Crise du lait (2)

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Ce midi en compagnie de Michaël Quernez, vice-président du Conseil Général, à l’invitation de Jean Paul Le Pann, j’ai participé à une conférence de presse à Briec sur la crise du lait.

En présence de deux agriculteurs producteurs de lait, j’ai pu ainsi redire qu’il était conjoncturellement indispensable de débloquer tous les crédits nécessaires pour soulager le marché du lait de l’offre excédentaire qui existe aujourd’hui.

Mais évidemment,  la vraie inquiétude chez les agriculteurs, suite à  la chute des prix porte sur la suppression des quotas laitiers prévue pour 2015. Chacun le sait, l‘espoir ne reviendra pas dans les exploitations sans répondre à la question de la régulation du marché.

L’idée d’une contractualisation entre producteurs et industriels proposée par la France et l’Allemagne,  ne peut être la solution car elle n’est en aucun cas un mécanisme de régulation. Chaque industrie laitière est en concurrence à l’échelle de l’Europe et même à l’échelle française avec les autres entreprises. Nous irions donc vers une concurrence généralisée entre les producteurs et les laiteries.

A l’échelle européenne, l’entêtement à ne pas vouloir revenir sur la suppression définitive des quotas laitiers signe de manière définitive l’acte de libéralisation de la filière lait. Or on connaît les risques qui vont avec : volatilité des prix, difficulté à investir et à s’installer et surtout risque de disparition des productions laitières dans les zones les plus fragiles et les plus difficiles.

Il faut donc souhaiter que les efforts de Bruno Le Maire seront couronnés de succès et qu’il parviendra à réunir une majorité qualifiée de pays pour qu’une solution se dégage vite.

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4 réponses à Crise du lait (2)

  1. Maurice-Alain Baillergeau dit :

    Une part importante de la collecte de lait est traitée par le secteur coopératif. Qui se pose la question de la façon dont ce secteur respecte son étique ?
    Le lait transformé et exporté n’est pas consacré qu’aux fromages et il perturbe gravement des économies locales qui elles aussi doivent être protégées.
    Enfin, si permettre aux producteurs de gagner leur vie est incontournable, il faudra bien un jour expliquer aux mêmes producteurs que l’on ne peut pas cracher sur l’UE et souhaiter son concours

  2. seb dit :

    Je vous invite à lire l’article de M. Quatremer (Libé : coulisse de bruxelles) où celui ci explique que la crise laitière est finie. Alors ? Info ou intox ?

    Sinon, si le PS pouvait endosser – opportunité à saisir ! – le rôle du « bon père de famille » en appuyant les craintes de la Cour des Comptes, cela serait pas mal !!!
    http://eco.rue89.com/2009/09/24/dette-et-deficits-letat-soud-aux-alertes-de-la-cour-des-comptes

    Le PS pourrait en profiter pour dénoncer la taxe carbone : Sarkozy n’y connait rien à l’environnement !!!! Il croit que le dioxyde de carbone est responsable du trou dans la couche d’ozone !

    Le PS pourrait aussi dénoncer le « grand emprunt pour financer la campagne de l’Elysée ». Truc qui ne servira à rien…Sauf à flamber l’argent public, pour rien.

    Allez, demande d’un super grand effort au PS : avoir le courage de parler de la stratégie de Lisbonne aux Français. Celle ci devrait être revue en 2010. Et bien pourquoi ne pas travailler, plutôt, avec les parlementaires européens, pour tenter de faire approuver les propositions françaises visant à « faire de l’UE l’économie la plus compétitive au monde » dans le respect du social (projet initialement mis en oeuvre par le PSE)

    A quoi bon un « grand emprunt » alors qu’il faudra financer ladite « stratégie de Lisbonne » ? Pourquoi un débat « national » quand la « stratégie de Lisbonne » sera discutée, en 2010 ?

    Admettons même la possible nécessité d’investir. Peut on m’expliquer pourquoi les élus font si peu preuve de créativité lorsqu’il s’agit de définir comment investir et financer cet investissement ? Il n’y a pas que l’emprunt et les impôts !

    J’ai déjà donné nombre de possibilités pour financer – sans s’endetter, et endetter nos enfants – les investissements souhaités pour la France

    A quoi sert la commission présidée par M. Juppé et M. Rocard…Si l’on sait déjà où investir ?

    Je cite :
    – »la santé
    –le développement durable
    –l’innovation
    –la recherche scientifique
    –l’enseignement supérieur … »

    Je pense que si c’est çà les « priorités » du Gouvernement, il a tout faux. Parce que ce sont ces domaines là, aussi, qui étaient déjà privilégié en 93, en 95, puis en 2000. Et au bout du compte on a un échec de la « stratégie de Lisbonne ».

    Voilà, dans quoi, je pense, nous devrions « investir » :

    a) « le capitalisme humain » : lire « l’entreprise réconciliée ». Où comment deux auteurs prônent un capitalisme basé sur la satisfaction des employés et ouvriers, qui mène à la satisfaction des clients, et in fine des actionnaires eux mêmes. A mettre dans toutes les poches. 20 euros chez decitre. Bref, un « capitalisme moral » et « durable », aux intérêts aussi bien économiques, financiers, que sociaux, et ethiques.

    b) les hautes technologies : le progrès technique, c’est çà qui fait durer une Societé.

    c) Le travail entre cinquante et soixante dix ans : augmentation de l’espérance oblige, nous devrons tôt ou tard augmenter l’âge de la retraite. Mais pour le faire, les responsables politiques, aidés des représentants des patrons (CGPME : pourquoi systématiquement privilégié le MEDEF ?) et de ceux des salariés, mais aussi des citoyens eux mêmes, doivent définir l’emploi à cet âge là. On ne peut pas demander aux Français d’étirer l’âge de la retraite, et fermer les yeux sur la réalité de la situation de notre beau pays, où à partir de cinquante ans, il est tout simplement impossible de continuer à travailler, parce qu’on vous pousse vers la porte, et qu’après inutile de se présenter à l’ANPE, il n’y aura pas de travail pour vous ! (Sauf évidemment si l’on fait une carrière politique. Là, les placards dorés sont légions)

    d) La science de la planète : ce n’est pas une « croissance verte » qu’il convient de mettre en oeuvre mais bien d’adapter l’Homme aux changements climatiques, sur lesquels il ne peut presque rien, puisqu’il ne contribue à leur changement qu’à 15%…Et qu’accessoirement le CO2 n’y est pour rien.

    Nous ne savons rien de notre Terre, ni sur les étoiles, le systéme solaire, voire tout simplement ce que fera l’humanité après la disparition pure et simple du soleil. Pourra t on trouver une nouvelle étoile pour sauvegarder la vie ? Pourra t on quitter la Terre vers une nouvelle destination ? Dans une autre galaxie ?

    e) Le social : sans lui, aucune société ne peut exister.

    Autres idées pour plus tard.

    Je pense qu’il est TRES IMPORTANT que le PS se montre très à cheval sur l’endettement public. Qu’il adresse de sérieux appels au Gouvernement.

    Pour commencer, lui demander des explications sur comment on peut financer de la comm, pour faire l’apologie du Gouvernement, alors qu’on nous serine que le pays est grave endetté.

    Oui, vous avez bien compris. Le Gouvernement va faire la promotion des « bonnes idées » à venir qui sont suspendues … au grand emprunt. Ou comme l’écrit l’express « la relance de la relance » !!! Ce qui est tout de même scandaleux en période de crise ! Mais il est vrai qu’il y a les régionales…

    Merci de bien vouloir demander à M. Fillon d’arrêter avec son couplet sur l’Etat en faillite. Quand on est en faillite, on ne dilapide pas ainsi le Trésor.

    Pour ce qui concerne la « polémique » sur les arrêts maladies fiscalisés, je pense que le PS pourrait « rebondir » en proposant – au lieu d’une taxe usine à gaz – que la taxe professionnelle soit remplacée par deux taxes : une environnementale, l’autre sociale.

    Une enquête Eurostat vient de montrer qu’en 2007, 8,6% des travailleurs – soit 20 millions de personnes – avaient eu un problème de santé lié au travail durant l’année précédente. D’autre part, 41 % des travailleurs de l’Union Européenne – soit 81 millions de personnes – sont exposés à des facteurs qui peuvent affecter leur santé physique, tandis que 28% travaillent dans des conditions qui peuvent affecter leur bien-être mental.

    Le coût de la pollution atmosphérique est évalué en France à 63,4 milliards d’euros par le Ministère des transports, et à 140 milliards d’euros par l’Organisation mondiale de la santé. La pollution aux microparticules fait 348 000 décès prématurés en Europe tous les ans, selon un rapport de l’Union Européenne. Et combien de malades ?

    Les pouvoirs publics commencent seulement à s’intéresser au lien entre environnement et santé. Pas trop tôt… mais en attendant, la question n’a toujours pas été posée : Qu’est-ce qui justifie de faire payer à la population le coût des maladies provoquées par la pollution de l’environnement et le climat de travail ?

    Réponse : rien, mais tant que la question n’est pas abordée… Continuons de taper sur les quelques faux-malades qui grugent la sécu… ça ne coûte rien n’est ce pas ?

    Les entreprises seraient ainsi encouragés à favoriser le bien être de leurs salariés, ce qui serait bénéf pour les recettes de l’Etat, pour le salarié, et même pour l’entreprise, qui pourrait, de cette manière, montrer son engagement « citoyen » et promouvoir ses produits en vantant sa politique « sociale ».

    Cette taxe servirait à combler le trou de la secu en grande partie, et après le décès des baby boomers, elle pourrait être utilisée pour financer une grande, et belle, politique familiale.

    Personnellement, je ne comprends pas pourquoi l’Etat donne autant d’argent pour l’avortement…Alors qu’il n’est pas difficile de voir que nombreuses sont les familles françaises, en quête d’adoption !!!

    Pourquoi, au lieu de dépenser des fortunes, et souiller le corps des jeunes filles – l’avortement provoque parfois des séquelles, qui empêchent la jeune fille de donner la vie, de manière consentante, et réfléchie, lorsqu’elle se sent prête – ne pas plutôt proposer à ces jeunes filles un choix plus humain (sait on combien de femmes sont après l’avortement très profondément marqués ?) : l’avortement OU la possibilité de faire adopter son bébé, après avoir choisi elle même les heureux parents ?

    Il ne s’agit pas d’une « régression ». Il n’est pas question de revenir à la loi veil. Il ne s’agit pas non plus d’instaurer un trafic de bébé. Uniquement de donner une alternative aux jeunes filles qui sont confrontés à l’enfantement, ne peuvent l’assumer, et sont donc obligés d’avorter, alors que beaucoup de couples Français voudraient avoir un enfant, et sont contraints de faire des démarches périlleuses pour en adopter dans des pays lointains.

  3. RR dit :

    Voici le lien sur l’article de Libération.
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/09/la-crise-du-lait-est-termin%C3%A9e.html#more

    SEB un long. Trop de sujets traités en un seul coup.

    Merci cependant pour le lien sur l’endettement des collectivités.

  4. RR dit :

    Seb
    Ce n’est pas parce que Sarkosy n’y connait rien en matière de C02 que …

    Même les scientifiques disent que c’est du complex stuff » ces histoires de COx, Nox et CH4.
    http://www.wired.com/autopia/2008/10/uk-scientist-sa/

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