J’étais l’invité ce soir du « collectif Prison » de Brest qu’anime avec opiniâtreté Marie-Paule Forget.
A ma grande surprise, nous étions sans doute près de 200 à la MPT de Lambézellec pour discuter du thème choisi « la citoyenneté ne s’arrête pas aux portes de la prison » dont les autres intervenants le directeur de la Maison d’Arrêt de Brest Richard Ménager et le directeur du SPIP André Bernard.
Si sur le constat il n’y eut guère de désaccords, sur la thérapie nos analyses divergeaient fatalement. Par essence, l’Administration Pénitentiaire a tendance à voir le verre à moitié plein alors que le parlementaire dépité du récent débat sur la loi pénitentiaire est plutôt enclin à dénoncer son caractère à moitié vide…
En effet, alors que la loi a été publiée avant-hier, il est à craindre que le parlement ne soit pas saisi avant longtemps d’un texte destiné à faire progresser les droits des personnes détenues. Je regrette d’autant plus que le Conseil Constitutionnel, qui pourtant se prononçait pour la première fois sur la matière carcérale, n’ait pas été plus vigilant sur le contenu du texte.
Heureusement que le Conseil d’Etat est plus vigilant. Il joue en effet un rôle de plus en plus essentiel dans la définition des contours de ce qui apparaît au fil du temps comme un véritable droit pénitentiaire en soumettant progressivement au contrôle du juge les décisions que l’administration pénitentiaire prend à l’égard des détenus et en assouplissant les conditions dans lesquelles la responsabilité de l’État peut être engagée
Si l’on veut que les prisonniers demeurent des citoyens comme les autres, il nous faudra accepter la recherche de solutions à quatre problèmes plus difficiles à traiter qu’à écarter.
* Mise en route d’une action psychiatrique lourde, en raison du nombre considérable de personnes à soigner en prison et dans leur entourage familial.
* Permettre une sexualité ordinaire des prisonniers
* Eduquer la population sur le poids des années en prison afin que personne n’en rajoute comme une substitution à l’abandon de la peine de mort
* Tout prisonnier travaille ou se forme sauf contre-indication médicale, le refus de travailler ou de se former, entraînant l’effacement des remises de peine habituelles.
(visiteur de prison de 1988 à 2000)
Hospitalisé la semaine dernière, j’ai eu le temps de suivre sur la chaine parlementaire le débat au Sénat sur le budget de la justice.
On est au sénat. Le débat était calme. Jean Marie Bockel s’est juste énervé sur Sueur du PS « Mais ayez la politesse d’écouter ma réponse ».
Bon
1) Je n’y connais pas grand chose sur le sujet.
2) Entre gens polis, il n’y avait pas de désaccords très marqués sur la situation difficile des prisons, des ….
3) mais on est resté sur l’analyse du budget 2010. Personne ne s’est vraiment posé la question (sauf un peu un sénateur PS des français à l’étranger pour l’immobilier) sur quels sont les objectfs que l’on se fixe à 2 ans, 3 ans, 5 ans, et quels ont les moyens que l’on met en face.
Une information me manquait (ce budget 2010 marque une augmentation de 3,5%) comme les budgets de la justice avaient évolué en francs constants depuis disons l’arrivée de Jospinau pouvoir sacahnt que Bockel était fier de cette augmentation de 3,5 %
Jean-Marie Bockel m’a paru un bien honnête homme. Un peu coincé il m’a semblé., manquant de hauteur. Mais l’honnêteté, c’est important.