J’attendais avec impatience la diffusion de ce film sur Canal Plus. Je connaissais ses récompenses et avais entendu tellement de louanges. Et bien, j’avoue ne pas avoir compris cette unanimité.
Certes, avec une sensibilité peu commune, le réalisateur réussit à capter la naissance d’une passion fébrile et contrariée de deux cow-boys homosexuels dans l’Amérique puritaine et castratrice des années cinquante. Par son talent, plutôt que de s’enfermer dans des dialogues lourdement explicites, il réussit à en dire beaucoup plus grâce à de simples regards où à des silences pesants.
Bien sûr, le jeu des deux acteurs principaux, d’une sobriété et d’une justesse remarquable, touche. D’autant que le mélodrame est un genre cinématographique périlleux car il ne suffit pas d’une belle histoire, encore faut-il trouver le juste équilibre pour émouvoir le public sans nécessairement sortir l’artillerie lourde (violons dégoulinants et gros plans sur des visages en larme).
Mais dieu, que c’est long et prévisible ! Non seulement le scénario n’est guère original mais en plus aucun élément ne vient surprendre le fil de cette histoire d’amour impossible. Heureusement que l’on découvre les décors paradisiaques du Wyoming…
» Dieu que c’est long et prévisible … » mais que vient faire Dieu dans cette histoire ? Lui dont les papes n’ont toujours rien compris au préservatif !
JP
Les papes n’aiment pas les préservatifs parce qu’ils ne sont pas assez lubrifiés.