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Protection de l'identité - motion de rejet préalable - 29-02-12
- Lettre de mars 2012
- Un bilan de la législature
- La proposition de loi relative à la protection de l’identité
- La proposition de loi tendant à faciliter l’organisation des manifestations sportives et culturelles
Assemblée Nationale
Élus
PS
Sections socialistes
Archives mensuelles : janvier 2007
Un autre désir d’avenir
Marie-George Buffet tenait hier son premier grand meeting au Zénith. Le défi qu’elle a choisi de relever en se présentant n’est pas simple.
Le communisme n’est plus une alternative crédible à la démocratie libérale et au capitalisme. Il ne constitue plus non plus une pensée totalisante et envoûtante. Mais ancré dans la culture politique du pays, il continue d’attirer en tant qu’état d’esprit et envie de révolte.
Sur le plan électoral, sa situation est ambiguë. Il y a cinq ans, Robert Hue n’obtenait que 3.37 % (2.91 % dans le Finistère) mais les régionales lui ont donné de bonnes performances dans les endroits où il avait choisi de se présenter seul au 1er tour (Picardie, Auvergne, Aquitaine…). Ces progressions s’expliquaient par une capacité à mobiliser son électorat, renforcée par l’équation personnelle des têtes de liste.
Idéologiquement, les potentialités existent aussi. Le PCF a cherché à renouveler sa pensée en se rapprochant de la gauche altermondialiste (au Zénith, le sigle PCF avait disparu au profit d’un « rassemblement de la gauche populaire et antilibérale »). La greffe n’a visiblement pas totalement pris. D’abord parce que le logiciel traditionnel des communistes est assez éloigné des aspirations « mouvementistes » et ensuite parce que ces organisations se méfient de sa force militante structurée autour de ses quelques 10 000 élus.
Le pari est donc audacieux mais Marie-George Buffet n’est pas sans ressource.
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Mon Golgotha…
Je n’arrive pas à voir le bout de mes corrections de copies. L’examen de mon cours d’Institutions Politiques Comparées a eu lieu le 9 janvier dernier et j’ai jusqu’à jeudi prochain, après demain pour rendre les 300 devoirs dûment notés et annotés…
Avec une moyenne de 10/12 à l’heure (l’épreuve ne durait qu’une heure), je mets un soin vétilleux à écarter toute dimension subjective dans mon appréhension du travail de chacun. Mais la cause est perdue. Comment être objectif quand vous venez d’en lire 50 et que le volume du tas, à côté de vous, ne diminue pas…? De plus, et je ne cesse de le dire aux étudiants en début d’année : la partie la plus importante du devoir c’est l’introduction.
Elle doit être structurée et donner une impression d’unité voire d’élégance. Las, le défaut majeur des étudiants est de proposer une introduction au caractère passe partout, la grande majorité retenant le principe de l’entonnoir (partant de très loin pour resserrer progressivement sur le sujet).
Personnellement, je milite pour que dès la première phrase les étudiants cherchent à susciter l’intérêt, la curiosité du lecteur. C’est le premier contact qui permet à la copie de se singulariser. C’est elle qui montre l’intelligence de l’étudiant dans sa compréhension du sujet. Alors, de grâce, vous qui me lisez, abandonnez les entrées en matière aussi excitantes que : «Le sujet traite de … », «De tout temps, le thème de … », «Toujours d’actualité, ce sujet…».
Cela ne garantit rien mais évite d’agacer le correcteur…
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I’m in
Nouvelle preuve – si besoin en était – de l’influence de l’internet dans les campagnes électorales, Hillary Clinton a choisi de dévoiler ses ambitions présidentielles par le biais d’un vidéoclip diffusé, il y a deux jours, le 20 janvier sur son nouveau site web.
Quelques jours auparavant, c’est Barack Obama qui avait procédé de la même manière lançant aussi son nouveau site et indiquant qu’il créait un « comité exploratoire« .
Une telle démarche permet à un candidat éventuel de lever les fonds et mettre en place l’organisation de campagne nécessaire pour briguer la Maison-Blanche. Dans son message, le sénateur démocrate expliquait qu’il consacrera les prochaines semaines à une tournée des États-Unis au cours de laquelle il entend se mettre à l’écoute des électeurs. Il précisait ensuite qu’il dévoilerait ses projets le 10 février en Illinois. En d’autres mots, il devrait annoncer ce jour-là de façon officielle sa candidature à la présidence.
Le Parti démocrate compte déjà plusieurs candidats déclarés, dont John Edwards, ancien sénateur et ancien colistier de John Kerry en 2004, Tom Vilsack, ancien gouverneur de l’Iowa, et Joe Biden, sénateur du Delaware.
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Le Hulot d’y aller ?
Aujourd’hui, fin de l’insoutenable suspense : Hulot sera-t-il candidat ? Je confesse mon indifférence. Par contre, la place de l’environnement dans la campagne m’intéresse car ce n’est pas un thème nouveau.
Déjà en 1974, René Dumont tel le savant Philippulus que croise Tintin dans « l’Etoile Mystérieuse » annonçait tous les périls. Et depuis cette première, en dépit des accidents technologiques majeurs (Bhopal, Seveso, Tchnernobyl, Exxon Valdez…) l’environnement demeure un thème à éclipse. Une fois passée la crise, une fois oubliées les bonnes résolutions, revient l’ordinaire de la politique : sécurité publique, chômage, croissance, retraite…
Et je ne suis pas sûr que ce constat appartienne au passé. Les résultats du baromètre politique français du CEVIPOF sont instructifs. A la question « quel est le problème qui vous paraît le plus important aujourd’hui pour la France ? » 3 % des personnes citent l’environnement dans la première vague de mars dernier et 5 % dans la seconde de septembre. C’est ainsi le 9ème thème sur les 11 proposés.
Je n’y vois pourtant pas une absence d’intérêt mais le simple constat que, mis en concurrence avec d’autres enjeux, il ne résiste pas.
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Voeux au PS
Clohars Carnoët hier matin, Pont l’Abbé hier soir, Quimperlé ce matin, je réponds avec plaisir ce week-end aux invitations des responsables locaux du PS qui organisent des pots de bonne année. Les assemblées sont plus nombreuses que l’an dernier, ce qui est un bon signe.
Sans surprise par contre, je note la réactivité des militants aux « turbulences » selon le mot de Ségolène à TF1 hier soir, de la semaine passée. Ils sont hantés par le cuisant souvenir de 2002 et craignent que les difficultés de calage entre le parti et la candidate entravent la campagne.
Je ne suis personnellement pas inquiet. La politique n’est pas une science et ses lois sont rares. Dans chaque campagne, il y a toujours trois ou quatre moments de cristallisation. Et pour le moment, Ségolène Royal ne quitte pas son registre de référence : celui de l’incarnation et des valeurs, auquel il faut ajouter – c’est par contre un point commun avec Sarkozy – la promesse qu’elle semble incarner de réconcilier le pouvoir et la volonté politique.
En sus, même dans le dernier sondage de CSA où elle enregistre un léger tassement dans les catégories populaires, Ségolène continue à recueillir 54 % des voix des employés, et 53 % des voix des ouvriers. Ce qui, dans la période, me semble l’assurance la plus prometteuse.
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