La désinvolture de Raffarin
Vendredi 26 janvier 2007 | Publié dans Clash !
Jean-Pierre Raffarin était hier à Quimper pour une réunion publique de soutien à Nicolas Sarkozy. Au passage, relevons le symbole que cela représente pour celui qui voudrait faire croire qu’il est le « candidat de la rupture »…
Il est revenu sur le transfert des personnels administratifs des lycées vers les régions en affirmant « les TOS ont voté la décentralisation » puisque 85 % d’entre eux ont choisi la fonction publique territoriale. A mes yeux, ce chiffre n’est pas un satisfecit de l’action gouvernementale de Raffarin mais un compliment pour les régions.
En effet, dès l’origine, nous nous étions élevés contre ce « délestage » décidé au cœur de l’été 2004 non pour accroître l’efficacité du service public mais pour alléger le budget de l’Etat. Nous avions alors affirmé que le gouvernement ne nous donnerait pas les moyens d’assumer nos nouvelles responsabilités nous contraignant à augmenter les impôts.
Et de fait, en Bretagne, pour les 1 700 agents qui ont choisi de rejoindre la fonction publique territoriale, l’insuffisance de compensation tourne autour de 6 millions d’euros ! Globalement d’ailleurs, les conséquences de la loi du 13 août 2004 pèsent 164 millions dans le budget 2007 d’un total de 981 millions et le manque est de 25 millions d’euros. Les faits ont donc confirmé nos craintes…
Au motif que l’Etat était défaillant, fallait-il accueillir les personnels dans les conditions indignes de leur mission ? Ce ne fut pas notre choix. Par la négociation avec les organisations syndicales et aussi grâce à la contribution financière des Bretons, nous sommes fiers d’avoir pu réaliser cette intégration.
Loin de l’agitation des médias parisiens tout à leur dépit de constater que Ségolène Royal conduit sa campagne comme elle le souhaite, j’ai animé hier soir à Pleuven, salle Lannurien, un second débat participatif sur le thème de l’environnement.
Marie-George Buffet tenait hier son premier grand meeting au Zénith. Le défi qu’elle a choisi de relever en se présentant n’est pas simple.
Je n’arrive pas à voir le bout de mes corrections de copies. L’examen de mon cours d’Institutions Politiques Comparées a eu lieu le 9 janvier dernier et j’ai jusqu’à jeudi prochain, après demain pour rendre les 300 devoirs dûment notés et annotés…