Archive pour octobre 2007

Grève dans les transports

Jeudi 18 octobre 2007 | Publié dans Clash !

greve.jpgAujourd’hui, grève dans les transports publics. Je suis surpris que pas un média ne revienne sur la loi votée en juillet et publiée au Journal officiel le 21 août dernier.

Selon son intitulé, elle devait théoriquement garantir la « continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs ». Ce fameux « service minimum » tant promis par la droite à son électorat devrait donc s’appliquer aujourd’hui !

En réalité, comme nous l’avions dit, mais nous avons été peu entendu, je le confesse, cette loi était une supercherie. Relisez ma note du 18 juillet, j’écrivais alors « la nouvelle loi se contente de viser l’optimisation des moyens disponibles les jours de grève ». Le gouvernement a donc menti sciemment dans le but de flatter l’opinion.

Mais les faits le rattrapent. Et cela ne fait que commencer.

Grenelle à Brest

Jeudi 18 octobre 2007 | Publié dans Clash !

main.jpgMardi matin, j’étais à Brest pour participer au « Grenelle de l’Environnement » organisé par la préfecture au Parc de Penfeld. J’ai ainsi pu assister – et modestement contribuer – à l’atelier « Construire une démocratie écologique : Institutions et gouvernance ».

Je passe sur l’intitulé baroque « démocratie écologique » qui me paraît relever de l’artifice pour m’attarder sur le contenu des échanges. Il y avait là une vingtaine de personnes qui, pour l’essentiel, représentaient des associations, quelques élus (Kofi Yamgnane, Mona Bras de l’UDB, un adjoint d’une commune du nord Finistère, Daniel Le Bigot), une universitaire et des fonctionnaires de services de l’Etat.

Sous la houlette affable de Michel Balbot, conseiller régional vert, il m’a semblé que nos échanges étaient parfaitement vaseux. Chacun répétait avec conscience son bréviaire, ignorant parfaitement l’intervention précédente comme si l’important résidait dans le fait que le compte rendu puisse retracer la position de l’association X. Aucun véritable dialogue.

Il s’agissait en sus de commenter les propositions faites au plan national, ce qui n’ajoutait pas à la spontanéité. D’autant que les dites idées frisaient – en tout cas à mes yeux – souvent le ridicule. Je ne veux citer que l’idée de créer une « haute autorité indépendante de médiation des conflits sur l’expertise » ou encore « assurer l’essor des institutions et instaurer des mécanismes territoriaux de participation ayant vocation à intégrer le développement durable aux différentes échelles de territoire ».. Lumineux non ?

Etre Français

Mercredi 17 octobre 2007 | Publié dans Smack !

remparts-bords-mer-portraits-fev-2007-015.jpgPetit retard dans mes post dû au fait qu’à l’Assemblée nous utilisons un logiciel open office et que je le maîtrise mal…

Hier soir, j’ai animé la troisième réunion de la commission nationale de préparation du Forum sur les « socialistes et la nation ». C’était tout simplement passionnant en raison de la qualité du rapport introductif présenté par Philippe Darriulat.

Traitant du thème un peu aride de la souveraineté, il a su avec simplicité et intelligence poser des questions essentielles : le combat de la gauche a toujours été d’élargir l’accès au droit de vote, est-il terminé ? Comment comprendre que les Français plébiscitent les transferts de compétence de l’Etat vers les collectivités locales alors qu’ils semblent les refuser à l’Union Européenne ? Quelle est la place de la mémoire dans la construction du souverain ? La mémoire n’est-elle qu’ une histoire commune ?

Et puis bien sûr toujours en substance, la question centrale : Qu’est-ce qu’être français aujourd’hui ? De fait, reconnaissons-le, nous ne savons pas apporter de réponse à cette question. Nous la sommes-nous posée d’ailleurs, ne préférons-nous pas l’esquiver ? Et pourtant dans le cadre de la Nation que pendant près de deux siècles nos pères ont construit, par leurs actions et leurs combats, les protections sociales et les instruments démocratiques dont le socialisme républicain fut toujours le premier, le plus ardent, le plus pugnace conquérant.

Dérive ou piste à suivre ?

Lundi 15 octobre 2007 | Publié dans Blablabla...

veltroni.jpgLa gauche italienne vient de récidiver et on la comprend. Pour la 2nd fois, elle a organisé hier des primaires en son sein pour désigner le futur responsable du nouveau parti de centre gauche baptisé « Parti démocrate » et qui découle de la fusion des Démocrates de Gauche (socialistes) et de la Marguerite (centre gauche)

Il y a deux ans, le 16 octobre 2005, la coalition « l’Unione » qui regroupait neuf formations allant du centre gauche aux communistes radicaux avait ainsi permis à 4.5 millions de ses sympathisants de choisir Romano Prodi. Une procédure innovante qui avait impressionné et dynamisé la campagne de ce dernier lui donnant ainsi les moyens de battre Sylvio Berlusconi.

Hier, ce sont quelques 3 millions de personnes de plus de 16 ans qui se sont déplacées dans les 11 000 endroits où un bureau de vote était ouvert entre 5 h 00 et 18 h 00. La seule contrainte était le versement d’un euro.

Il fallait à la fois choisir les 2 400 membres de l’assemblée constituante du nouveau parti et l’un des 5 candidats à sa direction.

C’est le grand favori, le très populaire maire de Rome, Walter Veltroni, qui a été élu avec 75 % des suffrages. Sa rivale la plus proche, l’actuelle ministre de la Politique familiale Rosy Bindi, a terminé très loin derrière lui, avec seulement 14,1% des voix.

A votre avis quelles leçons faut-il tirer de cette initiative ?