Archives mensuelles : août 2008

Mes questions pour Reims (2)

penseur21.jpgSeconde question : le premier secrétaire du PS doit-il être son candidat lors de l’élection présidentielle ?

Il ne s’agit pas ici d’une question de personnalité mais de la nature du parti ainsi que de notre réponse aux ambiguïtés de notre régime politique.

Pour les uns, la priorité du PS n’est pas de choisir un candidat à l’élection présidentielle d’autant qu’aucun ne s’impose vraiment. Le Congrès doit donc refuser de se transformer en duel des présidentiables désignés par les sondages, se doter d’une direction aux antipodes de la caporalisation et privilégier l’élaboration d’un programme. Dans cette conception, le premier secrétaire est un administrateur du parti, le choix du candidat étant renvoyé à une primaire ouverte aux sympathisants.

Pour les autres, l’enjeu n’est pas de choisir entre un candidat et un programme car ce sont les deux faces d’une seule pièce. Une orientation n’est pas dissociable d’une offre qui l’incarne. Le Congrès doit donc faire le choix d’une autorité capable de fixer une orientation en vue de la présidentielle, tournant ainsi le dos aux grands marchandages de postes qui paradoxalement minent l’unité du parti. Le premier secrétaire est donc potentiellement le candidat.

D’où l’interrogation : le PS doit-il intégrer dans son fonctionnement les logiques présidentielles de la Vème République où doit-il se résister et se comporter comme un parti attaché au régime parlementaire ?

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Mes questions pour Reims (1)

penseur2.jpgPremière question que doit trancher le prochain congrès du PS : quel projet socialiste face à la mondialisation ?

L’insuffisance des ressources budgétaires et l’ampleur des déficits interdit de continuer à augmenter les dépenses publiques. Les conséquences de la mondialisation, c’est-à-dire l’appauvrissement des pays sans ressources énergétiques et à hauts niveaux de salaires et de protection sociale posent aux gauches européennes un redoutable problème.

D’où leurs difficultés à mobiliser des majorités électorales. Si bien qu’elles sont déchirées entre deux tentations : le grand saut libéral-démocrate (parti démocrate italien, New Labour) et l’aventure populiste (Allemagne, Autriche).

Dans ces deux derniers pays, le renouveau de l’extrême-gauche conduit aussi à réactiver un discours anti-capitaliste en prônant une politique nationale protectionniste. Il est vrai que les dysfonctionnements graves du système économique mondial qui ont marqué la période récente favorise cette inclinaison non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan moral.

Est-ce une voie que nous pourrions emprunter ?

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Disparition de Roger Evrard

2871.jpgJ’ai appris cet après midi le décès de Roger Evrard qui fut député de la 1ère circonscription de 1962 à 1967. Ses cendres seront déposées au cimetière de Kerfeuteun samedi à 11 h 30.

J’avoue qu’il m’a fallut faire des recherches car sur le site de l’Assemblée, sa fiche est plus qu’elliptique.

Ancien militant du RPF, délégué à l’action ouvrière, il fut candidat lors des législatives de 1956 sur la liste du parti gaulliste alors dénommé « Centre National des Républicains sociaux »  créé en février 1954 après la mort du RPF et que conduisait l’ancien Claude Guy. Il accepta ainsi, par discipline, de garder la flamme du gaullisme aux cotés de plusieurs inconnus dont les initiés seuls se souviennent qu’ils combattirent  aux quatre coins du monde de 1940 à 1944.

Lorsqu’en 1962, on lui demande d’être candidat sous les couleurs de l’UNR-UDT, il accepte tout étonné de l’honneur qu’on lui fait. Il bat, à sa grande surprise, le député sortant Hervé Nader qui venait d’être exclu du parti en raison de son hostilité à la politique algérienne du gouvernement de Michel Debré (Nader vota « non » au référendum du 28 octobre 1962 « pour défendre la liberté et la République »).

Lui-même subit de graves défaites aux cantonales et aux municipales qui suivent, et ses échecs lui valent d’être évincé en 1967 par son parti qui désigne Edmond Michelet totalement étranger au département. Pour la première fois, Roger Evrard regimbe. Il dit son intention et l’écrit de se présenter comme gaulliste dissident. Il est alors exclu de l’UNR in extremis, dans des termes peu aimables qui lui valent quelques sympathies apitoyées. Ce ne sera pas suffisant et il sera battu.

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La liste UMP aux sénatoriales

6a00e008d5a072883400e5520349b78833-800wi.jpgL’UMP vient donc de publier dans la presse du jour sa liste pour les élections sénatoriales qui se tiendront le dimanche 21 septembre prochain dans le Finistère.

Manifestement, pour autant que l’on puisse en juger, sa constitution a été lente et douloureuse.

Et il n’est pas encore certain que les articles de ce matin soient les derniers sur ce sujet. Dans le petit milieu conservateur du Finistère, on évoque ainsi avec crainte et à mots à peine couverts, le fait qu’Antoine Coroller, conseiller général de Ploudalmézeau serait tenté de faire une liste.

Il dispose en effet d’un argument de poids, aussi avancé par Hélène Tanguy  voire même par Roger Le Goff : les candidats l’ont été par décision autoritaire du siège national de l’UMP. Et ils ne correspondraient pas aux vœux des élus du Finistère. Il faut d’ailleurs reconnaître que les candidats imposés sont muets sur le mode de désignation de leur liste…

Quant au fait que la liste ne serait pas «UMP » mais « divers droite », cela fait sourire !

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Semaines musicales

wieder.jpgSeconde soirée aux Semaines musicales de Quimper. Après « les noces de Figaro », le 4 août, j’étais hier à la chapelle de Kerdevot pour le concert de Sonia Wieder-Atherton et d’Elisabeth Leonskaja.

Sur le plan pratique, j’imagine que les organisateurs sont conscients qu’il existe des marges de progressions. Je sais bien que l’essentiel est dans la musique mais est-ce satisfaisant de constater qu’une grande partie de forts nombreux spectateurs ne pouvaient même pas apercevoir les artistes ? Où pourquoi laisser durant la seconde partie du concert, la chapelle allumée gênant de ce fait l’incitation à la rêverie qu’entraîne souvent le violoncelle ? 

Sur le plan musical, ce fut un concert probablement parfait, je ne suis pas suffisamment mélomane pour en juger. En tout cas, les deux interprètes furent sans reproche, à les entendre jouer Beethoven avec un violoncelle ou un piano semble si simple.

Et puis, il y a l’auteur : Beethoven. Je n’aurais pas la prétention d’en parler. Je sais juste en l’écoutant pourquoi j’aime la musique dite classique : c’est un genre musical qui échappe complètement au caractère éphémère de la société. La musique classique est intemporelle, et la seule voie qu’elle emprunte est celle des affinités et de l’émotion.

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