Aunotomie des facs (2)
Mardi 24 juillet 2007 | Publié dans Clash !
Sur le fond, nous considérons que ce texte n’est pas à la hauteur de l’ambition affichée par le Premier Ministre lui-même. Il ne fait qu’aborder un point tout à fait subalterne : l’autonomie des universités.
Parlant de ses intentions, François Fillon avait affirmé vouloir « s’engager à rebâtir l’université française en conduisant un jeune sur deux vers un diplôme de l’enseignement supérieur ». Comment ne pas l’approuver tant notre système est peu efficace, inégalitaire et inadapté ?
Malheureusement, le texte proposé ne parle quasiment pas des étudiants. Alors qu’il y a moins d’un an, un député UMP, aujourd’hui porte parole du gouvernement, avait rédigé un rapport sur la précarité de la condition étudiante, rien n’est fait pour la combattre. Chacun se désole que 90 000 étudiants quittent l’université sans diplôme et le texte ne parle que de l’organisation interne des établissements.
A quoi cela sert-il de renforcer les pouvoirs des présidents et des conseils d’administration si les moyens ne sont pas prévus pour tenter de modifier l’existant ? L’Etat est en fait le grand absent. N’est-il pas le garant de l’égalité des chances ?
Début aujourd’hui de la discussion du projet de loi « relatif aux libertés et responsabilités des universités » présenté par Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur. J’ai décidé de le suivre en séance d’un bout à l’autre. D’abord pour découvrir la totalité de la procédure et ensuite parce qu’en raison du sujet, je ne suis pas totalement ignorant des enjeux, ce qui devrait faciliter ma compréhension du processus législatif.
Pratibha Devisingh Patil, avocate de 72 ans, vient d’accéder au poste de Présidente de la République Indienne en totalisant 65, 82% du collège électoral constitué par les élus des parlements nationaux et régionaux. C’est la première femme à exercer cette fonction.
Les turcs votent aujourd’hui. Ces législatives anticipées devraient mettre un terme à la crise politique qui a éclaté en mai dernier quand le parti islamo-démocrate, au pouvoir depuis novembre 2002, l’AKP a présenté un candidat à l’élection présidentielle dont l’épouse porte le voile.