Débat sur les Partenariats Public-Privé (PPP) - 02-02-12
LCP La Matinale - Les 500 signatures de parrainage - 02-02-12
Audition Patrick Ollier - application des lois - 01-02-12
- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : janvier 2010
Elections dans la police
Aujourd’hui débutent les élections professionnelles au sein de la police. On ne le sait peut être pas mais il s’agit d’un bastion syndical puisque l’on estime à 80 % le taux de syndicalisation de ces 120 000 fonctionnaires dont 100 000 gardiens de la paix et CRS.
J’ai suivi avec intérêt la campagne. Elle fut extrêmement active et très dure. Il ne me semble pas que l’on trouve une telle violence dans les arguments échangés entre organisations syndicales. Sans doute est-ce dû à l’enjeu.
En effet, demain, si une organisation syndicale dépasse les 50 % des suffrages exprimés, elle décidera de l’issue des négociations et pourra empêcher toute signature d’accord. Or, un nouveau bloc syndical pourrait atteindre ce seuil. Il s’agit de l’Union qui, affiliée à FO, rassemble depuis 2009 Unité police, l’ex Unsa-police (41% aux dernières élections de 2006 chez les gardiens de la paix), et le Syndicat général de la police (SGP, 15% en 2006). Unité police était une branche de l’UNSA qu’elle a quittée en 2009 à la suite de dissensions pour s’allier au SGP.
Sur le papier, l’Union est majoritaire mais doit le concrétiser dans les urnes. Elle a fait campagne sans ménager Brice Hortefeux critiquant la baisse des effectifs dans la police, la « course aux gardes à vue » pour « avoir de bons chiffres », et allant même jusqu’à organiser des manifestations en décembre dernier.
Publié dans Articles
4 commentaires
Construire le succès
Alors que les négociations s’enlisent à droite, l’Union se construit à gauche. Après le PCF, la semaine passée, cette semaine c’est Bretagne Ecologie qui a choisi le partenariat avec le PS.
Ce sont deux bonnes nouvelles. Elles sont d’ailleurs logiques, le PCF participe à l’exécutif de la région depuis la victoire de 2004 et compte dans ses rangs 3 vice-présidents dont Gaëlle Abily élue brestoise. Quant à Bretagne Ecologie, il s’agit d’une partie des élus écologistes qui appartenaient aussi à la majorité de gauche et qui n’ont pas souhaité suivre les Verts dans leur prise de distance avec le travail accompli en commun.
Ensemble, nous allons bâtir notre liste que Jean Yves Le Drian présentera samedi prochain lors d’une réunion publique à Rennes.
Vendredi, le conseil fédéral du PS – à l’unanimité – en a accepté le principe avec enthousiasme. Il a ainsi mandaté notre responsable départemental Marc Coatanéa pour que chaque formation soit représentée à la hauteur de son influence électorale mesurée sur la période 2004-2009, pour que la parité soit strictement respectée par chacun des partenaires (ainsi si le premier représentant du PCF est une femme alors celui de Bretagne Ecologie doit être un homme, etc..) et évidemment que si nous choisissions de fusionner avec une autre liste au soir du premier tour, tous les partenaires contribuent à cet élargissement.
Publié dans Articles
4 commentaires
Décentraliser le service public de la sécurité ?
Réunion de travail à l’invitation de l’Union des Elus Socialistes du Finistère à Briec ce matin sur « la sécurité, une valeur de gauche ».
Une quinzaine de participants pour évoquer des sujets aussi complexes que l’articulation entre prévention et répression, la place des élus dans les dispositifs de protection des citoyens, les relations entre la police et les citoyens, les conséquences de la réduction des effectifs de gendarmerie, …
Evidemment le menu était trop copieux pour que toutes les questions trouvent des réponses. Aussi notre attention s’est-elle concentrée sur une interrogation : peut-on – doit-on ? – envisager la décentralisation du service public de la sécurité ?
La question n’est que rarement traitée tant la sécurité apparait comme la justice comme la prérogative régalienne par essence. Et pourtant il ne devrait donc pas être excessivement iconoclaste, pour la gauche, de poser la question de la décentralisation de cette compétence.
Après tout l’idée qu’une autorité partagée sur l’emploi de la police de sécurité publique entre les élus locaux et les responsables étatiques ne pourrait-elle pas contribuer à une efficacité accrue de la lutte contre la délinquance et à une amélioration de la qualité du service rendu à nos concitoyens ? Quel est votre avis ?
Publié dans Articles
4 commentaires
Comment la droite dévitalise l’Assemblée Nationale
Je suis rentré à Quimper mais à l’Assemblée, le débat est toujours en cours sur le projet de loi sur la concomitance du renouvellement des mandats de conseillers généraux et de conseillers régionaux.
C’est un texte étonnant. En effet, nous sommes invités à nous prononcer sur un texte dont l’utilité dépend du vote éventuel de lois futures… On nous consulte sur des changements de dates d’élection qui permettront la désignation de « conseillers territoriaux », nouvelle catégorie d’élus qui n’existe pas encore…
Le gouvernement affiche ainsi une forme de mépris des élus du suffrage universel et à l’évidence son peu de considération pour un Parlement assimilé à une chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif.
Je viens d’ailleurs de publier à la Fondation Terra Nova, une petite note qui détaille les mécanismes utilisés de manière systématique par l’UMP pour dévitaliser l’Assemblée Nationale. Vous pouvez la télécharger en cliquant ici.
Publié dans Articles
3 commentaires
Révision de la loi bioéthique
Hier, à la réunion du groupe, le débat a porté sur le rapport de la mission parlementaire réfléchissant sur la révision de la loi bioéthique.
Après un an d’auditions, de consultations multiples et d’états généraux dont le principe semblait intéressant mais la mise en œuvre extrêmement contestable, de l’avis de beaucoup de mes collègues qui y ont travaillé il n’est pas à la hauteur des enjeux et des espérances.
Les conclusions sont, en effet, très éloignées des pratiques sociales et familiales et des demandes des Français. Les propositions formulées à l’attention du Parlement témoignent d’un conservatisme confondant en particulier en ce qui concerne l’accès à l’assistance médicale à la procréation.
Les préjugés et les réticences, en particulier à l’égard de l’homoparentalité, l’ont emporté dans bien des cas sur la légitimité des projets parentaux comme sur l’intérêt de l’enfant pourtant revendiqué comme principe éthique à part entière.
De plus, la proposition de maintenir l’interdiction, assortie d’un moratoire, pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires témoigne d’un décalage avec la réalité des pratiques déjà largement encadrées. Elle risque de porter préjudice à la recherche française et in fine à tous ceux qui placent, pour eux-mêmes ou pour leurs proches, de grands espoirs dans les progrès de la recherche.
Si la vigilance et la défense de principes comme la dignité humaine, la responsabilité vis-à-vis des générations futures ou la laïcité sont des impératifs moraux, la peur ne peut pas, elle, être un principe éthique.
Publié dans Articles
Un commentaire