Archive pour août 2006

Christophe Borgel

Vendredi 25 août 2006 | Publié dans Blablabla...

Borgel.jpgChristophe Borgel est un homme discret mais précieux. Militant de Seine St Denis, engagé auprès de DSK dans la campagne interne, il détient un trésor caché dans le fond de son cartable dont il ne se sépare jamais.

Connu des journalistes, il fut un temps président de l’UNEF, il ne recherche pas nécessairement leur compagnie. Pourtant, ils sont quelques uns qui aimeraient fouiller dans ledit cartable. Celui-ci renferme en effet, les fameuses 30 signatures qui permettront à Dominique Strauss-Kahn de proposer sa candidature aux votes des militants. Christophe précise d’ailleurs avec malice “les 30 premières…”.

Cette quête aux paraphes est l’un des sujets de discussion. Qui les aura ? L’unanimité se fait sur Laurent Fabius et sur Ségolène Royal. Personne ne doute plus maintenant de DSK. Evidemment si François Hollande le voulait, il les récupèrerait aisément. Sans doute comme Lionel Jospin, même si les “pointeurs” ne sont pas affirmatifs à tous coups. Quand à Jack Lang, personne ne semble y croire sérieusement.

Mais au final combien seront sur la ligne ? En dépit de la couverture du Monde de ce jour (dont le titre n’a qu’un rapport éloigné avec l’article), il parait difficile à croire que Ségolène Royal et François Hollande pourraient être tous les deux candidats. Alors, sans doute ne seront-ils plus que trois début octobre

Ma saga rochelaise (2)

Vendredi 25 août 2006 | Publié dans Blablabla...

decors.jpgIl pleut aujourd’hui sur La Rochelle. Un peu comme sur le PS, si l’on en croit les journaux. Mais ceux qui viennent ici régulièrement savent que les grosses perturbations annoncées n’arrivent jamais. Le ciel finit toujours pas s’éclaircir. 

Peut être est-ce la vertu première de cette université qui fête sa 14ème édition ? Elle apaise. L’été, les différences s’exacerbent, s’expriment. Et le week-end rochelais calme les choses grâce au rappel à l’ordre des militants.

Chacun sait, en effet, que les Français nous regardent. Ils attendent de nous une vision et non des divisions. Personne ne veut de crise, tous sont conscients que l’issue positive est dans l’affirmation d’un grand dessein collectif, non dans l’affichage de quelques destins personnels.

De fait, les discussions n’ont rien à voir avec l’an passé. A l’époque, le PS sortait meurtri du référendum et ses plaies suintaient. L’attitude des uns et des autres pendant la campagne avait provoqué des réactions épidermiques de reproche réciproque. Maintenant, les préférences pour le candidat ou la candidate ont beau être marquées, elles ne s’accompagnent pas de rejet.

Ouverture des travaux à 14 h.

Ma saga rochelaise (1)

Jeudi 24 août 2006 | Publié dans Blablabla...

EXT.jpgQuand un élu rencontre un autre élu, de quoi parlent-ils ? Et bien, pas des histoires internes du PS, en tout cas pas tout de suite !

Ce sont d’abord les contraintes entraînées par les transferts décidés par l’Etat dans le cadre de la décentralisation Raffarin qui occupent les esprits. Puis rapidement viennent les interrogations sur les finances des collectivités. Et enfin prudemment, c’est d’ailleurs rassurant, le futur choix de notre « candidat ou de notre candidate » selon l’expression désormais consacrée chez les socialistes…

Il est vrai que la presse est très discrète dans « l’espace Encan » qui accueille nos travaux. Rien à voir avec les 350 (!!!) demandes d’accréditation enregistrées pour demain, jour de l’ouverture de l’université proprement dit.

L’ambiance de ce séminaire de la FNESR est donc studieuse. Ainsi ce midi, j’ai déjeuné à la même table que le président de la région Auvergne, René Souchon, qu’une vice-présidente du conseil général du Cher, d’un maire de Haute Normandie ainsi que de Pierre Maille, président du conseil général du Finistère et de Patricia Adam, députée de Brest.

Et bien, les échanges sur la présidentielle ne sont venus qu’au moment du fromage et, les initiés apprécieront, à l’initiative de Pierre Maille. En face, René Souchon en pinçait pour Laurent Fabius, comme l’élue du Cher quand Patricia avait une préférence pour DSK. La joute fut naturellement courtoise mais j’avoue être resté sans voix devant l’enthousiasme de Pierre pour Ségolène. Lui bavard, moi muet, le climat est vraiment particulier cette année à La Rochelle.

Ce soir, dîner finistérien au restaurant « La marine», il paraît que la table est bonne !

 

Stéphane Rozès

Jeudi 24 août 2006 | Publié dans Blablabla...

SR.jpgRetrouvaille avec un copain de fac, Stéphane Rozès, directeur de l’institut de sondage CSA-Opinion. Evidemment l’échange porte sur la présidentielle pour laquelle il se garde de formuler le moindre pronostic. Ses enquêtes, pour le moment, lui permettent juste de dresser trois constats.

Tout d’abord, cette échéance est attendue. Contrairement à une idée reçue, les Français s’y intéressent. Ils sont convaincus qu’elle peut servir de déclencheur pour un réveil du pays qu’ils jugent aujourd’hui entravé et sans horizon.

Ensuite, le scrutin sera l’un des plus politiques de la Vème République. Les électeurs ont une idée très précise du candidat probable de la droite. Qu’ils lui soient farouchement hostiles ou qu’ils s’en déclarent des partisans enthousiastes, Nicolas Sarkozy ne laisse personne indifférent. 2007 pourrait donc s’apparenter à un référendum,  à l’instar de ce que fit Berlusconi en Italie qui faillit réussir gagner en polarisant la confrontation sur sa personne.

Enfin, il est convaincu de la position solide et durable de Ségolène Royal dans l’opinion. Pourtant, si cette dernière bat, en ce moment, le ministre de l’Intérieur dans ses enquêtes, alors que le total de la gauche est faible au 1er tour, c’est plus en raison d’un refus de Sarkozy que d’un désir de gauche.

Interrogé évidemment sur le PS, il a commencé par me dire – paradoxe pour un sondeur ! – son attachement au rôle des partis et donc sa prudence à l’égard de la démocratie d’opinion. Aussi notre automne le passionne car il espère y trouver la réponse à deux questions : les adhérents ressemblent-ils aux électeurs ou sont-ils plus exigeants dans la proposition politique ? Les facilités ou les esquives possibles dans les médias résisteront-elles au débat militant ?