Archives mensuelles : septembre 2007

Quimper vu par l’Express

express.jpgC’était le sujet de beaucoup de conversations autour des halles samedi… Les quelques pages que l’Express consacre à Quimper sous le titre d’une originalité confondante « les secrets de la bourgeoisie ».

Tout y passe, les clichés les plus éculés, les images les plus convenues, les remarques les plus habituelles. On a le droit en vrac aux descriptions les plus scolaires «avec ses ruelles pavées où tout est invariablement joli », «fière cité médiévale confortablement nichée au cœur de la Cornouaille », « les jardins d’intimité plantés de camélias et de rhododendrons »…

Quant à « l’enquête » c’est un régal… Malou Ravy y est présentée comme une « figure de l’intelligentsia de gauche », Suzanne Doux va découvrir qu’elle donne « des dîners intimistes »…

En réalité, je n’ai guère rencontré samedi que Monsieur Hascoët, propriétaire de l’Aiglon qui appréciait en commerçant avisé la publicité que lui faisait le magazine…

Bref, si vous voulez découvrir votre ville comme elle n’existe pas, achetez l’Express au moins cela vous permettra de sourire pour débuter la semaine. Et effacera un instant les mauvaises nouvelles économiques que le gouvernement va annoncer demain.

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Lentement la réalité s’impose

ergue.jpgLa gauche gabéricoise organisait hier soir son banquet républicain à Ker Anna. J’ai évidemment répondu avec plaisir à son invitation.

Je sais que les 60.8 % recueillis par Ségolène le 6 mai et les 59.6 % rassemblés sur mon nom le 17 juin sont d’abord explicables par l’engagement de tous ces militants et par l’action de la municipalité qu’anime Jean-Pierre Huitric.

En début de soirée, en quelques mots, j’ai tenté de montrer combien le rideau de fumée entretenu par les médias autour de Sarkozy masquait la réalité. Ainsi l’été, tout paraissait possible : le paquet fiscal devait forcément créer un choc de confiance et donc de croissance, le pouvoir d’achat devait mécaniquement progresser avec la libéralisation des heures supplémentaires, l’immobilier devait nécessairement être stimulé par les déductions d’intérêts d’emprunts, les déficits publics se résorber rapidement à l’horizon 2010 et la compétitivité des entreprises miraculeusement s’améliorer à mesure des cadeaux fiscaux accordés à leurs dirigeants.

Et puis lentement la réalité présente la note : la croissance sera bien inférieure à 2 %, c’est établi pour l’année 2007, le pouvoir d’achat est devenu la 1ère préoccupation des Français et est amputé par les hausses de prix dans tous domaines, la crise financière et immobilière qui secoue les Etats-Unis tend, de manière implacable, à s’élargir au reste du monde et nous en avons déjà les premières traductions avec la réduction des crédits bancaires, les partenaires européens s’alarment –non sans raison- de nos déficits grandissants et le commerce extérieur atteint un niveau record : 30 milliards d’euros pour l’année 2007.

Voilà pourquoi Sarkozy s’agite, il veut tenter d’éviter que la réalité ne soit comprise par tous. Parce que derrière, inévitablement, se prépare un plan de rigueur.

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Fête de la République

img_4822.jpgFête de la République hier soir dans l’Orangerie de Lanniron. Probablement autour de 200 personnes avaient répondu à l’invitation que Bernard Poignant et moi avions lancée. Un moment œcuménique au service d’une grande idée définie par un mot devenu banal à force d’être utilisé à toutes les sauces.

Dans mon propos, j’ai insisté d’abord sur le fait Le mot n’est pas automatiquement synonyme de démocratie. L’Iran a beau être est une « République Islamique » et la Chine une « République Populaire »… et il est plus agréable de vivre dans la monarchie suédoise…

Ensuite, je suis revenu sur l’actualité de la nation face à la montée des intégrismes et des communautarismes. Certes pas à la nation belliqueuse et frileuse mais à une nation où l’on ne demande pas aux hommes et aux femmes d’où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble. Une nation qui serait une « communauté de rêves » pour reprendre le mot de Malraux.

Enfin, j’ai saluer la mémoire des deux quimpérois qui siégeaient à la convention en 1792 quand la monarchie fut abrogé. Tous deux siègèrent sur les bancs des Girondins et tous deux votèrent contre la mort du roi préférant la détention.

Je crois partager avec leur mémoire, le sentiment que la politique se fourvoie quand elle se mure dans l’incantation et refuse la responsabilité….

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Jeunesse…

an1.jpgLe parlement, ce matin à 4 h 30, a malheureusement fini par adopter le texte sur l’immigration. J’ai tenté de le suivre au maximum. A cette heure, seuls 43 parlementaires étaient encore sur les bancs.

En continuant à découvrir son fonctionnement, j’ai lu que l’âge moyen des députés qui y siègent dorénavant est de 55 ans et 2 mois et que 73 % des élus ont plus de 50 ans (dont 31,7 % de plus de 60 ans). Ils ne sont que 2 à avoir moins de 30 ans…

Certes, comme disait Jacques Binville, « les vieux se répètent, les jeunes n’ont rien à dire et l’ennui est réciproque » mais quand même comment ne pas se dire que si la jeunesse ne s’identifie pas au personnel politique, c’est peut-être à cause de l’image que l’Assemblée lui projette ?…

L’histoire montre pourtant que le Palais Bourdon a su accueillir en sein nombre de petits qui devinrent grands. St Just avait 25 ans quand il entra à la Convention, et en devint Président. Jean Jaurès avait 26 ans au moment de son premier mandat tout comme Pierre Mendès-France en 1932, ce qui faisait de lui le benjamin de la Chambre. Jean Marie Le Pen, plus jeune député de France en 1956, venait d’avoir 27 ans. Clémenceau avait lui 30 ans quand il fut élu député en 1870, François Mitterrand aussi en 1946. Et l’Abbé Pierre fit son entrée dans l’hémicycle en 1945, il avait alors 33 ans, l’âge du Christ !

Je souhaite à Olivier Dussopt, 28 ans et 10 mois à la date de son élection comme député de l’Ardèche et qui siège au groupe socialiste de suivre leur trace. Et aux autres d’aller boire un kir, breuvage labellisé par le chanoine éponyme, né en 1876, qui fut le doyen de toutes les républiques en siégeant jusqu’en 1967…

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Triste Hortefeux

hortefeux.jpgHier l’Assemblée a commencé à débattre, pour la quatrième fois en cinq ans, d’un projet de loi relatif à la maîtrise de l’immigration. Cette redondance prouve l’inefficacité de la politique de Nicolas Sarkozy.

Mais il est vrai que le contexte n’est pas favorable : stagnation du pouvoir d’achat, hausse de la dette publique, croissance en berne… Alors faut-il détourner l’attention ? A moins que cette frénésie législative ne relève de l’obsession, ou s’agit-il encore de remercier les électeurs du Front national ?

En tout cas, l’urgence apparaît d’autant moins nettement que de nombreux décrets de la dernière loi ne sont même pas encore publiés…

En écoutant hier le ministre Hortefeux, je ne le trouvais pas très convaincant dans sa tentation d’explication de l’étrange mission qui lui a été confiée. Lamentable dénomination que celle de ce ministère qui manifestement entend s’approprier, voire manipuler, les peurs, les inquiétudes, le malaise d’une partie de l’opinion face à un monde qui change très rapidement, face à la précarité et à la concurrence toujours plus rude entre individus et pays dans une course toujours plus exigeante à la rentabilité économique.

Comment ne pas ressentir de malaise devant le nom de son ministère. Jamais, sauf peut-être à une période limitée et peu glorieuse de notre histoire, on n’avait confié l’identité nationale aux bons soins d’une structure administrative…

Vendredi nous fêterons la République à Quimper. Nous y sommes pleinement. Et celle que le ministre décrivait hier n’était pas la mienne.

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