Hier, l’ensemble des salariés du groupe laitier Entremont Alliance étaient invités à un débrayage en solidarité avec leurs collègues menacés de licenciements.
C’était la première fois que la CGT prenait une telle initiative. Elle était à la hauteur du nouveau défi social. En effet, le 14 décembre 2010, la direction générale décidait de fermer l’atelier de conditionnement de Carhaix (une centaine de personnes) et le 2 mars dernier, elle y ajoutait l’usine de Trébillet (Ain) et ses 98 ouvriers.
Ce groupe connaît des difficultés depuis des années mais ce sont toujours les salariés qui sont considérés comme les variables de tous les ajustements. Ce sont eux qui doivent subir une protection sociale dégradée, des contrats de travail « low cost », de l’interim,…
Si l’appel syndical n’a pas été massivement suivi dans les 14 usines du groupe – la résignation est souvent là – à Quimper comme à Montauban ou au Velay, le débrayage a été plus massif. Souhaitons que le message soit pour autant bien passé : quand une entreprise traverse une mauvaise passe, le dialogue syndical est à privilégier.
Dialogue social, d’accord, mais pour aboutir sur quoi?
Des emplois qui disparaissent à tout jamais. Et c’est un des drames de notre société.