo (parmi lesquels ceux de FP figurent en bonne place). Sur Marianne2, la qualité est beaucoup plus variable…

  5. Frédéric Ploquin dit :

    Non, Marc, il ne s’agissait pas de vous.
    Si vous voulez en savoir plus, passons par le mail.
    Voici la mienne :
    f.ploquin@journal-marianne.com
    Pour Montebourg, nous lui avons largement donné la parole dans un numéro précédent de Marianne.
    Cordialement
    Fp

  6. seb dit :

    A M. Ploquin :

    La liberté journalistique est une chose…Le devoir d’information en est une autre. Malheureusement, vous vous êtes comporté comme un « paparazzi » dans cette histoire.

    Etait franchement trop demandé de contacter le député (ne serait ce que via le blog) ? En « oubliant » de vérifier vos sources (et vos écrits) vous avez donc mal informé vos lecteurs (est ce digne d’un journaliste de talent ? Quel respect pour vos lecteurs ?) puisque vous leur avez donné une version, non finalisé, d’un document qui a nécessité pas mal de travail (à l’évidence. Combien de nuits blanches pour geek Urvoas ?)

    Vous dénoncez les « activités mercantiles » de la fondation Jaurès avec un certain dedain. Je ne sais si celle ci comptait « vendre » son rapport. La question n’est d’ailleurs pas là.

    N’avez vous pas, vous même, M. Ploquin, une activité rémunérée, reposant sur votre capacité à penser, à critiquer de manière constructive, à informer des lecteurs sur une thématique donnée ?

    Le journaliste que vous êtes ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. Pourquoi la fondation Jaurès devrait elle, elle, le faire ?

    Je ne suis pas persuadé que vous appréciriez beaucoup si l’un de vos collègues s’appropriait votre travail au « nom de l’information ». Vous seriez sans doute content – comme M. URVOAS et la fondation Jaurès – de la médiatisation de vos vues, mais vous seriez tout de même assez rancunier vis à vis de votre collègue, qui vous aura priver de votre « pain quotidien » qui aura nécessité chez vous des heures de travail.

  7. Jaurès dit :

    Ah le journaliste qui se drape dans sa bonne conscience de journaliste et qui dénonce les dérives mercantiles et communicationnelles… Mort de rire !
    Bravo à M. Urvoas, heureusement qu’il y a des députés qui réfléchissent et prennent le temps d’écrire sur des sujets aussi importants et peut-être moins électoralistes.

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