Participation hier matin aux vœux du maire de Landudal et en fin d’après midi de celui de St Evarzec.
Dans les deux propos, une même préoccupation : l’accroissement de la population et donc la pression sur le foncier. Cette question du logement est vraiment l’un des défis que les élus doivent relever.
Au plan législatif, la loi sur le « droit opposable pour tous » est entrée en application. Comme tenu de sa complexité, je ne crois que très peu à son efficacité.
Il faut dire que ce fut un texte voté à la hâte par une droite aux abois (annoncé par Chirac dans ses vœux le 31 décembre 2006 et adopté par le gouvernement le 16 janvier 2007 avant d’être voté par l’Assemblée le 15 février). Elle est de ce fait mal conçue, entachée de vices techniques et souffre d’un rédhibitoire manque de moyens et d’ambition.
Elle n’a notamment pas réformé la dangereuse dispersion des compétences qui découle de la loi relative aux responsabilités locales de 2004. Ainsi les départements gèrent les aides du Fonds de solidarité pour le logement, les communautés d’agglomération versent les aides à la pierre et si, elles ne le souhaitent pas, ce sont les départements qui s’en chargent, les maires peuvent solliciter l’obtention du contingent préfectoral et l’Agence nationale pour la rénovation urbaine prend en charge les opérations… Simple non ?
J’ai le sentiment que la pression sur le foncier va s’accroître dans les 50 années qui viennent, après on verra!