250 précaires de plus

Mardi 30 juin 2009 | Publié dans Clash !

Ce soir, 250 employés de vie scolaires (EVS-AVS) du Finistère rejoindront le pôle emploi. Ils seront remplacés par 250 demandeurs d’emploi actuels en cours de recrutement par l’Inspection Académique.

Ils sont 30 000 au niveau national a subir le même sort. Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d’aide à la direction d’école ou d’accompagnement des enfants handicapés, les salariés ont rempli leur mission dans les écoles.

Par contre, l’Etat a été défaillant. Pendant trois ans, ces EVS n’ont guère pu bénéficier de l’accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d’insertion professionnelle.

Réservés aux bénéficiaires du RMI et des allocations de fin de droits ou de l’AAH, l’accès à ces emplois avait permis à beaucoup de sortir de la situation de grande précarité dans laquelle ils étaient et de retrouver une reconnaissance professionnelle et sociale.

Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement balaye l’expérience qu’ils ont acquise au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap. Navrant.

17 réponses à “250 précaires de plus”

  1. jacques Canevet dit :

    Par contre, l’Etat a été défaillant. Pendant trois ans, ces EVS n’ont guère pu bénéficier de l’accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d’insertion professionnelle.

    il faut reculer plus vite encore !

  2. jacques Canevet dit :

    Il faut reculer , la France à prie la mauvaise voie , en face le train de la crise . Malheureusement nous avons prie du retard et en plus pour défaire ce que ce gouvernement a fait nous allons devoir effectivement revenir en arrière .
    L’unifacation unedic / anpe (parmi le paquet), si il est vrai que les conseilleurs ne sont pas les payeurs , les comptables ne sont pas toujours de bon conseil!
    Le conseil en recherche d’emploi/formation est un métier , comme tout métier il a ses professionnels , si ceux-ci ne peuvent assumer leurs tache , il eu-été plus judicieux de faire avec eux aussi cette réforme nécessaire . Mais cela était trop dangereux , donc un simulacre et zou sabordage , cela arrangeait bien les affaires!

  3. Catherine dit :

    En tant que “bénéficiaire” du rmi on se rend vite compte: quoi que l’on fasse on se retrouve régulièrement confronté à des impasses. On est aussi confronté à un préjugement permanent confondant pauvreté financière et pauvreté intellectuelle, ce qui limite d’autant les perspectives du susdit rmiste. Pour la plupart, la vie est comme un noman’s land, une variable tampon du chômage. On peut très bien effectuer un excellent travail il ne sera de toutes façons pas reconnu, les “contrats aidés” induisent un acte d’assistance et ne sont pas reliés à un domaine de compétence. Ce que je trouve affligeant dans le cas des EVS-AVS c’est que ce sont des personnes qui ont acquis un savoir utile et efficace mais sans reconnaissance professionnelle si ce n’est de la part des personnes directement concernées. Un sans suite de plus

  4. jacques Canevet dit :

    On est aussi confronté à un préjugement permanent confondant pauvreté financière et pauvreté intellectuelle,

    Oui ça c’est nouveau. La gauche avait mis en place les CES /CEC les associations en ont profité , le pays aussi . Là ou la gauche à péché c’est quelle na pas su transformer ces compétences en carrière directement dans ses associations , en donnant un nouveau souffle à l’esprit associatif!
    Combien d’universitaire on fait leur première dents en CES ? L’expérience acquise est un atout . Moi personnelemnt je ne parlerai pas d’emploi aidé , un clown professionnel salarié dans une unité de soins pour enfants malade , ne rapporte pas d’argent et pourtant…

  5. Jean Rambert dit :

    Le dossier EVS-AVS que tu présentes a les mêmes caractéristiques que ceux que les amis de Sarko rêvent de mettre en œuvre dans leurs entreprises.
    Cela dit, pourquoi le peuple de gauche ne croit pas le PS quand il dit qu’il fera autrement ?

    Après correction des manques, le dossier EVS-AVS peut-il atteindre son objectif ?
    Sortir du RMI, c’est comme sortir de tôle. La fin de la déglingue nécessite patience, temps et humanité qui ne sont pas des mots du vocabulaire de droite qui gangrène la gauche dont l’éthique n’est plus qu’un mot précieux.

  6. jacques Canevet dit :

    Sortir du RMI, c’est comme sortir de tôle. La fin de la déglingue nécessite patience, temps et humanité qui ne sont pas des mots du vocabulaire de droite qui gangrène la gauche dont l’éthique n’est plus qu’un mot précieux.

    Ne pas participer avec ses moyens “AU TRAVAIL COLLECTIF” (garder le chat de la voisine ) est déjà pénalisant humainement parlant . En être exclus et en plus être pauvre et montré du doigt est-ce normal?
    De toute manière les solidarités de proximités celles que l’on disaient de voisinages n’existe plus ou sont rares . faut-il créer des réseaux locaux?
    Oui , est-ce du travail Oui ! Alors …

  7. Catherine dit :

    C’est drôle parce que je viens d’apporter 6 bouteilles d’eau à ma voisine qui ne pouvait pas se déplacer.. Alors… je devrais lui proposer de lui apporter régulièrement des packs et en retour lui demander de me payer en chèque emploi service. Et là tout à coup, respect …je gagne de l’argent, je travaille :-)

  8. seb dit :

    C’est une bataille, en faveur des services publics qu’il faut mener. Et je pense que le PS peut le faire…S’il devient cohérent avec lui même.

    Ex avec le cas, prochain, de la privatisation de la Poste.

    1 . Avant même de parler du changement de statut de la Poste…Il aurait peut être été bon de répondre à la question : pourquoi (alors que nous voyons aujourd’hui la défaite de tout un système “jadis” érigé en modèle par M. Sarkozy) il faut ouvrir la concurrence postale ? En quoi est ce une nécessité ?

    Réponse de la Commission Européenne : “parce que les concurrents de la Poste estiment qu’elle bénéficie de privilèges, liés à son statut”.

    Bref, ce n’est pas dans l’intérêt des citoyens qu’une telle décision a été prise, mais parce que quelques lobbies, soucieux de rendre tout marchand, et d’imposer par la même une vision ultra libérale, ont réussi à faire accroitre que servir les multinationales pouvait se confondre avec l’intérêt du pays, de l’UE, ou bien des “usagers”.

    Avant la crise, je peux admettre (encore) cette réflexion. Après tout, le “modèle” anglo saxon était plébiscité, et à entendre le locataire de l’Elysée, la France n’avait rien de bien, et devait prendre ex sur ses partenaires.

    Mais aujourd’hui ? Dites moi - mise à part les raisons personnelles de quelques lobbyistes - pourquoi il convient d’ouvrir une quelconque concurrence ? Et de faire souffrir un service public, mis en oeuvre, la toute première fois, sous l’égide de Louis XI ?

    Vendre les bijoux de famille n’était pas dans le programme de l’UMP, de son candidat à la présidentielle, pas plus que dans celui des élus. Et l’engagement de Ministres irresponsables, signant en 2006, ne met pas le Parlement national en situation de sujétion. Les services publics sont encore (normalement) une compétence nationale, et non européenne. Le Parlement national ne saurait donc être engagé par des promesses ministérielles. (Sauf à tenir pour nulle la séparation des pouvoirs)

    2. Quel est le but de cette “modernisation” ?

    Satisfaire aux exigences de l’usager ? Non. Satisfaire aux exigences des lobbies qui peuplent Bruxelles et le Palais Bourbon ? Assurément.

    Les concurrents de la Poste critiquent son statut car il lui confère une insaisissabilité de ses biens et de ses comptes. Considérée, par principe, solvable et infaillible, la Poste bénéficie dès lors de notes excellentes de la part des agences de notation et donc de conditions privilégiées de la part des grands établissements internationaux. Ceux ci font effectivement confiance à la Poste…Puisque la Poste, c’est l’Etat. Et…Par ailleurs, comme la Poste c’est l’Etat, la plupart des Français ont un compte…A la Poste.

    Il n’en fallait pas plus pour allécher les lobbies. Et la Commission Européenne…Qui oubliant le traité de Rome (et le fameux article 90), n’a rien trouvé de mieux que de voir dans cet avantage conféré à la Poste, un privilége financier ! (A quand la privatisation de la Justice pour cause de privilége du même genre ?)

    Car soyons clair. Ce que reproche la Commission à la Poste, cela n’a rien à voir avec une quelconque volonté de modernisation de la Poste, favorable aux citoyens. En revanche, cela a tout à voir avec la jalousie de lobbies, qui exigeront la privatisation de la Poste, pour une seule, et simple raison : tant que Etat et Poste pourront être liés…La Poste aura cet avantage, que l’UE considère horrible, sur ses “concurrents” (si ce sont des “concurrents”, la Poste en donc une entreprise…Non un service public)

    “Moderniser” la Poste, revient donc à accepter, par l’entremise de l’UE - épouvantail préféré des politiques Français - qui est par ailleurs le porte parole des lobbies de toute sorte, la fin organisée de nos services publics.

    On entend dire que “La Poste deviendra une société anonyme tout en demeurant une entreprise publique. En clair, le capital de La Poste sera entièrement détenu par l’Etat ou par des investisseurs publics”…Mais M. Tardy, cela la Commission et les lobbies ne l’accepteront pas. Et pourquoi ? Parce que si l’Etat continue d’être le détenteur du capital de la Poste, celle ci restera considérée comme infaillible et solvable…L’UE n’aura, dès lors, d’autre choix que d’exiger que l’Etat ne conserve (au mieux) que 25% du Capital. (Quant aux promesses du Président..On se souvient de GDF !!!)

    De toute manière, l’UE dispose d’autres armes pour rendre la Poste “eurocompatible” (”moderniser” la Poste, c’est en faire une entreprise, et laisser payer aux Français le soin de payer les dettes sans profiter du capital) Comment ? Facile ! Via une dette “oubliée” par l’Etat. Celle des fonctionnaires de la Poste. Ou bien, pour le dire autrement, la dette résultant du non provisionnement des retraites des postiers.

    3) Vous avez dit “ouverture de la concurrence” ?

    La Poste ne va pas subir la concurrence en 2011. Dès à présent (et avant même son changement de situation : Poste, Banque Postale, en 2006) elle y est confrontée. Le “monopole” contre lequel la Commission prétend lutter est sans fondement.

    La moitié du courrier livré en France…Est déjà traitée par des entreprises de routages privées ! Elle n’est ensuite qu’acheminée par les services de la Poste !

    Les courriers rapides et à valeur ajoutée sont déjà entièrement ouverts à la concurrence !

    Autant dire qu’en matière de monopole…On fait mieux ! Surtout, la déréglementation est plus intense en Europe qu’aux USA ! L’US postal service dispose toujours du monopole légal de la distribution du courrier. Ce n’est plus le cas des opérateurs publics nationaux ! Le “modèle” choisi par l’UE (et nos Ministres, et nos députés européens) est celui de la concurrence totale, aveugle, sans discernement.

    Que propose, clairement, cette “directive” élaborée par les lobbies ? Une concurrence si totale que la Poste ne peut qu’en souffrir ! Car, on oublie une “petite chose” : les entreprises et les administrations sont les clientes privilégiées de la Poste. Pour une raison simple : elle représente 85% du courrier distribué en France. Que la Poste perde ces clientes…Et s’en est fini de la Poste !

    En conséquence, la Poste, qui ne peut de toute évidence, pas laisser ses clients les plus importants partir vers la concurrence, n’aura pas d’autre choix que d’épargner ailleurs. Et comment fait on des économies, quand on subi la concurrence de plein fouet, et que comble du comble, on se doit de pallier à l’insuffisance d’un Etat qui s’est vu incapable de provisionner des retraites dont il est pourtant le garant ?

    Et bien on tranche dans les secteurs les moins à valeur ajoutée. En tête de liste ? Les bureaux de poste ! Particulièrement ceux situés en “province” !!!!

    Vous voulez un ex de ce qui nous attend ? Regardez chez nos bons amis Suédois ! En Suéde, la “concurrence postale” a été ouverte dès les années 90 (sur le modèle “européen”). Au final ? En 15 ans, une diminution des bureaux de poste de 2000 à 500. Dans le même temps, le nombre de “franchisés”passait de 100 à 4000.

    Si le nombre de “points de contact” a été augmenté, en revanche, la confidentalité de certaines transactions a été plus que mise à mal ! Il y a certains services qu’on n’aime pas forcément demander à son pompiste ! Surtout qu’il y a eu un effet collatéral. Les commerçants remplissant la fonction “postale” ont aussi pu se renseigner sur la solvabilité de leurs clientèles…Et dès lors ont refusé de travailler pour lesdites personnes, en se fiant à leur compte bancaire ! Personnellement, je ne tiens pas à ce que mon pompiste sache combien je gagne. Et vous ?

    Si Posten AB conserve 92% de part de marché, les effectifs ont, eux, fondu…Comme les bureaux de poste. Et sur les employés de la Poste Suédoise, les trois quarts travaillent en temps partiel…Ne pourrions nous donc pas trouver des solutions plus intelligentes que fermer ces bureaux de poste, en faisant profiter d’autres services du maillage territorial ?

  9. Jean Rambert dit :

    @SEB

    Quitte à me faire arracher le yeux je ne vois pas en quoi la Poste devrait demeurer dans le service public.
    Il est des domaines où les combats pour le défendre ou le regagner, sont plus fondamentaux: les prisons, la police, l’eau, la santé.
    Par ailleurs, pourquoi les pouvoirs publics ne pourraient pas imposer des cahiers des charges dans les domaines où l’activité concerne toute la population, sans pour autant recourir à la nationalisation ?
    Pour ce qui est de la proximité, avoir un service communal compétent pour 5.000 h me semble préférable à la proximité dans le village, à condition de règler le problème du transport.

  10. yves Briand dit :

    Depuis 3 ans que je me bats sur ce dossier, au soir du 30 juin, j’étais en plein désarroi. Dans le finistère, et dans d’autres départements, j’ai les noms, les visages, les ressentis, de tous ces collègues abandonnés comme des “chiens” sur la route du pôle emploi. Je reçois des appels heure par heure d’evs qui ont simplement le désir de me confier tout leur désarroi. Voudriez vous savoir que il m’arrive maintenant de me réfugier au fond de mon jardin pour dissumuler mes larmes, leurs larmes. En constatant la bronca médiatique déclenchée par le renvoi de 30 000 précaires à une situation pire d’avant leur contrat pseudo “aidé”, j’ai le sentiment qu’il m’a manqué avec mes collègues de l’Uncevs quelques jours pour faire plier ce gouvernement. Je devrais partir en vacances mais je ne peux pas. J’ai ce sentiment d’inachevé dans mon combat, j’ai ce sentiment que je ne trouverais pas le repos tant que le mot justice social n’aura pas une réelle consistance dans ce pays. J’ai ce sentiment aussi que le parti socialiste dans son ensemble, au delà de quelques individualités sincères, fortement accochées à leur fondamentaux socialistes, face à cette précarité sournoise, galopante gangrénant la société n’a pas, plus, de réponses fiables et qu’ils n’en éprouvent même pas le désir d’y répondre. Au fond face aux larmes versés par des collégues, des amis, tous des “précaires” devenus mes frères, mes soeurs de coeur et de combat mes propres larmes dissimulées étaient aussi cette part d’un militant socialiste se rendant compte que son propre parti n’a plus cette capacité, cette force pugnace de redonner du désir, de l’envi de se battre pour un avenir autre que celui que nous assène la droite : les privilégiés d’un côté, les gueux d’un autre.
    C’est terrible.Il m’arrive même de penser que le parti socialiste est à l’image du parti UMP, à savoir rétrograde, conservateur, archaïque. Je craignais un désastre aux européennes pour le parti socialiste, je crains un désastre une nouvelle fois pour les régionales.

  11. jacques Canevet dit :

    C’est drôle parce que je viens d’apporter 6 bouteilles d’eau à ma voisine qui ne pouvait pas se déplacer.. Alors… je devrais lui proposer de lui apporter régulièrement des packs et en retour lui demander de me payer en chèque emploi service. Et là tout à coup, respect …je gagne de l’argent, je travaille

    le problème Catherine c’est de mettre cela en musique !

  12. jacques Canevet dit :

    tu vois moi je suis invalide à la maison , je fais un peu de politique comme on dit, en plus comme ce matin , j’ai fais du Reiki sur une petit chatte malade à distance . je n’ai plus cette impression désagréable d’être un parasite comme avant . Salaire oui je suis payé avec mon inva . Je fais ce que je peux comme toi Catherine , je peux me regarder dans une glace , j’ai fais mon trou comme on dit .
    MAIS sans vous , sans le PS qui ma donné cette chance d’incarné ce que je suis sans honte et en me faisant des amis en plus , je ne serai qu’un invalide qui vole son pain aux honnêtes gens , comme certains sont heureux de le faire croire !
    Merci Yves tes larmes vont servir !

  13. Catherine dit :

    Ce qui est terrible et fondamentalement inquiétant en ces temps de crise, c’est que cette intolérance à la pénurie de travail ne se focalise par sur les origines de cette pénurie mais sur ses victimes.
    Ce qui est révoltant c’est de faire illusion sur des contrats dont on sait qu’ils ne servent qu’à faire baisser le chomage de façon temporaire et avec une désinvolture tout à fait liée à la précarité des personnes embauchées.
    Ce qui est terrible c’est de penser que l’être humain dans une economie de marché où tout service est monnayable ne se sent valorisé et digne qu’à travers un travail salarié.
    J’aprécie d’autant le fait que Martine Aubry lance ce défi d’inventer le post matérialisme . Personne ne devrait se sentir indigne ou parasitaire dans une société civilisée. Reste à oser d’autres valeurs.

  14. muriel michelin dit :

    Le plan social que nous venons de vivre aura des conséquences abominables
    Comme le dit si bien Yves Briand , nous connaissons ceux et celles qui savaient et qui ont été dans l’action . Ils ont été remerciés comme il se doit .
    Pour ceux et celles qui savaient aussi , qui disent je vais faire , et finalement qui ne font rien ……… j’ai les noms aussi !
    Nous saurons nous en souvenir .
    Mon engagement pour lutter contre la précarité et notamment aux postes d’Employés de Vie scolaire , ne fait que commencé.
    Muriel Michelin

  15. Michel C dit :

    Monsieur Yves BRIAND
    Vous n’étiez pas auparavent, président de l’apei d’une grosse association pour personnes handicapées?
    Merci de votre réponse

  16. jacques Canevet dit :

    Merci à Catherine et à Muriel , et à Yves , ce blog deviens humain , grâce à vous! Perso , j’ai bataillé auprès et avec les copains aux boulots , d’abord en travaillant comme eux, et en me syndicant , et je me donnais à fond car je connaissais leur sincérité , leurs maux et leurs joies !
    il ya des fois ou la carte m’obligeait à agir, le plus souvent c’était la situation qui me faisait réagir!
    mais même à la fin je devenais ce que l’on appel un “homme d’appareil” avec les repas fins entre copains payés par les autres .
    je ne dis pas que je regrette , après tout on a droit aussi aux petites joies de la vie, mais j’ai faillit me faire avoir par le système !
    Je n’en pouvais plus d’abord physiquement (invalide) mais aussi sur le plan moral, comment voter oui , quand tout crie en vous de voter non ?
    Cela devenait de plus en plus ingérable , alors copain Jacques à dit niet !
    Car toujours plus sans passer par la case comment c’est pas facile !

  17. yves Briand dit :

    En réponse à Michel C., j’ai été membre de l’APEI,pas président de cette association.
    Je suis actuellement membre de la commission TH (travailleur Handicapé) de la CFDT-région Bretagne, reférent syndical Sgen-CFDT bretagne “précaire”, et membre fondateur - trésorier de l’Uncevs (Union national des collectifs des employés de vie scolaires). Sur le plan professionnel, je suis reconnu TH par la MDPH.
    Voilà pour cerner mon profil et mon intérêt pour l’intégration des personnes handicapés en milieu ordinaire. Les 30 000 précaires evs actuellement mis au chômage ont été et sont catalogués adultes “incapables”, handicapés d’office du droit à la parole,à la citoyenneté et à la dignité. De fait, je considère comme un honneur de les défendre, d’être un peu leur “voix” dans un parti socialiste qui a réussi l’exploit d’oublier de le faire depuis 2001.

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