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- Lettre de janvier 2012
- La proposition de loi sur la violation du secret des affaires
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- Le projet de loi organique portant application de l’article 68 de la Constitution
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : mai 2007
Ne jamais oublier
Samedi dernier, j’ai assisté à la publication du palmarès du prix de la résistance et de la déportation et à la remise des prix aux lauréats. Cela se déroulait au Chapeau Rouge sous la responsabilité d’un homme que je respecte profondément Jean Olivier, le président honoraire du comité départemental du Concours.
Le thème proposé aux élèves était « le travail dans l’univers concentrationnaire nazi ». 16 établissements ont participé et 290 de leurs élèves ont composé. J’ai ainsi repéré parmi les lauréats certains venus du lycée Chaptal, d’autres du collège de la TA et du collège St Joseph à Fouesnant.
Je n’ai évidemment pas pu lire leurs travaux. J’imagine qu’ils ont su décrire l’un des piliers les plus tragiquement caractéristiques du système mis en place par l’Allemagne nazie et ce, dès la prise de pouvoir d’Hitler. En fait le sujet aurait aussi pu s’écrire « l’extermination par le travail dans les camps nazis ».
Observant les réactions des parents présents, le regard satisfait des professeurs qui accompagnaient les élèves, la fierté des anciens combattants qui remettaient les prix, je me souvenais de la phrase d’Edmond Michelet qui fut déporté à Dachau (et député élu à Quimper en 1967) « tu vas voir, tu vas pleurer, mais tu ne comprendras pas. Pour comprendre, il faut avoir été ici avec la mort ». Il avait sans doute raison mais avec ce concours, le souvenir ne disparaît pas.
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Primaires en Israël
100 000 membres du parti travailliste israëlien doivent participer à une élection primaire. Il s’agit de choisir le secrétaire général du parti, aujourd’hui principal allié de la formation centriste Kadima du premier ministre Olmert.
Il semble que le choix se fasse entre l’ancien Premier ministre Ehud Barak, ancien chef d’état-major, et Ami Ayalon, ancien commandant de la marine et chef du Shin Beth (service de sécurité intérieure).
J’ai longtemps été étonné par la présence massive de militaires parmi les candidats en Israël car un tel constat est valable pour le Likoud ou d’autres partis laïques. En fait, cette situation est liée au fait qu’Israël souffre comme beaucoup d’Etats nouveaux, de l’absence de grandes écoles, de grandes filières administratives et d’une haute administration de qualité. La filière partisane qui est dans ce pays garantie de médiocrité, reste la principale antichambre du pouvoir.
Aussi à l’exception de la filière militaire, les chances de personnalités brillantes, mais hors partis, de parvenir dans les cercles du pouvoir, sont pratiquement nulles. Inversement, l’appartenance à l’armée offre aux hauts gradés, surtout depuis les années 1960, une chance de parvenir aux sommets de la vie politique. Reste qu’une militarisation de la vie politique, 50 ans après la naissance de l’Etat demeure une difficulté.
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Dos au mur
C’est Sénèque qui disait « à force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse ». Peut-être… En tout cas plus prosaïquement, ce week-end, je suis contraint de mettre ma campagne législative en veilleuse. Il faut impérativement que je rende les notes des copies pour mardi !
Je me suis donc contenté de distribuer des tracts ce matin au marché du Braden (où compte tenu du temps très pluvieux, il y avait plus de militants politiques que de clients potentiels, mais les premiers sont aussi les seconds !). Et depuis 14 h, je corrige. A vue de nez, il m’en reste près de 80 à étudier. A raison de 7 copies par heure environ, je dois pouvoir faire face d’ici demain soir.
Le sujet ne m’éloigne guère de la politique puisque ayant déjà, dans les semaines précédentes, examiné les copies de Science politique de licence 3 d’AES et de droit constitutionnel de Licence 1 de droit, il ne me reste que celles de Droit Constitutionnel en licence 1 d’AES. Thèmes proposés : « le premier ministre de la Vème République » ou « les rapports entre le Président de la République et le Parlement depuis 1958 ». Deux sujets bâteaux compte tenu de l’actualité… On n’est pas obligé d’avoir tout le temps de l’imagination !
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Aung Sun Suu Kyi
M’évadant pour quelques minutes de mes copies, je recherche sur le net les évènements qui m’ont échappé ces derniers jours. Et je viens de lire qu’Aung San Suu Kyi venait de voir son isolement prolongé pour un an.
Depuis le 30 mai 2003, elle est assignée à résidence à Rangoun et vit dans un quasi-isolement. Des soldats armés postés derrière des barbelés détournent chaque visiteur à l’entrée de chacune des rues qui conduisent chez elle et le régime militaire maintient même sa ligne téléphonique coupée.
Elle doit ce régime insupportable à son combat pour la démocratie. Fille d’une diplomate birmane et d’un héros de l’indépendance nationale, Aung San Suu Kyi est le principal leader de l’opposition démocratique. Elle fonda, en 1988, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) influencée par les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King.
Son mouvement remporta les élections de 1989, ce qui lui vaudra la privation de sa liberté par la junte. Depuis, elle ne cesse de résister de manière non-violente et à pour cela reçu le Prix Nobel de la Paix en 1991.
« A tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, [je veux leur dire] que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle » avait dit Nicolas Sarkozy le soir de son élection salle Gaveau. Il a, avec Aung San Suu Kyi, l’occasion de le démontrer.
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Des halles à Briec
Distribution de tracts à 9 h ce matin autour des halles de Quimper, puis à 10 h 30, le même exercice devant la galerie commerciale de Kermoysan, puis à 12 h participation à une table ronde organisée dans le cadre du centenaire de la Fondation Massé Trévidy puis en fin d’après midi, Assemblée Générale de BAS Penn Ar Bed à Briec, dans les locaux du Bagad Briec.
Le cœur du débat de la table ronde portait sur la situation des jeunes. Confronté à des « grands témoins », nous étions 5 représentants des partis politiques : Michel Canevet pour l’UDF, Roger Le Goff pour l’UMP (Marcelle Ramonet s’était décommandée il y a deux jours) Daniel Le Bigot pour les Verts et Marie Pierre Kerebel (adjointe au maire de Morlaix) pour le PC.
Ce ne fut pas un débat facile. Non en raison de la complexité du sujet mais en raison du nombre d’intervenants et de sa durée (1 h 30). J’ai bâti mes réponses autour d’une idée centrale : un jeune n’est pas seulement un ancien enfant, ni un futur adulte. C’est l’âge de tous les possibles mais aussi de tous les dangers.
C’est Françoise Dolto qui décrivait l’adolescent comme le homard qui a perdu sa carapace : il est donc dans un état de fragilité absolue. Il faut donc l’aider à s’émanciper car c’est le cœur du défi de notre société.
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