Nous voilà sur la peau du Diable. C’est ainsi, m’a-t-on dit un jour, que les marins bigoudens nomment l’océan quand sa houle profonde et irrégulière bouscule le cœur et les os des équipages.
Le PS est entré cette semaine dans cette zone de fracas et de doute. Le vote approche et bien des militants hésitent encore.
Les motions avancent leurs derniers arguments qui ne sont pas toujours les plus fins. Les boites aux lettres se remplissent de documents ultimes où sont étalées les professions de foi d’armées d’élus. Les téléphones sonnent à l’initiative de vieux amis souhaitant donner un conseil décisif.
Ces rituels appartiennent aux socialistes. On peut les moquer. Je les trouve rassurants. La politique, en même temps qu’une exigence, est une aventure incertaine, un champ miné d’incertitudes et de doutes, ou fins et moyens sont souvent désajustés. C’est sa tragique dignité.
Dans notre parti, les adhérents ont toujours le dernier mot. Notre histoire est telle que nous la faisons.
A quelques jours des votes en section, je ne peux que souhaiter une très forte mobilisation. Toutes les motions sont respectables, mais ce qui serait moins bien c’est un désintéressement des militants, notre parti n’a pas besoin en ce moment de fournir matière à quolibets. Votez massivement, les bureaux sont ouverts suffisamment tard pour que tout un chacun puisse s’y rendre malgré une journée parfois chargée !
A vos bulletins !
J’ai longuement hésité, je me suis dis maintes fois qu’il fallait que je participe à cette nouvelle aventure socialiste et puis la météo, les turbulences, la mer qui commence à se former, le vent qui souffle, tant de signes annonciateurs d’une tempête à venir me reconfortent dans l’idée qu’il faut une nouvelle fois laisser passer ce coup de jarnak et puis voir ce que la mer aura porté sur les rivages.
S’il n’y a rien sur la grève c’est que l’embarcation socialiste aura tenu le coup et que tous auront ramé dans le sens du courant.
Si la mer déverse sur les côtes quelques débrits étranges d’une embarcation fragile, c’est que certains auront opté pour des mouvements différents et des directions contraires.
Je ne souhaite pas cette fois-ci participer au mouvement, les conditions ne me semblent pas favorables, je le regrette au fond de moi.
Je reste malgré tout attentif et je ne souhaite qu’une chose pour le parti c’est qu’enfin une union sacré s’annonce comme on annonce un bon cru, un excellent millésime…
Attristant… Il faut savoir prendre ses responsabilités ! « La mer est trop agitée alors je reste à quai et j’attends de voir ce qui ressortira de la tempête »… Il faut arrêté la politique et s’inscrire dans le club de jeux de cartes le plus proche ! Un vrai militant participe à toutes les guerres, quelques soient les conditions ! « Je ne participe uniquement quand le temps est clément… sinon c’est sans moi ».
J’en suis écoeuré.
Nous ne sommes pas depuis hier, sur la peau du Diable.
Quand Jospin est parti au coin et qu’il a fallu voter pour Chirac, on y était déjà sur la peau du Diable.
Quand le traité UE nous a déchirés en deux, on y a passé un sale quart d’heure
Quand on a choisi Royal, tous l’ont vu venir la peau du Diable, sauf elle.
Quand on a pensé que privilégier l’organisation du PS était une connerie, on a renvoyé Mosco aux cuisines et on a dansé sur la peau du Diable.
Quand on va enfin retrouver nos esprits, le Parti n’aura plus de promesses à faire,
La peau du Diable sera tendue sous ses pieds quoi qu’il arrive,
Les européennes en 2009 et les régionales en 2010
Chacun saura si le PS est encore en vie ou s’il est mort.
Je comprends l’amertume pour ne pas dire plus des militants du PS. Pour avoir discuté avec quelques uns d’entre eux ces derniers temps, on ne peut qu’être inquiets. Ce n’est pas la mer qui est mauvaise, c’est l’attitude de ceux qui sont à la barre du navire.
Oui, le PS n’a pas fait les meilleurs choix lors des dernièrs scrutins (présidentielle, constitution Européenne) et avouons le, il n’a plus le moindre intérêt à rater le tir dans les mois à venir. Le PS doit d’abord se trouver un leader (l’a-t-il?), quelqu’un qui soit un vrai capitaine capable de donner le cap (La droite est à peu prêt dans le même état que le PS sauf qu’elle a en Sarkozy ce leader, je le déteste mais ils est leader quand même…).
Le PS doit aussi se positionner clairement à gauche, il doit aussi savoir choisir ses « alliés », même ici en Bretagne.
Mais après tout, ce parti n’est-il pas dans le même état que la France, c’est à dire en déconfiture
Argonaute, je ne prétends pas être Lyncé mais ce que je vois du haut du mât ce n’est pas la toison d’or mais un P.S qui a perdu le sens de l’orientation.
Je suis plus écoeuré par ce qui se dit au P.S (hollande par exemple..) que par ta réponse des plus sincères.
Et puis j’ai oublié de te dire que Ségo ne lâchera jamais le morceau pour te rassurer!
Il me semble que certaines réflexions manque de bon sens, sauf si c’set moi qui as les yeux embués§
Le PS au bord de la ruine; avec 50000 élus, personne n’y songe un instant.
Quand on a désigné Royal, tous ont vu venir quoi? comprend pas
Mais où est le problème central ou les deux/trois trucs qui manquent pour relancer la machine? Et le leader arrivera non pas sur la peau du diable mais sur les nuées du ciel.
je suis d’une confiance absolue.
Aux States et au PS il peut y avoir du changement! En espérant que cela est un impact positif sur la marche du monde , même si le PS est une goutte d’eau dans l’océan « démocratico-socialo-travaillo-de gauche » il n’en est pas moins vrai que nous sommes le deuxième partie d’un leader Européen qu’on le veuille ou non! Et je suis d’accord avec Louis le Pensec en europe il faut savoir rester modeste car entre les différentes position des gauches européennes ….
@ noël
« Quand on a choisi Royal, tous l’ont vu venir la peau du Diable, sauf elle. »
Si je n’ai été clair dans mon propos, je vais tenter de l’être.
Royal n’a pas su mobiliser tout le parti derrière elle; vouloir faire des autres des vassaux, c’est d’un autre temps.
Dénigrer après coup, une partie du programme a été reçu par beaucoup comme une trahison.
La part prise par le spectacle est hors de l’éthique de gauche.
Je reconnais être très rude avec Royal mais je suis son action depuis plus de 25 ans et elle refuse toujours de tenir compte de ses erreurs.
Cela étant, comme elle a l’esprit vif et un goût pour la surprise à tout prix, elle séduit toujours et encore…