J’ai écouté François Hollande hier soir sur TF1. Je l’ai entendu dire que le PS incarnait toute la gauche. Je viens de lire le dernier sondage de la SOFRES qui indique que selon sa projection, il n’y aurait demain que deux groupes parlementaires. D’où cette question : la France est-elle en route vers le bipartisme ?
Longtemps, la bipolarisation a pris la forme d’une opposition de deux alliances politiques et électorales. Et à l’intérieur de chacune d’elles, le rapport des forces entre les partenaires (PS et PCF, RPR et UDF) était équilibré. Mais progressivement, la domination d’un parti s’est installée au gré des consultations.
Cette progression du PS et du parti conservateur fut le produit de leur caractère présidentiel. Ces deux partis ont investis l’élection présidentielle pour la gagner. Partis dominants, ils ont été à la tête de tous les gouvernements depuis 1981. Et dans le système mixte de la Vème République, leur domination fut renforcée par leur capacité à constituer des groupes parlementaires importants dans les deux chambres.
Et il y a quelques semaines, le 22 avril, les électeurs ont donné 57 % des suffrages aux candidats du PS et de l’UMP. Cela n’était pas arrivé depuis 1974. Vote utile a-t-on dit. Va-t-on retrouver cela pour les législatives ? Trop tôt pour le dire mais à l’évidence, dorénavant présidentielle et législatives forment un ensemble à 4 tours.
A quand le scrutin majoritaire à un tour ?
François Hollande fait ce qu’il peut pour conduire le PS après la défaite de Ségolène Royal. C’est plus sur le terrain, en représentant et en défendant un territoire donné qu’un député, quel que soit sa couleur peut l’emporter. Il y a fatalement un découplage entre les présidentielles et les législatives. Dans les deux cas, l’électorat au final choisit entre deux personne celle qui lui semble être la plus compétente pour faire le job.
Pour ma part j’ai voté utile pour les présidentielles mais je ne voterai pas PS au premier tour des législatives. Le risque de 2002 n’existe pas pour les législatives et je voterai donc pour un(e) canditat(e) de gauche avec qui je serai le plus en accord.
Si la différence d’âge entre ces logos ne doit pas être un sujet de débats fondamentaux et ne doit pas déboucher sur un chantier prioritaire, elle doit cependant être considérée comme ce qu’elle est : un symptôme …
Dans plusieurs circonscriptions de notre Département, Ségolène est arrivée en tête au soir du 6 mai grâce suffrages des Bayrouistes.
C’est en particulier le cas sur la 7ème.
Il faudrait renvoyer l’ascenseur et favoriser l’élection de cerrtains membre du Modem afin que F. Bayrou dispose d’un groupe à l’assemblée.
Je crains une chambre toute bleue dévouée à l’UMP. L’existence d’un groupe du Centre critique au Gouvernement pourrait faire que ceux qui ont rejoint un peu vite le nouvelle majorité présidentielle s’interogent sur leur choix.
Il faut que le doute s’installe durablement aux marges de l’UMP si l’on veut faire savoir qu’une autre politique est possible.
Je dirais « il faut sauver le soldat Bayrou ! »
Je ne crois pas au bipartisme qui est un schéma trop simpliste pour « alimenter » en idées et en corrolaire favoriser les échanges que la bonne tenue des débats citoyens souhaités par notre ex candidate exisge.
Ceux qui ont participé au mouvement de 68 savent que Ségolène n’a rien inventé et qu’il a pris une réelle dimention, est « sorti » des campus grâce aux meetings improvisés animés par les troskistes, des situationnistes ou autres mao et dont D. Cohnbendit était l’un des plus brillants animateurs.
Une des spécificités de notre pays est la multiplicité des partis qui enrichit le débat politique et en corollaire l’existence de « vrais » militants sur lesquels en cas de besoin on peut s’appuyer et qui sont aussi là pour nous surveiller.
Le bipartisme c’est la mort du débat, la banalisation de la vie politique.