Précarisation de l’empoi
Jeudi 19 octobre 2006 | Publié dans Clash !
L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) vient d’indiquer que 662 000 déclarations d’intention d’embauche en CNE ont été faites depuis août 2005, dont 52 000 en septembre.
Ainsi donc le contrat nouvelle embauche, grand frère du CPE, destiné aux entreprises de moins de 20 salariés et qui permet à l’employeur de se séparer d’un salarié à n’importe quel moment et sans justification pendant les deux premières années fait son trou. Il représenterait désormais 7,5 % du total des intentions d’embauche le mois dernier.
Le tertiaire est le secteur qui y a le plus recours. En termes régionaux, la Loire et la Bretagne sont les régions les plus rétives au dispositif.
Ces chiffres ne disent pas tout. Ainsi il serait intéressant de connaître l’effet de substitution des CNE par rapport aux CDD puisque les première études syndicales indiquent que nombre de CNE sont signés en substitution de CDD de moins de deux ans, ce qui est défavorable aux salariés et sans aucun effet sur l’emploi.
Reste que ce contrat est d’abord caractérisé par une profonde insécurité juridique. Aussi j’espère, comme député l’an prochain, pouvoir voter la loi qui abrogera ce dispositif comme le PS s’y est engagé. Ainsi nous referons du contrat de travail à durée indéterminée le socle du droit du travail dans notre pays.
Une bataille en cache une autre. Une fois le 1er débat terminé s’est ouverte la phase de son interprétation, rythmée par une seule question « qui a gagné ? ». Pour une fois, les indices semblent concordants.
Dès les premières minutes, il était clair que les rails existaient et que les trains ne risquaient pas de s’en écarter.
En ce jour de débat, DSK pouvait-il espérer un meilleur soutien que celui de Robert Badinter ?