Aujourd’hui Libération a publié la tribune que je lui ai proposé sur le livre de Jean-François Copé « Un député, cela compte énormément ».
Le bouquin ne manque pas d’intérêt du moins pour ceux qui n’ont pas fait un trait sur l’avenir du parlement dans un système marqué par la concentration des pouvoirs à l’Elysée.
La thèse est d’ailleurs habile : face à un « hyper-président », il faut un « hyper-parlement ». Et Copé y développe une conception très cohérente d’un système présidentiel qui s’installe lentement dans ce pays. Dominique Strauss-Kahn dans son livre « la flamme et la cendre » avait pratiquement mis la même chose.
Simplement, le président de l’UMP oublie que le parlement ne peut se résumer à la majorité. Or dans son livre, pas une ligne ne porte sur l’opposition ni sur ses droits. Dans l’hyperparlement de JF Copé, la gauche n’existe pas. En cela, il est parfaitement en harmonie avec N. Sarkozy qui n’a de cesse de faire disparaître les contre-pouvoirs. C’est ce que je tente de démonter dans ma tribune.
J’hésite à lire ce livre : payer Copé qui gagne suffisamment bien sa vie m’énerve un peu.
Copé fait une critique en « creux » de Sarko.
S’il est élu à la place de Sarko en 2017, il fera du Sarko bis en pire, car il aura appris ce qu’il lui faudra éviter de faire mais, derrières des nuages de fumée, il servira les mêmes maitres et le même libéralisme autorégulable.
Tu dis qu’il tient des propos proches de celui de DSK, la différence c’est que DSK fait ce qu’il dit et écrit…
Si les petits cochons ne le mange pas, Copé sera le pire adversaire de la gauche de gouvernement.